MON CURRICULUM VITAE

MON CURRICULUM VITAE
Mr. KASEREKA MULIRAHERU
19, rue du Gouverneur
6040 Jumet (Charleroi).
Royaume de Belgique
TEL. 00.32.(0)71.37.44.74
GSM: 00.32.(0)486.03.18.97
Email: kas.muliraheru@swing.be
Blog:
http://kas1967.skyrock.com
http://kas-1967.hi5.com

Age: 42 ans
Sexe: Masculin
Etat civil: Marié, le 9/9/2006.
Situation sociale: Père d'une fille
Nationalité: Belge



ETUDES/FORMATIONS:

2003 - 2006: Grade de Licencié en Sciences de la Santé Publique, Option : Promotion de la Santé – Education pour la Santé avec distinction à l'Ecole de Santé Publique de l'Université Catholique de Louvain (UCL) - Bruxelles / Belgique. Titre du mémoire: « Représentations et perceptions des risques de santés liés aux piercings et tatouages chez les jeunes d'origine NANDE vivant en Belgique ».
2000 - 2003 : Grade d'Infirmier Gradué avec satisfaction à la Haute Ecole Charleroi – Europe, Institut d'Enseignement Supérieur Catholique (IESCA) Saint Joseph de Gilly - Charleroi / Belgique. Titre du TFE : « Difficultés rencontrées par le personnel soignant pendant l'alimentation des personnes âgées présentant des troubles de comportement en Maison de repos et de soins psycho gériatriques ».
1998 - 2000: Diplôme de Gradué en Administration et Gestion du Personnel avec grande distinction à l'Institut Communal d'Enseignement Technique (ICET) de Cuesmes - Mons / Belgique. Titre du TFE : « La formation de l'ICET et l'emploi : Cas des étudiants africains les cinq dernières années (1994 – 1999) ».
1993 - 1995: Diplôme d'Adjoint de Santé Diplômé d'Etat, Option : Infirmière à l'Ecole d'Etat d'Infirmiers de Fès / Maroc.
1981 - 1989: Diplôme d'Etat d'Etudes Secondaires, Humanités générale à orientation psycho – pédagogie générale (diplôme d'Etat Zaïrois), à l'Institut de Luofu, BP. 19 Kayna / Congo (RDC)

EXPERIENCES PROFESSIONNELLES:

Octobre 2007 à ce jour: Employé - Infirmier à l'Hôpital de Psychiatrie, Vincent Van Gogh, CHU de Charleroi. Rue de l'Hôpital, 55 – 6030 Marchiennes – Au – Pont. Tél. 071.92.11.11
2007: Membre du comité d'accompagnement et membre du jury chargé par le Recteur de procéder au mémoire de licence en sciences de la santé publique (promotion de la santé, éducation pour la santé) de Monsieur Tchedjou Nestor.
Septembre 2003 – Septembre 2007 : Employé – Infirmier gradué au Centre de Psycho - gériatrie puis à la Fondation pour la Psycho - gériatrie, sise Chaussée de Gand, 1140 – 1082 Bruxelles. Tél. 02.464.17.11.
Octobre 2003 – Octobre 2006 : Enseignant bénévole du cours de Swahili au près des jeunes « Bana b'eka » de l'Association culturelle Nande – KYAGHANDA de Belgique.
2002 – 2003: Délégué de classe et représentant des étudiants au sein du conseil de département des soins infirmiers à la Haute Ecole Charleroi – Europe, IESCA Saint Joseph de Gilly (Charleroi)
27 Mars 2000 – Septembre 2003: Employé – Aide Soignant au Centre de Psycho - gériatrie, sis Chaussée de Gand, 1140 – 1082 Bruxelles.
Décembre 1999 – Janvier 2000: Aide soignant dans la Maison de Repos « Villa Coloniale », sise 113 av. Van Beckeaer, 1170 Watermail – Boitfort (Bruxelles) et « Le Colvert », sise rue Chapelle Notre Dame, 1340 Mousty – Ottignies.
Juin 1998 – Janvier 1999: Infirmier stagiaire au Cabinet de médecine générale de Dr. Mourad Lakhdar Ghazal, sis 54 avenue El Fakharine, Bab El Khokha, Fès (Maroc). Tél. (05) 64.83.48.
Janvier – Février 1998: Infirmier stagiaire à la Polyclinique Moulay Idris al Azhar, sis Moulay El Kamel, Avenue Prince Héritier, Fès (Maroc). Tél. (05.65.16.04 – 65.13.02 ; Fax. 65.13.00.
1997 : Soigneur de l'Equipe de Volley ball, niveau excellent de Fès (Maroc).
Décembre 1996 : Infirmier Stagiaire au Centre de Léprologie de Casablanca – Hôpital Ain Chok (Maroc) + Rapport de stage titré : « Prendre en charge les malades lépreux dans une centre : Cas du Centre National de léprologie. Casablanca – Ain Chock ».
1996: Président de la « Commission Santé » de la Confédération des Elèves Etudiants Stagiaires Africains au Maroc « C.E.S.A.M », Section Fès (Maroc)
1996: Soigneur de l'Equipe 'WAFA' de Football (2e division) de Fès (Maroc).
1995-1997: Infirmier stagiaire au Cabinet de médecine générale de Dr. Jouahri Azeddine, sis Aouinet Al Hajaj, Bloc A(5), n°787 bis, Fès (Maroc).
Tél. B : 64.28.38 - D : 60.24.80
1989-1990: Enseignant à l'Ecole Primaire Kasando, BP 25 Kayna (Zaïre)
.

LANGUES

Français: Seconde langue, bien maîtrisée (lire, parler et écrire)
Swahili: Langue maternelle, bien maîtrisée (lire, parler et écrire)

LOISIRS:

Lecture, Rédaction.
Marche, voyage, tourisme.
Vélo, Voiture (permis de conduire, catégorie "B")


Fait à Charleroi, le 03/03/2009
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# Posté le mardi 08 juillet 2008 19:30
Modifié le lundi 13 avril 2009 23:48

Mon tavail de fin d'études de graduat en Adminitration et gestion du personnel

I.C.E.T.
INSTITUT COMMUNAL D'ENSEIGNEMENT TECHNIQUE
85, Rue de l'Auflette, 7210 CUESMES. Tél. & Fax : 065 / 35. 38. 13

LA FORMATION DE L'I.C.E.T. ET L'EMPLOI
CAS DES ETUDIANTS AFRICAINS DURANT LES CINQ DERNIERES ANNEES.


TRAVAIL DE FIN D'ETUDE DE KASEREKA MULIRAHERU
POUR L'OBTENTION DU DIPLOME DE GRADUAT EN
ADMINISTRATION ET GESTION DU PERSONNEL
1999-2000

DEDICACE
A celle qui a vu le jour avant moi.
Celle qui a toujours passé de la parole à l'action ;
Et courir des risques pour mon bonheur, ma réussite.
A toi ma s½ur MBAMBU KAHINDO.

REMERCIEMENT
Un grand merci à tous ceux, de près et de loin, m'ont soutenu moralement et matériellement pour réaliser ce travail. La liste serait longue pour les citer tous ; néanmoins, je me permet de ne citer que quelques figures représentatives :
- M. Jacques VIART(Direction de l'I.C.E.T.), M. Eddy BULUK et Mme FOURNEAU (Corps professoral de l'I.C.E.T.).
- M. Fabien PISCART (Comité subrégional de l'emploi et de la formation. Mons – La Louvière)
- M. Frédéric THULS(Forem : service relation entreprise)
- M. Daniel MAIRESSE(Direction générale des enseignements Mons – Borinage – Province de Hainaut)
- M. José HANSSSENS et Thérèse DE REYMAEKER(Maison internationale de Mons : Directeur et Assistante sociale)
- S½ur Véronique TURIOT(Eglise : Famille spirituelle)
- M. Augustin NUMBI LUMBALA(Promotion du mémoire)
- M. PALUKU MUKOKOMA(Frère et ami)

Encore une fois – Grand merci.

HYPOTHESE
<< La formation
des étudiants africains
à l'I.C.E.T. de Cuesmes
mène à l'emploi.>>

TABLE DE MATIERE

INTRODUCTION
PREMIERE PARTIE: L'APPROCHE THEORIQUE
TITRE PREMIER: LA FORMATION A L'I.C.E.T.
CHAP.1: GENERALITE SUR L'ENSEIGNEMENT: Structure de l'enseignement en Belgique.
1- Les réseaux de l'enseignement
2- Les niveaux dans l'enseignement
3- Les types d'enseignement

CHAP. 2 : TYPE D'ENSEIGNEMENT DISPENSE A L'I.C.E.T: L'enseignement de Promotion sociale.
1- L'organisation de l'enseignement de promotion sociale en Belgique
2- L'organisation de l'enseignement de promotion
sociale à l'I.C.E.T. de Cuesmes.

CHAP. 3 : GRADUATS EXISTANTS A L'I.C.E.T.
1- Administration et gestion du personnel
2- Assurance
3- Gestion immobilière
4- Marketing
5- Informatique programmeur

TITRE DEUX: L'EMPLOI APRES SA FORMATION.
CHAP. 1: L'EMPLOI, FINALITE DE LA FORMATION ?
1- Quelle formation pour quelle vie professionnelle?
2- Quelles sont les perspectives d'emploi?

CHAP. 2: LES TYPES D'EMPLOI : Pendant et après les études.
1- Le travail pendant les études(le travail d'étudiant)
2- Le travail après les études

DEUXIEME PARTIE : L'APPROCHE PRATIQUE
1- METHODOLOGIE DU TRAVAIL
2- POPULATION CIBLEE : Etudiants d'origine africaine
3- HYPOTHESE
4- QUESTIONNAIRE
5- ANALYSE DES RESULTATS

CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE
ANNEXE



INTRODUCTION

Voici, entre vos mains un travail qui couronne une formation de Graduat en ADMINISTRATION ET GESTION DU PERSONNEL (A.G.P.) à l'Institut Communal d'Enseignement Technique (I.C.E.T.) de Cuesmes, Ville de Mons en Belgique.
Le sujet que nous allons développer s'intitule : "La formation de l'I.C.E.T. et l'emploi, cas des étudiants africains durant les cinq dernières années".

Nous nous intéresserons à la formation donnée à l'I.C.E.T. et sa finalité pour les étudiants d'origine étrangère et en particulier d'origine africaine.
Car durant ces cinq dernières années : 1994-1995, 1995-1996, 1996-1997, 1997-1998 et 1998-1999 ; l'I.C.E.T. a vu défiler un nombre assez considérable d'africains embrassés ses diverses sections importantes, telle : Administration et gestion du personnel, Assurance, Marketing, et Informatique programmeur.

Avant que nous nous posions un certain nombre de questions sur la formation en général et en particulier la formation de l'I.C.E.T. et l'emploi, nous allons essayer de donner quelques éléments de définition de notre sujet.

Le sujet qui est "La formation de l'I.C.E.T et l'emploi, cas des étudiants africains durant les cinq dernières années" renferme deux points clés qui sont d'une part " la formation", et d'autre part "l'emploi".

Selon Le Petit Larousse 1997, la formation signifie premièrement l'action de former quelqu'un intellectuellement (l'instruction) ou moralement (l'éducation) ; deuxièmement la formation est l'ensemble des connaissances dans un domaine déterminé.
Par ailleurs, l'emploi signifie, d'après Le Petit Larousse 1997, une occupation (un travail ou une fonction) confiée à une personne. Et sur le plan économique (d'après le dictionnaire économique de Douglas GREENWALD, 3e édition ECONOMICA, Paris 1987), l'emploi est le fait d'être employé.
Par ailleurs, la conception du Ministère du travail des Etats-Unis est la suivante : Toute personne qui travaille en vue d'une rémunération ou d'un profit ou celle qui travaille quinze heures ou plus sans rémunération dans les entreprises familiales ou dans les exploitations agricoles est en possession d'un emploi.



Ces éléments de définition nous amènent à poser la problématique principale de notre sujet, à savoir si "la formation des étudiants africains à l'I.C.E.T. de Cuesmes mène à l'emploi".
En dehors de cette problématique, il y a lieu à se poser bon nombre de questions en rapport avec la formation en général et celle dispensée à l'I.C.E.T en particulier ; à savoir : Pourquoi la formation de promotion sociale en Belgique ? Quelle est la finalité de cette formation ? Pourquoi le choix de telle ou telle section ? ... Et l'emploi. Est-il possible de travailler pendant les études? Comment trouver un travail après ses études ? Et les étudiants africains ayant obtenu leur diplôme de l'I.C.E.T. arrivent-ils facilement à décrocher un emploi en rapport avec leur formation sur le territoire belge ? Bien sûr ces questions trouveront leur réponse soit dans la partie théorique, soit dans la partie pratique de notre travail.

Le choix de notre sujet : "La formation de l'I.C.E.T., cas des étudiants africains durant les cinq dernières années " dans notre formation en ADMINISTRATION ET GESTION DU PERSONNEL se justifie par trois éléments qui sont les suivants :
Primo, l'I.C.E.T. est à l'échelle nationale une institution de promotion sociale avec un objectif principal la formation des techniciens entre autres en A.G.P., en Assurance, en Marketing, et en Informatique programmeur. L'I.C.E.T. donne à l'étudiant un bagage intellectuel très capital lui permettant d'être opérationnel après sa formation.
Secundo, après sa formation à l'I.C.E.T., l'étudiant est appelé par rapport au bagage acquis à trouver un emploi dans le domaine choisi.
Tertio, notre sujet cadre avec notre section qui est l'A.G.P. par le simple fait que l'I.C.E.T. assure la formation, l'administration et la gestion des étudiants africains.

Vu le nombre peu considérable des étudiants africains qui ont fait l'A.G.P. durant les cinq dernières années ; nous nous sommes trouvées dans l'obligation de limiter notre travail aux quatre sections principales de l'I.C.E.T. (Administration et gestion du personnel, assurance, Marketing et Informatique programmeur) afin d'avoir un nombre assez représentatif des étudiants africains ayant fini à l'I.C.E.T. et séjournant encore sur le territoire belge quelque soit leur statut (étudiant, candidat réfugié, réfugié reconnu par l'ONU, immigré ou naturalisé).




Par rapport à ce qui vient d'être dit précédemment, notre travail va se focaliser sur la démarche suivante : Nous aurons une approche théorique dans laquelle nous développerons deux titres principaux qui sont : "La formation à l'I.C.E.T." au titre premier et " L'Emploi après la formation" au titre deux.

La deuxième partie du travail renferme quant à elle, l'approche pratique qui nous permettra bien sûr à répondre à la problématique posée et certes aux questions que nous avons poser dans notre questionnaire au près de notre population ciblée : les étudiants d'origine africaine.


PREMIERE PARTIE :
L'APPROCHE THEORIQUE


TITRE PREMIERE :
LA FORMATION A L'I.C.E.T.


" Et ce que tu as entendu de moi
en présence de beaucoup de témoins,
confies - le à des hommes fidèles,
qui soient capables de l'enseigner
aussi à d'autres".
La Bible (2 Timothée 2.2)



CHAPITRE PREMIER


GENERALITE SUR L'ENSEIGNEMENT :
Structure de l'enseignement en Belgique


La Belgique est un Etat fédéral qui se compose des trois communautés : communauté flamande, communauté française, et la communauté germanophone ; et trois régions : Région flamande, Région Bruxelles-Capitales et la Région wallonne.

Depuis que la Belgique est passée d'un Etat unitaire à un Etat fédéral le cadre constitutionnel belge est devenu complexe en matière des compétences.

Pour comprendre le système belge ; il convient de distinguer trois niveaux de pouvoirs : l'Etat fédéral, la Communauté et la Région.

L'Etat fédéral : est compétent pour les matières dans lesquelles il est indispensable d'assurer une convergence et/ou une solidarité entre les différentes entités : la politique monétaire, l'union économique , les relations extérieures, la défense nationale, la justice, la sécurité sociale et les principaux prélèvements fiscaux.

La Région: (un concept territorial classique) a avant tout des compétences de types économique (économie, énergie, emploi) ou directement reliées à l'occupation du sol (aménagement du territoire, travaux publics, transport, environnement , agriculture).

La Communauté : (un concept basé sur les personnes et ne s'exerçant pas nécessairement sur le territoire exclusif) ; ses compétences principalement aux matières touchant à la vie sociale et culturelle : enseignement, formation, culture, média(presse ou audiovisuel), mais aussi aux matières touchant aux relations humaines et impliquant l'usage de la langue, notamment dans les relations entre les personnes et les pouvoirs publics : prévention sanitaire, famille, protection de la jeunesse, aide sociale, handicapés, etc.



Les compétences d'enseignement que détenait l'Etat fédéral ont été transférées aux Communautés et accessoirement aux Régions.

L'enseignement en Belgique, au niveau des Communautés, est organisé en différents réseaux, différents niveaux et différents types que nous allons essayer de voir d'une manière sommaire.

1- Les réseaux de l'enseignement

Dans chaque Communauté , l'enseignement est organisé en trois réseaux:
Le réseau officiel, le réseau officiel neutre subventionné et le réseau libre subventionné.

1-1: Réseau officiel : il s'agit de l'enseignement de la Communauté. Par exemple les Hautes Ecoles de la Communauté française.

1-2: Réseau officiel neutre subventionné :
Pourquoi "neutre» ? Par ce que trois quarts des membres du personnel sont diplômés des réseaux officiels.
Ce réseau est subventionné par la Communauté : traitement, fonctionnement, équipement, etc.
Et il renferme l'enseignement provincial et l'enseignement communal.
Il est à noter que le réseau officiel et le réseau officiel neutre subventionné forment l'enseignement public en Belgique.

1-3: Réseau libre subventionné : présente l'enseignement confessionnel et l'enseignement libre non confessionnel. L'enseignement confessionnel est essentiellement catholique. A cela, il faut rajouter les établissements protestants et juifs.
Ce réseau forme l'enseignement privé en Belgique.

2- Les niveaux dans l'enseignement

L'enseignement en Belgique est organisé en quatre niveaux : le niveau préscolaire, le niveau primaire, le niveau secondaire et le niveau supérieur.

2-1: L'enseignement préscolaire ou maternel : est destiné aux enfants de deux ans et demi à six ans.

2-2: L'enseignement primaire : est destiné aux enfants de six ans à douze ans.
Ces deux niveaux (préscolaire et primaire) constituent l'enseignement fondamental en Belgique.
2-3: L'enseignement secondaire : est destiné aux jeunes de douze à dix-huit ans et plus.
Ce niveau comprend trois degrés de deux ans :
Le degré d'observation : 1ère et 2e année
Le degré d'orientation : 3e et 4e année
Le degré de détermination : 5e et 6e année

De 6 à 18 ans, la scolarité est obligatoire ; c'est à dire l'enseignement primaire et l'enseignement secondaire.

2-4: L'enseignement supérieur : est destiné aux étudiants de plus aux moins dix-huit ans à vingt cinq ans ou davantage.

En parallèle à ces quatre niveaux, sont organisés également :
- Un enseignement spécial (destiné aux handicapés) : maternel, primaire et secondaire.
- Un enseignement artistique s'orientant vers la pratique des beaux-arts et organisé au niveau secondaire et supérieur.
- Un enseignement de promotion sociale destiné aux adultes qui ont quitté le système scolaire et qui éprouvent le besoin d'acquérir des nouvelles qualifications ou d'actualiser leurs compétences mais aussi d'obtenir une qualification qu'ils n'ont pas atteint pendant leur scolarité. Il est organisé au niveau secondaire et supérieur.

Actuellement et selon la loi du 7-7-1970 et du 15-7-1985 concernant l'enseignement supérieur maritime, l'enseignement supérieur comprend :
- L'enseignement universitaire
- L'enseignement non universitaire.

L'enseignement non universitaire concerne les huit(8) catégories d'enseignement supérieur données en dehors des universités : l'enseignement supérieur agricole, artistique, économique, maritime, paramédical, pédagogique, social, et l'enseignement supérieur technique.

L'enseignement supérieur non universitaire cherche avant tout à former les cadres compétents et efficaces dans l'exercice de leur discipline professionnelle. La formation est plus appliquée et centrée sur une profession ou sur un secteur professionnel particulier alors que l'enseignement universitaire vise davantage la formation conceptuelle, abstraite, fondamentale.
Dans chacune de ces 8 catégories d'enseignement supérieur citées précédemment, l'enseignement peut être dispensé sous forme d'enseignement de type court et d'enseignement de type long.

3- Les types d'enseignement.

L'enseignement supérieur est organisé en type, soit court, soit long.

3-1: L'enseignement de type long
L'enseignement de type long est une filière à caractère et à niveau universitaire et se compose de deux cycles de 2 ans au moins et 3 ans au plus et comprend 4 années d'études au moins.

Cet enseignement supérieur de type long et de niveau universitaire se propose d'atteindre l'abstraction par l'aspect concret des choses et donne une formation scientifique et technologique axée plus directement sur les applications pratiques. Il assure la formation des cadres de haute technicité pour des tâches de transposition et de réalisation à la recherche appliquée à court terme.

L'enseignement universitaire est toujours de type long et organisé en 3 cycles : 1er cycle de 2 à 3 ans, le 2e cycle de 2 à 4 ans et le 3e cycle.

3-2: L'enseignement de type court
L'enseignement de type court comprend un cycle de 3 années d'étude et 4 années au plus (par exemple dans le paramédical et l'artistique). Cette filière est organisée par les Hautes Ecoles (un regroupement de 130 instituts supérieurs en une trentaine d'unité depuis septembre 1996 suite à une réorganisation importante de l'enseignement supérieur) qui assurent la formation continuée et des services à la collectivité (collaboration avec le monde éducatif, social, économique et culturel) et organisent la recherche appliquée.

L'enseignement supérieur de type court forme des cadres moyens qui sont chargés d'assurer et de diriger les tâches d'exécution à fort contenu scientifique et technique et est destiné à ceux qui, dans ces tâches, désirent dépasser le type de formation acquise dans l'enseignement secondaire. La formation est en contact étroit avec le concret et immédiatement centrée sur la profession. C'est pourquoi de nombreuses périodes de stages sont prévues. Elles sont réparties, soit sur les 3 ans d'une façon progressive (la moitié de l'horaire), soit sur la dernière année du cycle.
A tous les niveaux d'enseignement coexistent : l'enseignement public et l'enseignement privé (confessionnel ou non confessionnel).

L'enseignement secondaire et l'enseignement supérieur sont organisés en plein exercice (enseignement ordinaire du jour), à horaire réduit et en promotion sociale.



CHAPITRE DEUX


LE TYPE D'ENSEIGNEMENT DISPENSE A L'I.C.E.T :
L'enseignement de promotion sociale.


La Communauté, dans ses compétences en matière de l'enseignement, fixe une structure générale de chaque type d'enseignement. Néanmoins, chaque établissement possède une structure particulière par rapport au réseau et en ce qui concerne son enseignement. Raison pour laquelle, nous allons présenter d'abord l'organisation de l'enseignement de promotion sociale en Belgique avant de parler de l'organisation de l'enseignement de promotion sociale de l'I.C.E.T. de Cuesmes.

1- Organisation de l'enseignement de promotion sociale en Belgique.

Depuis le 16 juillet 1970, l'enseignement des cours du soir et du dimanche est désigné sous la dénomination "Enseignement de Promotion Sociale "

Le 16 avril 1991, le conseil de la Communauté Française adoptait les décrets organisant l'enseignement de promotion sociale et modifiant la loi du 29 Mai 1959 en ce qui le concerne.

Les deux décrets conférant à l'enseignement de promotion sociale un cadre légal propre ainsi qu'une réelle spécificité de structures, d'organisation et d'orientations.

Le succès croissant de cet enseignement s'inscrit dans le cadre du développement de la formation continuée qui nécessitait de telles dispositions pour lui permettre de mieux répondre aux besoins actuels en matière de formation pour adultes.

Les décrets vont dans le sens suivant : ils annoncent une plus grande flexibilité d'organisation, la mise en place d'un système modulaire de formation capitalisable, la collaboration d'expert ainsi que la prise en compte des acquis professionnels des étudiants. Ils ouvrent aussi la possibilité de conclure des conventions de collaboration avec d'autres partenaires pour favoriser l'insertion sociale, professionnelle et scolaire des étudiants. Enfin, ils permettent d'octroyer, à certaines conditions, des certificats correspondant à ceux délivrés par l'enseignement de plein exercices.
Les applications des décrets dépendront dans une large mesure, de la volonté politique d'investir dans l'enseignement pour adultes et du dynamisme responsable de tous les membres des communautés éducatives de l'enseignement de promotion sociale.

1-1: Pourquoi l'enseignement de promotion sociale ?
C'est par rapport aux avantages aussi nombreux qu'offre la formation en promotion sociale :
- L'enseignement de promotion sociale répond à un besoin d'initiation, de rattrapage, de recyclage, de qualification, de reconversion et de spécialisation.
- C'est un enseignement où chacun peut trouver une possibilité d'acquérir des qualifications dans un domaine qui le passionne et qui soit susceptible de lui permettre de trouver un emploi.

- Il est la voie de deuxième chance : Il permet une reconversion ou une réorientation même aux personnes déjà engagées dans la vie active ; il permet également d'obtenir d'autre ou de meilleures qualifications.

- Il présente la deuxième chance également pour les jeunes qui ont épuisé leurs possibilités dans l'enseignement supérieur suite au décret " bisseurs - trisseurs".
- Il offre de nombreuses possibilités de formation souvent plus spécialisées que dans l'enseignement de plein exercice et dont le contenu est davantage ciblé sur la matière enseignée.
- IL ne nécessite pas souvent de formation ou de diplôme préalable.
- Les droits d'inscription sont peu élevés, voire inexistants dans certains cas, et que c'est par conséquent un enseignement abordable par tous, y compris par les personnes sans emploi, les minimexés et les chômeurs.

En résumé ; l'enseignement de promotion sociale consiste à :
- Mettre, remettre ou maintenir sur le marché de l'emploi des personnes disposant des capacités humaines et professionnelles requises dans la société d'aujourd'hui. Par une formation adaptée à leurs besoins et aux évolutions des sciences et des techniques, leur permettre de valoriser leur acquis dans l'apprentissage, le recyclage ou le perfectionnement.
- Ouvrir de nouvelles orientations ou augmenter la polyvalence professionnelle.
Avec toutes ces possibilités ; les étudiants de promotion sociale peuvent appartenir à des publics différents :
- Des personnes qualifiées qui ressentent le besoin de continuer une formation.
- Les demandeurs d'emploi qui souhaitent (ré)trouver un travail ou maintenir leur qualification.
- Les étudiants du plein exercice qui désirent acquérir les pré - requis d'une formation.
- Les travailleurs dont la qualification est insuffisante.
- Les personnes qui veulent obtenir comme loisir un "savoir "sans pour autant rechercher une utilisation professionnelle.

1-2: Organisation et caractéristique :
L'enseignement de promotion sociale vise à contribuer à l'épanouissement individuel en favorisant une meilleure insertion professionnelle, sociale, culturelle ou scolaire.
Il répond également aux demandes en formation émanant des entreprises, des administrations et, d'une manière générale, des milieux socio-économiques et culturels.

L'enseignement de promotion sociale comporte 2 régimes :
Le régime 1 organisé par le décret du 16 avril 1991 et le régime 2 reste régi, à titre transitoire, par les lois sur l'enseignement technique coordonnées le 30 avril 1957 et les arrêtés pris en exécution de ces lois.

L'enseignement supérieur de promotion sociale relève également de la loi du 7 juillet 1970 relative à l'enseignement supérieur.

Progressivement, les formations de régime 2 disparaîtront en faveur du régime 1.

1-3: Structure et niveau d'étude :
Régime 1 :
L'enseignement de promotion sociale organise des sections aux degrés inférieur et supérieur de l'enseignement secondaire et au niveau de l'enseignement supérieur de type court et de type long.

Chaque section est composée d'une ou plusieurs unités de formation qui peuvent être organisées isolément.
Ces unités de formation sont sanctionnées par des attestations de réussite capitalisées en vue de l'obtention d'un titre.
A côté des titres spécifiques à l'enseignement de promotion sociale, il existe des titres correspondant à ceux délivrés par l'enseignement de plein exercice.
Parmi ces titres on retrouve notamment :
- Le certificat d'enseignement secondaire inférieur(C.E.S.I.)
- Le certificat d'enseignement secondaire supérieur(C.E.S.S.)
En outre, le régime 1 prévoit la délivrance du certificat d'aptitude pédagogique(C.A.P.)

Régime 2 :
L'enseignement de promotion sociale de régime 2 comporte deux types de formation : longues et courtes.
Les formations longues comportent au minimum une année d'études et conduisent à la délivrance d'un diplôme (cours technique secondaire et enseignement supérieur ou d'un brevet(cours professionnels)

Les formations courtes peuvent être autonomes ou détachées d'une formation longue. Elles donnent droit à une attestation de réussite. Certaines attestations sont capitalisables et cumulées, elles peuvent permettre l'obtention d'un diplôme ou un brevet correspondant à une formation longue.
La formation est organisée en ce qui concerne l'enseignement secondaire et supérieur

Progressivement, les formations de régime 2 disparaîtront en faveur du régime 1.

1-4: Catégories de formation en promotion sociale.
L'enseignement supérieur de promotion sociale de type court et de type long peut être organisé dans les catégories suivantes :
- L'enseignement supérieur technique ; c'est le cas de l'I.C.E.T.
- L'enseignement supérieur économique.
- L'enseignement supérieur agricole.
- L'enseignement supérieur paramédical.
- L'enseignement supérieur social.
- L'enseignement supérieur pédagogique.
- L'enseignement supérieur maritime.


2- Organisation de l'enseignement de promotion sociale
à l'I.C.E.T. de CUESMES

2-1: Historique de l'I.C.E.T.
L'I.C.E.T. est, dès son existence, une entreprise publique, c'est à dire, il dépend de l'Etat. Il fait partie du réseau d'enseignement subventionné officiel, organisé et soumis à l'autorité du Conseil Communal et de son Collège des Bourgmestre et Echevins de la Ville de Mons.

Cette année académique (1999-2000) a été marquée par l'augmentation du nombre des membres du corps administratif suite au nombre élevé de sa population estudiantine. La population est comptée par année civile. Et le staff administratif est déterminé par la population de 2 ans en arrière. Par exemple celui de 2000 sera déterminé à partir de la population de 1998.

C'est ainsi qu'actuellement, son organisation administrative se présente de la manière suivante : le Directeur est entouré de deux sous directeurs, d'un secrétaire de direction, d'un économe, de deux éducateurs et d'un commis ou rédacteur.

2-2: Organisation de l'enseignement de l'I.C.E.T

A part le corps administratif, l'I.C.E.T. possède un corps professoral pour enseigner.

A l'aide de ses professeurs compétents et spécialisés ainsi qu'un matériel de pointe à sa disposition, l'I.C.E.T. offre : un enseignement supérieur de type court (E.S.T.C.), un enseignement secondaire et des unités de formation courtes de haute qualité.
Ces enseignements sont présentés, soit en Régime 1(par unités capitalisables ou cumulables), soit en Régime 2 (année par année).

En enseignement supérieur de type court nous trouvons :
- Une formation en assurance qui s'étale sur trois ans et se donne en cours d'après midi ou en cours du soir.
- Une formation en informatique programmeur qui dure trois ans et se donne en cours du matin en 1ère année et en cours d'après midi ou en cours du soir en 1ère, en 2e et en 3e année.
- Une formation en gestion immobilière qui se déroule en trois ans et se donne uniquement en cours du soir.
Ces trois formations sont soumises au Régime 1.
- Une formation en Marketing qui dure 2 ans et qui se donne en cours d'après midi ou en cours du soir.
- Une formation en gestion du personnel qui dure 2 ans et qui se donne en cours du matin, en cours d'après midi ou en cours du soir.
Ces deux formations sont soumises au Régime 2.
Toutes ces cinq formations sont sanctionnées par un diplôme de graduat.

Après le niveau de graduat, l'I.C.E.T. ouvre ses portes à une formation en Marketing non marchand d'une durée de deux ans pour obtenir un diplôme de Post – Graduat.

En enseignement secondaire, l'I.C.E.T. offre trois sections artistiques :
- Une formation en Sérigraphie (procédé d'impression sur divers supports à l'aide d'un écran ou trame de soie dont on laisse libres les mailles correspondant à l'image à imprimer) qui dure 2 ans et couronnée par un certificat professionnel secondaire inférieur (C.P.S.I.).
- Une formation en photographie avec accès à la profession qui dure 2 ans et sanctionner par un certificat professionnel secondaire inférieur.
- Une formation en électricité et électronique industrielle qui dure 3 ans et se donne en cours du soir, est sanctionnée par un certificat technique secondaire supérieur.
Toutes ses trois formations sont soumises au Régime 2.

Concernant les unités de formation courtes ; l'I.C.E.T. possède :
- Une formation en habillement (coupe – couture ) par différents modules. Et il possède 5 sites d'enseignement : A Cuesmes les cours se donnent en cours d'après midi ou en cours du soir ; à Obourg les cours se donnent en cours du matin et en cours du soir ; à Havré les cours se donne le matin ; à Ghlin matin et après midi ; et à Flénu matin , après midi et soir.
- Une formation d'apprentissage des langues : 4 langues sont enseignées ; le néerlandais, l'anglais, l'italien et l'espagnole. Ces langues sont apprises en trois niveaux (élémentaire, moyen et supérieur) et soit en formation rapide, soit en formation lente et en horaire différent.
- Une formation en gestion informatique : Traitement de texte, tableur, gestion de base des données et Internet.
Toutes ces formations sont sanctionnées par un certificat ou attestation de réussite.


CHAPITRE TROIS


LES GRADUATS EXISTANTS A L'I.C.E.T.


L'Institut Communal d'Enseignement Technique (I.C.E.T.) de Cuesmes possède cinq sections qui sont couronnées chacune d'un diplôme de graduat. Ces sections sont les suivantes : Administration et gestion du personnel, Assurance, Gestion immobilière, Marketing et Informatique programmeur. Nous nous limiterons à parler de la durée de formation et des cours dispensés dans chaque graduat


1- Administration et gestion du personnel

Les cours dispensés à l'I.C.E.T. pour l'obtention du graduat en Administration et gestion du personnel sont étalés sur deux ans, de la
manière suivante :

Cours 1ère année 2e année
Droit de travail *
Organisation et contrôle des travaux administratifs *
Informatique * *
Technique de communication *
Etude des principes fondamentaux de gestion *
Gestion du personnel *
Psychologie sociale et sociologie de l'entreprise *
Psychologie du commandement *
Séminaire de communication et dynamique de groupe *
Fiscalité *
Technique de recensement et formation du personnel *
Sécurité et hygiène du travail *
Etude et rencontre des cas concrets *
NB: L'astérisque (*) indique l'année pendant laquelle le cours est enseigné.

2- Assurance

La durée de formation pour le graduat en assurances est de deux ans avant l'année académique 1999-2000. Actuellement, elle dure 3 ans.
Les cours dispensés sont les suivants :
Cours 1ère année 2e année
Comptabilité *
Informatique appliquée aux assurances *
Initiation à la statistique descriptive * *
Droit civil *
Droit commercial *
Droit des assurances *
Fiscalité *
Négociation de la vente *
Assurance RC *
Assurance incendie *
Assurance vie *
Assurance accident travail *
Assurances individuelles *
Organisation générale assurances *
Techniques générales assurances *
Assurances techniques *
Assurances sociales *
Assurances transports *
NB: L'astérisque (*) indique l'année pendant laquelle le cours est enseigné.

3- Gestion immobilière

Les cours de graduat en gestion immobilière qui préparent l'étudiant à devenir "Agent ou Expert immobilier" sont repartis en trois niveaux, de la manière suivante :
Cours Niveau 1 Niveau 2 Niveau 3
Droit civil *
Economie appliquée à l'immobilier *
Elément de droit fiscal *
Cadastre, aménagement du territoire, droit immobilier *
Complément de droit immobilier *

Technologie, métrés, Science de la lettre *
Gestion foncière *
Droit administratif, judiciaire et pénal *

Fiscalité appliquée à l'immobilier *
Droit commercial et social *
Laboratoire immobilier *
Expertise immobilière *
Epreuve intégrée *
NB: L'astérisque (*) indique l'année pendant laquelle le cours est enseigné.



4- Marketing

Les cours dispensés pour l'obtention du graduat en Marketing sont étalés sur deux ans de la manière suivante :

Cours 1ère année 2e année
Etude des principes fondamentaux de gestion *
Initiation à la statistique descriptive *
Informatique *
Informatique appliquée au marketing *
Etude des marchés *
Technique de communication *
Marketing * *
Les canaux marketing *
Statistique, mathématique et probabilités *
Négociation de la vente *
Marketing international *
Rencontre des cas concrets *
NB: L'astérisque (*) indique l'année pendant laquelle le cours est enseigné.


5- Informatique programmeur

Les cours de graduat en informatique programmeur sont étalés sur trois années, de la manière suivante :

Cours généraux 1ère année 2e année 3e année
Initiation aux algorithmes *
Statistiques et applications * *
Cours techniques
Economie de gestion des entreprises * *
Structure des ordinateurs * *
Système d'exploitation * *
Langage de programmation
Pascal sur VAX 2000 *
Turbo Pascal sur PC *
D BASE III * *
COBOL *
C *
Laboratoires
Pascal *
D Base III *
COBOL *
C *

NB: L'astérisque (*) indique l'année pendant laquelle le cours est enseigné.



TITRE DEUX

L'EMPLOI APRES SA FORMATION


"...Si quelqu'un ne veut pas travailler,
qu'il ne mange plus".

La Bible (2 Thessaloniciens 3 : 10)


CHAPITRE PREMIER


L'EMPLOI : FINALITE DE LA FORMATION ?


Pour examiner cette question nous devons nous poser deux autres questions sur la formation et l'emploi face au nombre élevé des chômeurs, dans notre société, en dépit de leur formation. Premièrement, quelle formation pour quelle vie professionnelle ? Et deuxièmement, Quelles sont les perspectives d'emploi ?

1- Quelle formation pour quelle vie professionnelle ?

Au terme de l'enseignement secondaire, deux questions préoccupent la plupart des jeunes d'autant plus que l'inquiétude justifiée de l'avenir étouffe leur dynamisme et leur créativité : Quelle étude entreprendre ? Quelle profession choisir ? Ou bien, quelle formation pour quelle profession ?

Suivre une formation uniquement pour se former et attendre ce que nous réserve le destin est une conception dépassée. Avant de choisir une formation quelconque, le jeune d'aujourd'hui envisage un emploi comme finalité de sa formation.

En France, en 1989, se posait le problème d'adaptation de l'offre à la demande : demande d'emploi sans réponses mais aussi l'offre d'emploi sans réponses. Cela était dû au manque d'adaptation de la formation à la profession et de la profession à la formation. D'où nécessite de bien réfléchir et voir comment s'orienter vers une formation qui aboutit à un emploi.

2- Quelles sont les perspectives d'emploi ?

Il n'est guère sérieux aujourd'hui d'établir des prévisions sur l'évolution du marché du travail. En effet, l'accélération du progrès technique et scientifique et l'internationalisation de l'économie créent une très grande incertitude en cette matière. Cette évolution influence le profil que nous attendons des jeunes sur le marché du travail.

Dans les perspectives d'emploi, nous parlerons de l'importance des études, la nécessité d'une adaptation permanente et les connaissances linguistiques.
2-1: L'importance des études
Nous n'insisterons jamais assez sur l'importance pour les jeunes qui recherchent un emploi de posséder un diplôme ou un certificat d'études.

En effet, l'évolution technique et scientifique de tous les secteurs de l'économie nécessite une main-d'½uvre plus qualifiée et exige dans de nombreux cas des compétences très spécifiques.

Avant de quitter l'école, il est judicieux de réfléchir à son projet professionnel, de bien cerner le métier où la fonction que l'on aimerait exercer et de se renseigner sur les exigences des employeurs potentiels. Cette démarche permet de choisir, d'arrêter ou de poursuivre sa formation en connaissance de cause.

Si vous avez déjà quitté l'école et que vous vous rendez compte que votre projet professionnel ne peut se réaliser sans diplôme de l'enseignement secondaire, inférieur ou supérieur, il vous reste toujours la possibilité d'essayer de l'obtenir en présentant des examens devant un jury. Le service de l'enseignement à distance du Ministère de la Communauté française organise des cours par correspondance qui préparent à ces examens.

Certes la détention d'un diplôme ne vous garantit pas l'obtention immédiate d'un emploi. Mais elle facilite grandement l'insertion dans le monde du travail.

2-2: La nécessité d'une adaptation permanente.
En raison de la rapidité du progrès technique mais aussi de l'instabilité du travail, les jeunes qui entrent aujourd'hui dans la vie professionnelle doivent s'attendre à changer dans leur carrière soit de secteur d'activité.

Ceci nécessite de leur part une attention très grande aux évolutions qui les entourent et une remise en question régulière de leurs acquis par le biais notamment de la formation permanente ou formation continue.

Pour compléter ou adapter sa formation, le FOREM a mis en place des "Carrefours-Formation" qui procurent des informations sur les formations du FOREM et des autres institutions ainsi que les conseils adaptés à chaque situation.
2-3: Les connaissances linguistiques :
La globalisation de l'économie et surtout l'approfondissement de l'intégration européenne vont mettre en concurrence tous les jeunes européens.

Dans cette compétition, ceux qui s'en sortiront le mieux seront les jeunes capable de communiquer, non seulement dans leur langue maternelle mais également dans une, deux voire trois langues.

L'importance de l'apprentissage des langues étrangères à fait l'objet ces dernières années de nombreuses mise en garde. La lecture des offres d'emploi dans un journal vous confirmera cette exigence en matière linguistique.

"Demain appartient à ceux qui se forment par rapport aux besoins de la société". Ainsi leur formation aura plus de chances comme finalité, l'emploi.


CHAPITRE DEUX


LES TYPES D'EMPLOI :
Pendant et après les études.



Le marché de l'emploi est vaste et renferme plusieurs types d'emploi auxquels on accède par rapport à son statut, aux études faites et à l'expérience qu'on possède dans tel ou tel domaine. Dans ce chapitre nous allons examiner les différents types d'emploi pendant et après les études et les possibilités d'y accéder.

1- Le Travail pendant les études (travail d'étudiant )

Chaque année, près de 400.000 étudiants travaillent pour se faire de l'argent de poche, pour partir en vacances ou pour financer un achat important.

Par ailleurs, plusieurs milliers d'étudiants travaillent régulièrement pendant l'année scolaire pour payer leurs études.

Une série de dispositions légales et réglementaires sont imposée tant à l'étudiant qu'à son employeur.

1-1: Recherche d'un travail d'étudiants :
Certaines directions subrégionales de l'emploi du FOREM ainsi que l'ORBEM sont en mesure d'aider les jeunes à trouver un travail étudiant. Ces services enregistrent les offres d'emploi d'étudiant de manière identique à tout autre emploi. Les étudiants peuvent consulter librement ces offres d'emploi dans les bureaux de placement concernés.

L'étudiant peut aussi s'inscrire comme demandeur d'emploi pour un travail étudiant dans certains bureaux de placement du FOREM ainsi qu'à l'ORBEM ; un placeur lui donnera les informations nécessaire concernant les emploi qui peuvent lui convenir .

Dans les universités et certaines établissements d'enseignement supérieurs, il existe un service social qui tient à jour un fichier des offres d'emploi pour les étudiants. Certaines associations (par exemple Infor - jeunes) ont également un tel service JOB.
La fondation de l'entreprise a développé une banque de données appelée "Stages & Jobs".

Par ailleurs, dans certaines localités, on organise des Bourses d'emploi qui proposent également du travail aux étudiants.

Si non, la recherche d'un travail étudiant doit se faire surtout par soi - même :
- Interroger ses voisins ou sa famille sur les possibilités existant dans les entreprises où ils travaillent.
- Consulter les pages d'or de l'annuaire téléphonique et écrire aux entreprises de sa région.
- Consulter la presse(certaines annonces portent sur des offres d'emploi pour étudiants).
Dans tous les cas, surtout pour le travail pendant les mois d'été, il s'agit de commencer la recherche plusieurs mois à l'avance.

1-2: Contrat d'occupation d'étudiant (modèle de contrat : voir annexe).
Le contrat d'occupation étudiant est un contrat de travail conclu entre un étudiant et un employeur.
Par ce contrat, l'étudiant s'engage à effectuer sous l'autorité d'un employeur, des prestations de travail contre rémunération.

1-3: Les étudiants belges et étudiants étrangers venant d'un pays de l'espace économique européen.
Les étudiants belges et les étudiants étrangers venant de l'espace économique européen ont les même droits et obligations de l'engagement dans les liens d'un contrat d'occupation étudiants.
L'espace économique européen comprend les pays membres de l'union européenne ainsi que l'Islande, la Norvège et le Liechtenstein.

Les étudiants qui peuvent conclure un contrat d'occupation d'étudiants sont les jeunes âgés de 15 ans ou plus et qui ne sont plus soumis à l'obligation scolaire.

1-4: Qu'en est - il des étudiants étrangers provenants d'un pays extérieur à l'espace économique européen ?
Les étudiants étrangers provenant d'un pays extérieur à l'espace économique européen et qui veulent effectuer un travail étudiant, doivent suivre un enseignement supérieur de plein exercice en Belgique et être en possession d'un titre de séjour en règle.

L'étudiant étranger qui arrive en Belgique la première fois pendant des vacances d'été ne peut pas travailler car il n'a pas encore suivi un enseignement de plein exercice.

La possession d'un titre de séjour en règle signifie que l'étudiant étranger doit être inscrit au Registre des étrangers et avoir un certificat d'inscription au Registre des étrangers.

1-4-1: Travail pendant les vacances scolaires
Pendant les vacances scolaires de Noël, de Pâques et d'été, les étudiants étrangers peuvent effectuer un travail étudiant en étant dispensé des formalités du permis de travail.

1-4-2: Travail pendant l'année scolaire
Seuls les étudiants étrangers inscrits dans l'enseignement supérieur, exception faite de l'enseignement de promotion sociale, peuvent effectuer un travail étudiant pendant l'année scolaire à la condition d'avoir introduit une demande de permis de travail à l'office des étrangers de la commune de résidence soit au FOREM ou ORBEM.
L'étudiant étranger peut être mis au travail pour autant que le dossier complet soit introduit dans les trois jours de la mise au travail. Cette occupation doit cesser dès qu'il y a notification d'un refus émanant du service "Immigration" de la région concernée.

1-5: Le contrat
Un contrat écrit est obligatoire et doit être signé au plus tard au moment de l'entrée en service.
Il doit être établi en trois exemplaires : un pour l'employeur, un deuxième pour l'étudiant et un troisième qui doit être envoyé dans le délai de les sept jours à l'Inspection des lois sociales du lieu de travail de l'employeur, accompagné de la copie de l'accusé de réception par l'étudiant du règlement de travail.

En effet, l'étudiant doit recevoir le premier jour de travail un exemplaire du règlement de travail de l'entreprise dans lequel les conditions spécifiques de travail seront mentionnées.



1-6: Les documents administratifs
Rédiger un contrat n'est pas la seule obligation. L'étudiant doit en plus être inscrit dans le registre du personnel et ses prestations et les sommes dues doivent être inscrites sur un compte individuel constitué pour lui.

Lors du règlement de son salaire, l'étudiant doit recevoir une fiche de salaire. Par ailleurs, l'employeur doit tenir son exemplaire du contrat écrit sur le lieu de travail où il occupe l'étudiant.

A la fin de chaque contrat, l'employeur doit remettre les documents suivants à l'étudiant : un compte individuel, une fiche de paiement, une fiche fiscale, éventuellement le bon de cotisation pour la mutuelle, une attestation de vacances.

Si l'étudiant a été engagé comme ouvrier, il recevra l'année suivante un cheque d'une caisse de vacances annuelles pour autant qu'il ait été assujetti à l'O.N.S.S.

Si l'étudiant a été engagé comme employé, il recevra un pécule de vacances de départ pou autant qu'il ait été assujetti à l'O.N.S.S.

1-7: Occupation par un bureau de travail intérimaire
Il n'exclue pas qu'un étudiant soit "prêté" par un bureau de travail intérimaire à une "entreprise utilisatrice".

Dans le cas où le travail intérimaire serait également possible, cet étudiant reste lié au bureau de travail intérimaire qui est son véritable employeur. Les obligations contractuelles qui doivent être respectées le sont dans le chef du bureau de travail intérimaire. A vrai dire, l'étudiant intervient dans cette situation avec une double qualité : comme étudiant et comme travailleur intérimaire !

Le contrat de travail intérimaire à établir de façon écrite devra comporter également tous les éléments du contrat d'occupation d'étudiants.

2- Le travail à la fin des études

Avant de quitter les bancs de l'école ou les auditoires de l'université ou d'une grande école, à moins que l'étudiant ne soit déjà à la recherche de son premier emploi après ses études, il a besoin des informations utiles concernant ses recherches : les droits et les obligations qu'il va découvrir en entrant dans la vie active.

Les études ne sont qu'un cliché mais l'entrée dans le mode du travail est vraiment une étape importante de la vie.

Il n'y a pas de recette miracle pour décrocher un emploi ! La situation du marché du travail n'est pas très favorable pour l'instant. Aussi, l'étudiant ne réussira à obtenir un emploi que s'il se montre motivé, actif et pratique :

Motivé, par ce que les entreprises n'ont pas besoin de je - m'en - foutiste !
Actif, par ce qu'un emploi ne tombe pas du ciel !
Pratique, par ce qu'il faut savoir utiliser au maximum les informations que l'on reçoit.

Une autre réalité que l'étudiant doit connaître est que tout le monde ne passe pas sans transition du bulletin à la fiche de paie. Beaucoup de personnes traversent un temps d'attente entre la fin de leur vie scolaire et le début de la vie professionnelle dans des lieux de transit : chômage,... recrutement, sélection des candidatures, liste de réserve d'embauche, période d'essai, puis être embauché quelque part.

Dans toutes ces étapes l'étudiant doit se montrer patient en plus de sa motivation, son activité et sa pratique dans les démarches devant toutes les possibilités d'emploi :

2-1: Fin des études... démarches nécessaires

2-1-1: L'inscription comme demandeur d'emploi
Tout jeune désireux d'entrer dans la vie active a intérêt à s'inscrire comme demandeur d'emploi pour bénéficier des avantages suivant :
- Se faire connaître sur le marché du travail.
- Bénéficier de tous les services d'appuis à la recherche d'emploi du FOREM ou de l'ORBEM.
- Bénéficier éventuellement d'un stage des jeunes ou d'emploi dans certains programmes de mise au travail.
- Bénéficier sous certaines conditions de certaines formations complémentaires organisées par le FOREM ou par l'Institut francophone bruxellois de formation professionnelle.



- Recevoir des allocations d'entente ou de chômage après une période d'attente (155 jours pour les moins de 18 ans, 233 jours pour les jeunes de 18 à moins de 26 ans et 310 jours pour les jeunes de 18 à moins de 30 ans) pour autant qu'on ne soit pas occupé à temps plein dans une activité (salarié, indépendant).
- Bénéficier éventuellement de certains avantages matériels dans sa recherche d'emploi : réduction sur tarifs de transports en commun pour se présenter chez un employeur, intervention financière dans les frais d'un déménagement nécessaire pour obtenir un emploi, tarifs pour les certificats fournis par la Commune
- Préserver ses droits sociaux : chômage, soins de santé, allocations familiales, pension,...

2-1-2: L'inscription à une mutuelle
Le jeune, lorsqu'il est aux études, est couvert par l'assurance soins de santé et indemnité de ses parents jusqu'à l'âge de 25 ans. L'entrée dans la vie active signifie que le jeune va devoir s'assurer lui - même au près d'une mutuelle.

Cette inscription lui donne droit :
- Aux remboursements de soins de santé (médicaments, honoraires médicaux et hospitalisation)
- Aux indemnités d'incapacité de travail (pour remplacer la perte de revenu quand le jeune n'est plus capable d'aller travailler ou de se présenter au pointage des chômeurs.

Bref, l'inscription comme demandeur d'emploi permet de préserver ses droits sociaux. Quand on n'est plus aux études ou qu'on est âgé de plus de 25 ans, l'inscription à une mutuelle est nécessaire pour bénéficier de l'assurance de soins de santé et indemnités

Mais qu'en est - il des allocations familiales ?

2-1-3: Les allocations familiales
Les allocations familiales (régime des travailleurs salariés) sont accordées :
- Sans condition en faveur de l'enfant jusqu'au 31 août de l'année civil au cours de la quelle il atteint l'âge de 18 ans.
- Jusqu'à l'âge de 25 ans
Dans tous les cas, les allocations familiales ne sont pas accordées pour les jeunes qui ont plus de 25 ans.

2-2: Les possibilités d'emploi
Sur le marché d'emploi, il y a trois types de travail qui vous attendent : le travail salarié du secteur public, le travail salarié du secteur privé et le travail indépendant.

Une première distinction doit être établie entre le travail salarié et le travail indépendant.

Soit le jeune offre ses services à un employeur contre rémunération, il s'agit alors de travail salarié : Le jeune travaille pour le compte d'un patron (entreprise ou service public).

Soit le jeune préfère créer son "affaire" ou exercer une profession libérale, il s'agit alors de travail indépendant : le jeune travaille pour son propre compte.

Une deuxième distinction doit être faite en cas de travail salarié : ce travail peut s'exercer soit dans le secteur privé, soit dans le secteur public.

2-2-1: Le travail salarié du secteur public
Les conditions de travailleurs du secteur public sont réglées par différents textes qui forment le STATUT des agents de l'Etat. Ce statut détermine les règles de recrutement, de nomination et de pension de ces agents.

Par secteur public, il faut entendre l'ensemble :
- Des administrateurs de l'Etat, des Communautés et des Régions, en particulier les Ministères ;
- Des organismes d'intérêt public, comme l'ONEM, l'O.N.S.S. et la R.T.B.F.
- Des administrations communales et provinciales et des C.P.A.S.
- Des corps spéciaux comme l'enseignement, l'armée, la gendarmerie, la cour des comptes et l'ordre judiciaire.

Les agents de l'Etat sont désignés par des grades dont la hiérarchie comprend différents niveaux et un certain nombre de rangs.
- Le niveau détermine la place qu'un gradé occupe dans la hiérarchie suivant la formation et la capacité exigées pour être titulaire de ce grade.
- Le rang détermine la valeur relative dans le niveau
- Le grade est le titre qui situe le fonctionnaire dans un rang et l'autorise à occuper un des emplois correspondant à ce grade ; le grade représente la fonction exercée.

Vue dans son ensemble, la division en niveaux correspond à la division suivante de l'enseignement :

- Niveau 1 : enseignement universitaire et enseignement supérieur de type long.
- Niveau 2+ : enseignement supérieur de type court.
- Niveau 2 : enseignement secondaire supérieur
- Niveau 3 : enseignement secondaire inférieur.
- Niveau 4 : enseignement primaire.

Exemple:
Grade Niveau Rang Salaire mensuel brut
Ingénieur 1 10 100.422 FB
Assistant social 2+ 26 62.422 FB
Assistant administratif 2 20 53.871 FB
Commis 3 30 50.292 FB
Ouvrier qualifié 4 42 51.730 FB




Pour entrer dans le secteur public, il existe un canal obligé : le Secrétariat permanent de recrutement qui organise des concours de recrutement et qui édite un journal (Agenda des examens) pour les annonces. Par ailleurs, le service de l'enseignement à distance du Ministère de la Communauté française organise des cours par correspondance qui préparent aux examens

Les examens organisés par les régions, provinces et communes sont annoncés par les journaux, la radio, la télévision, le FOREM et l'ORBEM.

D'autres organismes publics affichent les postes vacants dans les bureaux de postes, des gares ou leurs agences locales.

Ceux qui sont intéressés par une carrière à l'armée doivent s'adresser à un bureau d'InfoSerMi.

Par ailleurs, pour pouvoir poser sa candidature et prendre part à des examens en vue d'un engagement éventuel, il est par fois exigé de produire certains documents comme un certificat de bonne vie et m½urs et une copie des diplômes certifié conforme.

L'engagement d'un agent est lié à la réussite obligatoire d'un concoure de recrutement.

Avant d'être nommé définitivement, la personne qui a réussi un concours de recrutement doit effectuer un stage dont la durée varie selon le niveau de l'emploi : un an pour le niveau 1, six mois pour les niveaux 2+ et 2 et trois mois pour les niveaux 3 et 4.

L'agent de l'Etat a droit à une rémunération déterminée par son grade et son ancienneté ainsi qu'à un certain nombre d'indemnités : pécule de vacances, allocation de foyer ou de résidence pour les traitements inférieurs et allocation de fin d'année.

Quant au déroulement de la carrière, après les grades initiaux qui leur sont conférés par la voie des concours, les agents peuvent obtenir des promotions barèmiques ou des promotions par avancement de grade selon leur évaluation, des conditions d'ancienneté ou de réussite d'un examen, accéder au niveau supérieur.

2-2-2: Le travail salarié du secteur privé
Le travail salarié peut s'effectuer dans le secteur privé que public.

Les conditions de travail du secteur privé sont réglées par un ensemble de lois et d'arrêtés qui forment LA LEGISLATION DU TRAVAIL. Cette législation détermine les règles en matière de contrat, de durée du travail, d'hygiène et de sécurité du travail, de bien être au travail et s'applique à tous les employeurs et tous les travailleurs du secteur privé. La législation du travail est complétée par de nombreuses conventions collectives de travail conclues au sein des commissions paritaires. Les commissions paritaires rassemblent, pour chaque secteur d'industrie ou de service, les représentants des employeurs et les syndicats en nombre égal. Ces commissions concluent pour le secteur qu'elles représentent des conventions collectives qui règlent les salaires, la durée du travail, certains avantages sociaux et financiers. Enfin, il faut noter que des services publics engagent parfois des personnes de façon contractuelle. Ces personnes sont alors soumises en partie, à la législation du travail et non au statut.
Le secteur privé est constitué d'un ensemble d'entreprise très diverse : de la P.M.E. à la multinationale, du complexe pétrochimique à l'atelier de gravure, les entreprises sont innombrables dans le pays.

Chaque entreprise est marquée par une histoire propre, par une "culture" spécifique

Toutes les entreprises sont tenues de se conformer à la législation du travail dont les éléments les plus important sont :
- Le contrat de travail par lequel une personne, le travailleur s'engage, contre rémunération à mettre son activité au service d'une autre personne, l'employeur.
- Le règlement de travail : document par lequel l'employeur définit les droits et les obligations respectives de travail des travailleurs et de l'employeur dont une copie doit être remise à chaque travailleur.
- Les conventions collectives de travail : des accords conclus entre les syndicats et les représentants des employeurs.
- La rémunération : fixée par les collectives de travail à partir des barèmes fixés par la législation du travail.
- Les vacances et le pécule de vacances : une année complète de travail donnant droit en gros à 24 jours de vacances et à un pécule de vacances versé par une caisse de vacances.

Dans ce secteur, les métiers se diversifient de plus en plus. Les meilleurs débouchés varient d'une année à l'autre.

Ainsi, pour découvrir ces débouchés, il s'agit de se montrer actif car l'information ne tombe pas du ciel il faut la chercher au près des gens ou des organismes qui connaissent bien le marché privé d'emploi.

2-2-3: Le travail indépendant
Le travail indépendant recouvre un ensemble très varié de professions et d'activités. On trouve notamment les catégories suivantes :
- Les commerçants
- Les artisans
- Les professions libérales(avocats, médecins, pharmaciens et architectes)
- Les agriculteurs
- Les associés actifs, administrateurs et les gérants d'une société commerciale qui ne sont pas salariés.
S'établir comme indépendant, créer son entreprise, c'est marquer clairement son désir de prendre son destin en main. Mais, il faut bien préparer l'activité à laquelle vous désirez vous lancer.

Il faut savoir les conditions importantes à remplir pour les jeunes désireux de se lancer dans une telle activité.

2-2-3-1: Condition d'âge
Etre majeur, c'est à dire être âgé de 18 ans.

2-2-3-2: Accès à la profession :
Pour pouvoir exercer une profession réglementée, il faut être en possession d'une attestation d'établissement. Celle-ci, ainsi que la liste de professions réglementées par le Ministère des classes moyennes et de l'agriculture peuvent être demandées au près de la Chambre des métiers et négoces de la province où l'on désir s'installer. Pour obtenir une attestation d'établissement, on doit prouver que l'on dispose des connaissances professionnelles et de gestion nécessaire pour exercer une profession déterminée.

Pour exercer une des professions indépendantes qui exigent une inscription au Registre du commerce ou de l'artisanat, on doit prouver les connaissances de gestion de base. L'attestation de gestion s'obtient auprès des chambres de métier et négoces en prouvant ses connaissances par diplôme ou attestation.

2-2-3-3: Obligation administrative :
Ouverture d'un compte bancaire(réservé à l'activité professionnelle), registre du commerce ou de l'artisanat(au greffe du tribunal de commerce de l'arrondissement judiciaire dans lequel l'activité sera exercée ), taxe sur la valeur ajoutée -TVA- (en demandant un numéro d'immatriculation au bureau local de contrôle de la TVA du milieu où l'activité indépendante sera exercée), mention sur documents de l'entreprise(pour tous les échanges de correspondance et sur les documents officiels de l'entreprise : factures, offres et accusés de réception), carte de commerçant ambulant
(délivrée par l'administration communale du domicile) , carte professionnelle pour étrangers(exceptés: les ressortissants d'un Etat membre de l'union européenne, les réfugiés politiques et les ressortissants de la Bulgarie, la Pologne, la Roumanie, la Slovaquie, la Tchèque,
l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie) la demande de cette carte se fait par l'intermédiaire de l'administration communale du domicile lorsque la personne réside en Belgique.
Si elle n'est pas titulaire d'un titre de séjour, elle doit introduire sa demande au près du poste diplomatique ou consulaire belge du pays dans lequel elle est autorisée à résider.

2-3 La recherche de l'emploi

Le "premier emploi", c'est comme la "première fois" dans d'autres domaines. L'intérêt de la nouveauté peut vous transporter mais l'angoisse ou le désarroi peut également vous étreindre.

Ainsi, vous avez besoin des conseils pour vous permettre d'ordonner les démarches que vous allez entreprendre et vous donner un maximum de chances, de succès dans votre recherche d'un emploi.

2-3-1: Le curriculum vitae (modèle de CV : voir annexe )
Pièce maîtresse de votre recherche, il doit vous faire franchir le barrage de la pre-selection sur dossier et vous faire accorder un entretien.

Conçu comme une annonce publicitaire, il résume en une à deux pages au maximum, pour vous mettre en valeur.

Il se démarquera de la plupart des autres CV pour attirer l'attention du sélectionneur. Dans ce but, vous serez attentif à sa structure qui se présentera comme suit : - Coordonnées personnelles - Formation - Expérience professionnelle - Langues - Hobby - Divers - Renseignements généraux.

Il sera également très soigné quant à sa présentation, sa forme et son fond :
Présentation: format DIM. A4, frappe impeccable, caractère sobres et classiques, chapitres aérés, marge de 3 cm, papier blanc de qualité.
Forme: orthographe parfaite, paragraphe courts, vocabulaire précis, absence de répétition de mots, sigles traduits en clair, dates, soins de l'accentuation et de la ponctuation.
Contenu: L'ensemble des données doivent être révélées par une lecture complète et attentive :
- Ne pas mentionner les études primaires si vous avez une formation secondaire ou supérieure.
- Ne citer comme hobby que des activités exercées régulièrement
- Interdit de mentionner le salaire souhaité
- Vie privée : éliminer les détails inutiles, ne pas exposer ses malheurs
- Langue : bannir les indications trop vagues " Notion, B(bon), TB (très bien ) "
- Expérience professionnelle : en faire un chapitre en soi ; même courte, chaque expérience doit figurer avec date et réalisations.

- Tirez des photocopies d'excellente qualité de votre CV dans un nombre d'exemplaire suffisant.
- Ne joignez votre photo que si la demande en est faite.

D'autres entreprises vous enverront leur modèle de CV- type. Remplissez-le tel quel et ajoutez, en feuille annexe, un complément si vous le jugez nécessaire.

La lettre d'accompagnement (manuscrite) a pour but d'appuyer votre CV, de le compléter sur un point jugé important et surtout de le personnaliser en fonction du destinataire. Modèle de lettre d'accompagnement : voir annexe.

Vous adressez ces deux documents aux directeurs ou chef du personnel(grande entreprise) ou directeur général ou au gérant (P.M.E. artisans commerçant.).Dans tous les cas, débrouillez-vous pour connaître le nom et le titre exact du destinataire. Si vous n'obtenez pas ces renseignements, commencez votre lettre par "Madame, Monsieur"

2-3-2: Les entretiens et les tests
Si l'envoi de votre CV ou l'appui de vos relations a suscité chez un employeur l'envie de vous rencontrer, il vous reste une partie serrée à jouer.

Votre comportement physique, tenue vestimentaire, contact humain, expression verbale seront passées au crible. Habillez-vous comme s'y attend un adulte. Ne fumez pas. Asseyez-vous dans le fond du siège. Gardez le contact visuel. Exprimez-vous de manière à extérioriser votre confiance en vous. Soyez ponctuel, arrivez même quelques minutes avant l'heure fixée.

Les entretiens de sélections ne sont pas des examens mais des dialogues entre adultes. Leur but est de :
- Vérifier si vous présenter bien les qualités requises pour le poste à pourvoir.
- Vous comparer aux autres candidats et déceler ce que vous offrez de plus ou de diffèrent.
- Vous motiver à accepter l'emploi si vous êtes jugés le candidat le plus intéressant.

Les questions qui vous seront posées porteront sur votre formation et votre expérience, vos attitudes à l'égard de la fonction et de l'entreprise, votre centre d'intérêt, votre personnalité, votre vie familiale, vos loisirs et vos hobbies, la rémunération souhaitée.


DEUXIEME PARTIE : L'APPROCHE PRATIQUE


1- METHODOLOGIE DU TRAVAIL

Notre sujet est aussi complexe que difficile du coté pratique dans le sens ou la population ciblée d'origine africaine, après sa formation, 2/5 d'entre elle rejoignent leur pays d'origine et d'autres, soit embrassent une formation complémentaire, soit se trouvent un emploi dans les régions situées sur le territoire du Royaume.

Cela étant, nous travailleront uniquement avec la population africaine qui a fini à l'I.C.E.T. les cinq dernières années (1994-1995, 1995-1996, 1996-1997, 1997-1998 et 1998-1999) et qui séjourne encore en Belgique, quelque soit son statut : étudiant, candidat réfugié, réfugié reconnu par l'O.N.U., naturalisé ou immigré.

Pour sélectionner cette population, nous avons procéder premièrement à un examen de la fréquentation des africains à l'I.C.E.T. les cinq dernières années à partir des registres matricules de l'institut (excepté celui de l'année 97-98 suite à un incendie qu'avait connu l'I.C.E.T.) ; en deuxième point nous avons relevé, à partir des palmarès et procès verbaux de délibération de fin d'études que l'administration de l'I.C.E.T. envoie annuellement au Service de l'Enseignement de Promotion Sociale du Ministère de l'Education, de la Recherche et de la Formation de la Communauté Française, les étudiants qui ont fini à l'I.C.E.T. ces cinq dernières années ; et troisièmement rechercher les étudiants qui séjournent en Belgique.

Les difficultés rencontrées sont multiples, mais deux d'entre elles peuvent d'être signalées : premièrement, la population africaine ciblée est forte dispersée sur l'ensemble du territoire belge, vaquée à diverses occupations au point où il a été difficile de la joindre. Par ailleurs, la réglementation sur la protection de la vie privée de la personne a fait que les portes nous ont été fermées du Service des étrangers des diverses communes. Les seuls moyens utilisés et qui nous ont aidés à joindre cette population sont : une recherche de bouche à oreille et le moyen téléphonique à partir des leurs noms, prénom et l'année de leur passage à l'I.C.E.T. Deuxièmement, l'effectif des étudiants africains qui ont fini à l'I.C.E.T. ces cinq dernières années n'est pas fort élève par rapport à ceux qui étaient inscrits, ceux qui résident en Belgique, ceux que nous avons pu joindre et ceux qui nous ont remis les questionnaires remplis ; mais il est représentatif aussi bien par le sexe, l'âge, la nationalité, la promotion, les sections, les types de travail pendant et après leur formation.
Nous avons vérifié notre hypothèse à partir des éléments de réponse aux questions fermées et questions ouvertes d'un questionnaire.
Et à fin de recueillir d'amples informations et points de vue sur notre sujet, des entrevues nous ont été utiles en plus du questionnaire.
Avant de lancer le questionnaire, nous avons fait un pre-test au près de 30 étudiants africains qui n'ont pas encore fini leur formation à l'I.C.E.T.

Les résultats et l'analyse des résultats ont été traité au moyen d'EXCEL à fin d'en tirer des meilleures conclusions. Ces conclusions sont présentées en tableaux, en pourcentage et sous forme de graphique à fin d'en donner une vue imagée et claire.

Donc notre démarche part de l'hypothèse posée en rapport avec une population bien ciblée, en passant par un questionnaire prétesté au préalable, puis lancé pour être complété.

Nos instruments de travail ont été avant tout la lecture et l'étude des documents administratifs de l'I.C.E.T. de ces cinq dernières années ; à savoir : les registres matricules, les palmarès et les procès verbaux de délibération de fin d'études.
Les données recueillies de ces documents nous ont aidés à relever notre population cible.

2-POPULATION CIBLEE : ETUDIANTS D'ORIGINE AFRICAINE.

Ces cinq dernières années, l'I.C.E.T. a accueilli un nombre considérable d'étudiant venant de quatre coins de l'Afrique. Nombre d'entre eux, viennent avec des visas d'études, uniquement pour faire la formation de l'I.C.E.T.. Il est à constater aussi que ces étudiants n'habitent pas tous aux à l'entoures de Cuesmes. Ils viennent du nord, du Sud, du Centre, de l'Est et de l'Ouest de la Belgique.
Donc, la formation de l'I.C.E.T. revêt un intérêt national mais aussi extra- national. De là même, notre motivation de traiter ce sujet.


Le nombre d'étudiants africains inscrits à l'I.C.E.T. par nationalité, les cinq dernières années(*), est le suivant (voir tableau si dessous) :

PAYS 94-95 95-96 96-97 97-98 98-99 TOTAL
Algerie 3 3 0 0 2 8
Angola 0 1 0 0 1 2
Cameroun 5 6 13 0 21 45
Congo - Brazza 1 0 0 0 0 1
Côte d'Ivoire 0 3 1 0 4 8
Ethiopie 0 1 0 0 0 1
Gabon 0 0 2 0 1 3
Guinée 3 2 0 0 0 5
Maroc 11 9 8 0 23 51
R.D.Congo 35 62 118 0 305 520
Rwanda 2 2 3 0 4 11
Sénégal 1 4 2 0 7 14
Somalie 0 2 2 0 0 4
Togo 2 0 4 0 1 7
TOTAL 63 95 153 0 369 680
(*)Source : Registres matricules de l'I.C.E.T.

En observant ce tableau, il est à constater que ces cinq dernières années :
- L'I.C.E.T. a formé les ressortissants de 14 pays d'Afrique.
- Le nombre d'étudiants africains inscrit à l'I.C.E.T. a augmenté d'année en année.
- Le pays qui a offert le plus grand nombre d'étudiant par ordre décroissant est : la R.D.Congo, le Maroc, le Caméroun, le Sénégal, le Rwanda, l'Algerie, la Côte d'Ivoire, le Togo, la Guinée, la Somalie, le Gabon, l'Angola, le Congo-Brazza et l'Ethiopie


Le nombre d'étudiants africains inscrits à l'I.C.E.T. par section, les cinq dernières années(*), est le suivant(voir tableau) :

SECTION 94-95 95-96 96-97 97-98 98-99 TOT.
Asssurance 13 14 29 0 28 84
Gestion duP. 13 38 55 0 148 254
Marketing 30 39 52 0 115 236
Programmeur 7 8 17 0 76 108
TOTAL 63 99 153 0 367 682
Source : Registres matricules de l'I.C.E.T.

Noter qu'il y a des étudiants africains qui font deux graduats et ceux qui n'en font qu'un seul.
Dans ce tableau, le nombre d'étudiant est compté par rapport au nombre de graduat dans lesquels chacun est inscrit.

Ce tableau nous révèle entre autres ; les sections qui ont été plus fréquentées par préférence des étudiants, ces cinq dernières années. Par ordre de préférence nous citons : la Gestion du personnel, le Marketing, l'Informatique programmeur puis vient l'assurance.


Le nombre de réussite parmi les étudiants africains et l'appréciation accordée par le jury d'examen, par section, les cinq dernières années(*) est le suivant (voir tableau ) :

La plus grande distinction(90-99%) Grande distinction(80-89%) Distinction
(70-79%) Satisfaction
(60-69%) TOTAL
1994-1995 : Assurance 0 0 0 5 5
Gestion du personnel 0 0 1 1 2
Marketing 0 0 1 4 5
Programmeur 0 0 0 0 0
1995-1996 : Assurance 0 0 1 1 2
Gestion du personnel 0 0 0 1 1
Marketing 0 0 0 0 0
Programmeur 0 0 0 0 0
1996-1997 : Assurance 0 0 3 3 6
Gestion du personnel 0 0 0 0 0
Marketing 0 0 1 3 4
Programmeur 0 0 0 0 0
1997-1998 : Assurance 0 1 0 1 2
Gestion du personnel 0 0 1 3 4
Marketing 0 0 0 1 1
Programmeur 0 0 0 0 0
1998-1999
Assurance 0 0 3 1 4
Gestion du personnel 0 1 3 2 6
Marketing 0 0 1 3 4
Programmeur 0 0 0 0 0
TOTAL 0 2 15 29 46
Source : Palmarès et Procès verbaux de délibération de l'I.C.E.T.

Ce tableau nous révèle :
- qu'il n'y a aucun étudiant africain qui ait réussi en Informatique programmeur
- qu'il n'y a également, aucun étudiant africain qui ait réussi avec la mention : la plus grande distinction (90-99%).
- Seuls 46 étudiants africains ont obtenu leur diplômes de graduat à l'I.C.E.T. sur les 680 étudiants inscrits les cinq dernières années.

A quoi est dû ce grand écart entre le nombre d'étudiants africains inscrits par rapport au nombre de ceux qui ont réussi ? L'administration de l'I.C.E.T. répond à cette question avec preuve à l'appuis que la plus part de ces étudiants africains réussissaient les examens théoriques mais ils ne présentaient pas de mémoire. Or sans la présentation du mémoire, l'étudiant ne peut pas recevoir son diplôme de graduat. Les étudiants qui étaient frappés par cette loi, et échoué faute du mémoire, ont le même avis que celui de l'administration. D'où nécessité de commencer à stimuler d'avantage les étudiants, le plutôt possible, à faire leurs mémoires.


NB : Nous limitons notre enquête sur les étudiants d'origine africaine qui ont obtenu leur diplôme à l'I.C.E.T. de Cuesmes durant ces cinq dernières années et qui séjournent en Belgique quel que soit leur statut.

3- HYPOTHESE


Devant le constat d'une forte fréquentation des étudiants d'origine africaine à l'I.C.E.T., notre attention a été portée sur l'hypothèse principale qui est posée en ces termes : « La formation des étudiants africains à l'I.C.E.T. de Cuesmes mène à l'emploi » car l'emploi est la finalité primordiale de toute formation.

Cette hypothèse est bien entendue accompagnée des questions tournant sur «la formation » et »l'emploi » des étudiants africains pendant et après leur formation.



4- QUESTIONNAIRE(Voir annexe)

4-1 : Points abordés dans le questionnaire
Notre questionnaire comporte trois grandes subdivisions :
Les renseignements généraux qui nous permettront de connaître :
L'âge, le sexe, le pays d'origine, la durée de séjour en Belgique, le statut en Belgique et le lieu – ville ou commune - de l'habitation des «étudiants questionnés ».

Les questions sur la formation nous permettront de classer par ordre de priorité les raisons de choix de la Belgique par les Africains (par rapport à d 'autres pays) pour faire leurs études, les raisons de choix de l'I.C.E.T. pour faire leur formation, connaître l'année académique de l'obtention de leur diplôme, les sections les plus fréquentées à l'I.C.E.T. par les étudiants d'origine africaine, le mode de financement de leurs études et connaître leur avis sur les cours dispensés à l'I.C.E.T., avis sur les professeurs et sur l'administration de l'I.C.E.T.

Les questions sur l'emploi nous amèneront à découvrir le nombre d'africains diplômés de l'I.C.E.T. qui travaillent, le type de travail qu'ils effectuent, et si ce travail correspond à leurs études faites à l'I.C.E.T.

4-2 : Pre-test :
Nous avons réalisé notre pre-test au près des 30 étudiants d'origine africaine qui fréquentent l'I.C.E.T. durant cette année académique 1999-2000. Mais seuls, 25 étudiants nous ont répondu.

Ce pre-test nous a permis de :
- Fermer les questions qui étaient ouvertes
- Eliminer les questions qui ne cadraient pas avec le sujet et l'hypothèse de notre mémoire.
- Diminuer le nombre de question qui est passé de 32 à 22 questions
- Reformer les questions en évitant toute répétition inutile.

Les questions ouvertes qui ont été fermées à partir du pre-test de notre questionnaire sont :
• Pourquoi avez- vous choisi la Belgique pour faire vos études ?
Réponses recueillies :
- La Belgique est un pays francophone
- Le système d'enseignement belge est le même que celui de notre pays
- L'enseignement belge est d'une bonne qualité, de bonne réputation
- La formation que je voulais faire ne se trouver pas dans mon pays d'origine
- J'avais fait mes études primaires et secondaires dans une école belge de mon pays
- Mon pays a des relations privilégiées avec la Belgique
- La Belgique m'a accordé facilement le visa d'études par rapport à d'autres pays
- J'avais voulu rejoindre ma famille et/ou mes amis en Belgique
- L'un de mes parents et/ou des mes amis a étudié en Belgique

• Pourquoi avez-vous choisi l'I.C.E.T. de Cuesmes pour votre formation ?
Réponses recueillies :
- J'avais reçu mon visa d'études à partir de l'inscription de l'I.C.E.T.
- Le droit d'inscription à l'I.C.E.T. est peu élevée
- Je n'avais pas trouvé d'inscription ailleurs
- L'I.C.E.T. offre des possibilités de rattrapage quand on a un retard aux cours
- L'enseignement de l'I.C.E.T. est plus pratique et technique
- Avec l'horaire de cours de l'I.C.E.T., j'ai le temps d'étudier et de travailler ou de m'occuper de mes enfants
- Les graduats existants à l'I.C.E.T. répondent à mon centre d'intérêt et à mes capacités intellectuelles
- L'enseignement de l'I.C.E.T. offre une passerelle pour continuer ses études à l'université
- La formation de l'I.C.E.T. est officielle

Les questions, qui ont été éliminées du fait qu'elles ne cadraient pas avec notre sujet et notre hypothèse, sont :
• Avez-vous séjourné dans un autre pays avant d'arriver en Belgique ? Si oui, dans quel pays et pendant combien de temps ?
• Quel type d'habitation avez-vous ?
• Avec qui partagez-vous votre ménage ?

4-3 : Distribution et retour du questionnaire
Les questionnaires ont été distribués, les uns en mains propres et les autres par voie postale. Pour les uns, il fallait que nous même nous nous déplacions et d'autres par le biais des amis et collègues de nos «étudiants questionnés ».
En dehors de cette méthode écrite, nous avons procédé, pour d'autre, à des entrevues, chose qui nous a permis à recueillir beaucoup d'informations détaillées sur notre sujet de mémoire.
Au total, les «étudiants questionnés » étaient au nombre de 27 et les «étudiants répondants » étaient au nombre de 16.







NOMBRE D'ETUDIANTS
ETUDIANTS QUESTIONNES 27
ETUDIANTS REPONDANTS 16
Pendant le dépouillement de notre questionnaire nous avons inventorier d'abord les questionnaires retournés par rapport aux questionnaires distribués avant de commencer l'examen et l'analyse minutieuse des résultats recueillis.


5 – ANALYSE DES RESULTATS

Dans notre analyse, nous allons présenter et commenter les résultats question par question et par combinaison de 2 ou 3 questions suivant les trois grandes subdivisions de notre questionnaire : 1. Les renseignements généraux, 2. La formation et 3. L'emploi.

5-1 : Les renseignements généraux :

Question n° 1 : Age
TRANCHE D'AGE NOMBRE D'ETUDIANTS
18-28 ans 6
29-39 ans 9
40-50 ans 0
51-61 ans 1


L'enseignement belge est organisé en quatre niveaux aux âges différents : le niveau préscolaire (destiné aux enfants de 2 ans et demi à 6ans), le primaire (de 6 à 12 ans), le secondaire (de 12 à 18 ans et plus) et le supérieur (de 18 à 25 ans et plus).
Par rapport à notre enquête parmi les étudiants africains ayant fini à l'I.C.E.T. les cinq dernières années, nous constatons que la majorité de ces étudiants (56%) se trouve dans la tranche d'âge allant de 29 à 39 ans.
Puis vient celle de 18 à 28 ans qui représente 38% d'étudiants.
Cela nous amène à croire que l'I.C.E.T. ouvre les portes de ses cinq graduats à tous les étudiants africains quels que soient leur âge ; mais en condition de présenter un diplôme d'études secondaires.

Question n° 2 : Sexe
SEXE NBR. D'ETUDIANTS
Masculin 14
Féminin 2




Par rapport au sexe, plus de 87% des «étudiants repondants » ont été de sexe masculin suivi de 20% de sexe féminin. Nous pouvons nous permettre de dire que l'I.C.E.T. est plus fréquenté par les Africains hommes que par les femmes.

Question n°3 : Pays d'origine
PAYS D'ORIGINE NBR.ETUDIANTS
Caméroun 1
Maroc 1
R.D.Congo 14


D'après notre enquête, il est à remarquer que la plus part des étudiants africains qui ont obtenu leur diplôme de graduat à l'I.C.E.T. sont en mojorité d'origine congolaise, au moins 88% des «étudiants répondants ». Cela va de soit, car ceux sont eux qui sont majoritaires dans la communauté africaine de l'I.C.E.T.
Dans notre enquête, les Congolais sont suivis d'un camerounais et d'un marocain (qui représente chacun 6% des «étudiants répondants »).



Question n°4 : Depuis combien de temps êtes –vous en Belgique ?

1 à 5 ans 6 à 10 ans 11 à 15 ans
3 11 2

Deux étudiants africains ayant fréquenté l'I.C.E.T. sont installés plus de 10 ans en Belgique et ses étudiants sont en majorité d'origine congolaise , de sexe masculin et sont situés dans une tranche d'âge allant de 29 à 39 ans .
Ceci nous pousse à la conclusion suivante : Le Congo, comme l'Afrique tout entière, perd d'année en année sa population intellectuelle et active ; chose qui aura comme conséquence, le retardement de son développement.

Question n°5 : Quel est votre statut en Belgique ?

STATUT EN Belgique NBR. ETUDIANTS
Etudiants 4
Candidats refugiés 5
Réfugié reconnu par l'ONU 1
Naturalisé 1
Immigré 5










L'I.C.E.T. est fréquenté par les étudiants africains qui ont differents statuts. Selon l'enquête effectuée, les immigrés, les candidats réfugiés, les réfugies reconnus par l'O.N.U. et les naturalisés sont majoritaires par rapport à ceux qui ont le statut étudiant. Tous ces quatre statuts réunis forment 75% et les autres africains ayant le statut étudiant ne représentent que 25%. Nous les subdivisons en deux groupes par ce que les Africains qui se trouvent dans le premier groupe (immigré, réfugié et naturalisé) ont presque les même avantages sociaux en Belgique(allocations familiales, réduction des frais de scolarité etc.) que les autres africains(statut étudiant) n'ont pas.
Doit-on conclure que les immigrés, les réfugiés, et les naturalisés sont les plus motivés à faire une formation pratique à l'I.C.E.T. car leurs statuts les permettent de faire leur formation dans les meilleures conditions par rapport aux autres africains ? En grande partie, nous pouvons répondre par oui. Mais, attendons la 15e question, concernant le mode de financement des études, pour voir plus claire.

Question n°6 : Dans quelle ville ou commune habitez-vous ?
VILLE OU COMMUNE NBR. D'ETUDIANTS
Mons 5
Bruxelles 6
Ghlin 2
Framerie 1
Cuesmes 1



L'I.C.E.T. est situé à Mons. On est en mesure de croire que la plupart d'étudiants africains qui peuvent facilement fréquenter l'I.C.E.T. devraient habiter Mons. La surprise n'est pas de taille, car 40% des étudiants africains qui fréquentent l'I.C.E.T. habitent à Bruxelles, 33% habitent Mons, 13% Ghlin, Framerie et Cuesmes sont habité chacun de 7% des «étudiants repondants ».
La question à se poser, est de savoir pourquoi le grand nombre d'étudiants africains préfère habiter à Bruxelles par rapport aux autres villes et faire des navettes : Bruxelles – Cuesmes pour les études.
Nous osons croire que cela ne peut se justifier que par les avantages que la capitale européenne leur offre : la possibilité de trouver du travail toute l'année, les week - end ou pendant les vacances. Nous allons vérifier cette supposition à la troisième partie de notre questionnaire : partie concernant l'emploi.

5-2 : La formation

Question n°7 : Pourquoi avez-vous choisi la Belgique pour faire vos études ? Cocher l'assertion qui correspond à votre première raison de choix.

RAISON DE CHOIX DE LA Belgique POUR LES ETUDES NBR.ETUDIANTS
Mon pays a des relations privilégiées avec la Belgique 4
La Belgique est un pays francophone 4
L'enseignement belge est de meilleurs qualité 3
On a le même système d'enseignement que la Belgique 2
Pour rejoindre ma famille et / ou mes amis 2
L'un de mes parents et / ou mes amis a étudié en Belgique 1
Les raisons de choix de la Belgique pour faire leurs études, par rapport à d'autres pays occidentaux ou d'autres pays les plus industrialisés pour les étudiants africains, sont multiple.
Par ordre de priorité, le fait que la Belgique ait des relations privilégiées avec quelques pays d'Afrique a été la première raison qui a amené 33% des jeunes africains de venir faire leurs études en Belgique, en suite vient, le fait que la Belgique est un pays francophone(25%).
Cependant, 17% des jeunes africains ont été attiré par la meilleure qualité de l'enseignement belge et le fait que leurs pays d'origine aient le même système d'enseignement que la Belgique.
Peu d'africains (8%) viennent en Belgique pour rejoindre leur famille ou leurs amis.
Et les autres sont en Belgique, puisque c'est ce pays qui les a accueillis comme demandeurs d'asile (cas des réfugiés).

Question n°8 : Pourquoi avez-vous choisi l'I.C.E.T. de Cuesmes pour votre formation ? Cocher l'assertion qui correspond à votre première raison de choix.

RAISONS DE CHOIX DE L'I.C.E.T. NBR.ETUDIANTS
J'ai reçu mon visa d'étude à partir de l'inscription de l'I.C.E.T 0
Le droit d'inscription à l'I.C.E.T. est peu élevé 3
Je n'avais pas trouvé d'inscription ailleurs 2
L'enseignement donné à l'I.C.E.T. et pratique et technique 6
L'enseignement de l'I.C.E.T. offre une passerelle pour l'université 3
L'horaire de cours à l'I.C.E.T. permet de suivre la formation et le travail 2
L'I.C.E.T. a une particularité. Son enseignement étant plus pratique et plus technique, a attiré plus de 37% des jeunes africains qui ont voulu être plus opérationnel sur le terrain de travail.
Les africains de « statut étudiant » trouvent plus intéressant le droit d'inscription à l'I.C.E.T. car il est moins élevé qu'ailleurs (19%).
Les étudiants qui n'avaient pas pu affronter l'université, fréquentent l'I.C.E.T. avec motivation car son enseignement leur offre (avec deux graduats) la possibilité de faire la licence à l'université(18%).
Les travailleurs cherchant une qualification ou une promotion dans leur travail après la formation de l'I.C.E.T., sont attiré par le fait que l'horaire de cours de l'I.C.E.T leur permet de suivre la formation et le travail (13%).
Les autres, sont les femmes au foyer qui ont choisi l'I.C.E.T. uniquement puisque avec l'I.C.E.T. elles arrivent à suivre leurs cours et s'occuper de leurs foyers, leur ménage et leurs enfants.

Question n°9 : A quelle année academique avez-vous obtenu votre diplôme à l'I.C.E.T. ?

ANNEE ACADEMIQUE NBR. ETUDIANTS
1994-1995 2
1995-1996 3
1996-1997 3
1997-1998 1
1998-1999 7



Selon notre enquête, le nombre de diplômés africains à l'I.C.E.T. a triplé les cinq dernières années en passant de 2 étudiants en 1994-1995 à 7 étudiants réussis en 1998-1999.
Nous pensons que cela est du au fait qu'avec le temps, les étudiants africains prennent conscience de l'importance de la formation de l'I.C.E.T. et de tous les avantages que cette formation leur réserve.
Avec le diplôme de l'I.C.E.T. (un diplôme belge), le problème d'équivalence ne se pose pas pour chercher le travail ou pour continuer ses études en Belgique.
Quels seront les résultats de l'année academique 1999-2000 dans le milieu africain ? Nous espérons que le nombre de réussite des africains va quadrupler.

Question n°10 : Dans quelle section ?

LES SECTIONS LES PLUS FREQUENTEES NBR.ETUDIANTS
Administration et gestion du personnel 5
Assurance 7
Gestion immobilière 0
Informatique programmeur 0
Marketing 4

Avec toutes les 5 sections que possède l'I.C.E.T., celles fréquentées par nos étudiants interrogés par ordre de préférence sont : Assurance (44% ), Gestion du personnel (31%) et puis vient le Marketing (25%).
L'informatique programmeur et la gestion immobilière n'ont pas été fréquenté, ceux qui les avaient fréquentés, les avaient échoués ; soit nous n'avions pas la chance d'entrer en contact avec les personnes intéressées.






Question n°11 : Avec quelle mention avez-vous décroché votre diplôme ?

MENTION OBTENU ALA REUSSITE NBR.ETUDIANTS
La plus grande distinction 0
Grande distinction 1
Distinction 9
Satisfaction 6

Il est à remarquer que 9/16 des «étudiants repondants » avaient réussi leurs études à l'I.C.E.T. avec distinction, soit 56% de repondants.
Après, viennent 6/16 qui avaient réussi avec satisfaction, soit 38% des répondants.
Et à la fin vient 1/16 des «étudiants repondants » a eu la distinction, soit 6% des étudiants repondants.

Question n°12 : Votre formation à l'I.C.E.T. était-elle ? Cocher la seule mention qui correspond à votre cas.

LA FORMATION DE L'I.C.E.T. NBR.ETUDIANTS
Première formation d'étude supérieure 7
Formation de réorintation ou rattrapage 4
Formation supplémentaire ou de recyclage 5
La formation de l'I.C.E.T. n'est pas pour tout le monde une formation supplémentaire ou de recyclage , ni une formation de réorientation ou de rattrapage mais plutôt et d'abord à 44% , une première formation d'études supérieures .
Par rapport à leur parcours estudiantin, après le niveau secondaire , l'I.C.E.T. est pour 7 étudiants africains sur 16 répondants, le premier contact avec l'enseignement supérieur.
Ceux qui étaient venu à l'I.C.E.T. avec d'autres diplômes d'études supérieures pour une formation supplémentaire ou de recyclage forment 31%, soit 5/16 des étudiants repondants de notre enquête.
Il reste 25% d'étudiants repondants qui étaient venu à l'I.C.E.T. après échec dans d'autres enseignements supérieurs pour se réorienter et d'autres qui avaient rareté leurs études au niveau secondaire (diplôme des humanités) et qui veulent se rattraper.
Heureusement, l'I.C.E.T. offre une dernière chance pour toutes ces personnes quel que soit leur statut en Belgique et leur âge.

Question n°13 : Comment avez-vous trouvé les cours dispensés à l'I.C.E.T. ? Marquer la croix dans case correspondant au degres d'accord qui vous convient.




COURS A L'I.C.E.T. TAFA DA PA PDTA PO
Plus pratique 13 1 2 0 0
Intéressant 10 4 0 0 2
Courts 11 2 1 0 2
Vaste 1 1 8 2 4
Approfondi 0 1 5 4 6
Les cours dispensés à l'I.C.E.T. sont appréciés differement par les étudiants africains par rapport à leur statut, leur préoccupation et surtout par rapport à leur passée c'est à dire par rapport à leur parcourt estudiantin. Par exemple, les étudiants qui viennent de l'université, soit ceux qui viennent de l'enseignement de plein exercice, trouveront trop superficiel l'enseignement de l'I.C.E.T. qui est de promotion sociale et les autres le trouveront approfondi. Ce qui est commun de tous les enseignements quel qu'il soit de plein exercice ou de promotion sociale est l'attitude que l'étudiant doit prendre : approfondir ses connaissances par des recherches personnelles et se recycler périodiquement pour la réadaptation permanente de ses connaissances aux progrès scientifiques.
Car l'école ne donne que des notions et c'est à l'étudiant de les approfondir dans sa vie quotidienne.
Notre enquête révèle que 13 étudiants sur 16 sont tout à fait d'accords que l'enseignement de l'I.C.E.T. est plus pratique et technique.
10/16 étudiants sont tout à fait d'accords que l'enseignement de l'I.C.E.T. est intéressant.
11/16 étudiants sont tout à fait d'accords que l'enseignement de l'I.C.E.T. est court.
8/16 étudiants ne sont pas d'accords de l'avis que l'enseignement de l'I.C.E.T. est vaste. Et 4/16 d'étudiants n'ont pas d'opinion sur cet avis.
Par contre 6/16 étudiants n'ont pas d'opinion sur cet avis que l'enseignement de l'I.C.E.T. est approfondi et 5/16 ne sont pas d'accord sur cet avis.
Nous pouvons conclure en disant que les cours dispensés à l'I.C.E.T. sont tout à fait pratiques, intéressants mais ils ne sont ni vastes, ni approfondis.

Question n°14 : A votre avis, les professeurs de l'I.C.E.T. sont-ils ? Marquer une croix dans la case correspondant au degré d'accord qui vous convient.

PROFESSEURS A L'I.C.E.T. TAFA DA PA PDTA PO
Qualifiés 7 6 2 0 1
Compétents 8 5 2 0 1
Sympathique 9 4 0 0 3
Ouverts 4 8 3 0 1
Fermes 0 1 7 3 5
L'opinion des étudiants africains est partagée pour apprécier les professeurs de l'I.C.E.T. de la même manière que leur opinion a été partagée pour donner leur avis sur les cours dispensés à l'I.C.E.T.
Néanmoins, l'enquête nous montre que 7/16 étudiants sont tout à fait d'accords que les professeurs de l'I.C.E.T. sont qualifiés et 6/16 sont seulement d'accords de cet avis.
8/16 étudiants sont tout à fait d'accords que les professeurs de l'I.C.E.T. sont compétents et 5/16 sont seulement d'accords de cet avis.
9/16 étudiants sont tout à fait d'accord que les professeurs de l'I.C.E.T. sont sympathiques et 4/16 sont seulement d'accord de cet avis.
Par contre 8/16 étudiants sont seulement d'accords de l'avis que les professeurs de l'I.C.E.T. sont ouverts mais 4/16 sont tout à fait d'accords de cet avis.
Et à la fin, 7/16 étudiants ne sont pas d'accords de l'avis que les professeurs de l'I.C.E.T. sont fermes et 5/16 n'ont pas donné leur opinion sur ce fait.
Nous pouvons conclure en disant que les professeurs de l'I.C.E.T. sont tout à fait sympathiques, ouverts mais ils ne sont pas fermes.

Question n°15 : Quel a été le mode de financement de vos études ?

MODE DE FINANCEMENT DES ETUDES NBR.ETUDIANTS
Bourse d'études 0
Aide familiale 4
Autres: CPAS(Minimex) 9
Job etudiant 3

Pour faire les études, il faut un financement. La plupart des étudiants échouent leurs études non pas par manque d'intelligence mais plutôt par manque des moyens pour financer leurs études. Les soucis de manque d'argent affecte leur motivation aux cours jusqu'à perdre le goût des études.
Notre enquête nous révèle que 56% des étudiants africains ayant fini à l'I.C.E.T. ont comme mode de financement de leurs études, le CPAS (Minimex).
Tous ces étudiants sont, soient réfugiés, immigrés ou naturalisés.
Ceux qui ont financé leurs études par l'aide familiale et job étudiant représentent ensemble 34% seulement. Ces étudiants sont en majorité ceux qui ont le statut étudiant en Belgique. Reste à savoir si l'aide familiale est régulière, fixe et suffisante pour financer leurs études. Ne réunissant pas les conditions matérielles, nombreux d'entre eux n'arrivent pas au bout de leurs formation avec succès.
Cette question de l'enquête confirme l'idée que nous avons avancée à la question 5 concernant les statuts qui ont d'avantages pour une catégorie d'africains (à savoir : ceux du statut de réfugié, d'immigré et de naturalisé) et qui est motivant pour ces études et l'autre catégorie (statut étudiant ) qui n'a pas des avantages et ainsi ils n'arrivent pas à réunir toutes les conditions pour réussir leurs études.
Les étudiants boursiers n'existent plus. Pour la R.D.Congo, c'est depuis 1992 que ses ressortissants ne perçoivent plus leurs bourses d'études. Pour subvenir à leurs besoins quotidiens et estudiantins, ils se contentent uniquement un job étudiant limité dans le temps et dans l'espace.

Question n°16 : Après l'obtention de votre graduat à l'I.C.E.T. : Cocher l'assertion qui correspond à votre cas.

APRES LE GRADUAT A L'I.C.E.T. NBR.ETUDIANTS
J'ai continué mes études à l'I.C.E.T. 5
J'ai continué mes études ailleurs 4
Je n'ai pas continué mes études 6
Nous avons voulu savoir la situation des étudiants africains, du point de vue études, après obtention de leur diplôme de graduat à l'I.C.E.T.. L'enquête nous révèle que 6/16 étudiants ont errerai leurs études, 5/16 étudiants ont continué leurs études à l'I.C.E.T.(les uns en post-graduat et les autres dans d'autres sections) et 4/16 étudiants ont continué leurs études ailleurs (les uns à l'université et les autres dans d'autres établissement d'enseignement supérieur de plein exercice et de promotion sociale en changeant de section ou en continuant dans les même sections.


Question n°17 : Que pensez-vous de l'administration de l'I.C.E.T. ? Marquer une croix dans la case correspondant au degré d'accord qui vous convient.

L'ADMINISTRATION DE L'I.C.E.T. TAFA DA PA PDTA PO
Bien organisée 6 4 1 1 4
Efficace 8 5 0 1 2
Accueillante 8 4 2 1 1
Compréhensible 11 4 0 1 0
Serviable 9 3 1 1 2
Sociable 10 4 0 1 1
Stricte 1 0 8 4 3

Les avis des étudiants africains sur l'administration de l'I.C.E.T. sont partagés à diffèrent degré.
6/16 étudiants sont tout à fait d'accords que l'administration de l'I.C.E.T. est bien organisée, 4/16 sont d'accords ; mais les autres 4/16 n'ont pas donné leur avis.
8/16 étudiants sont tout à fait d'accord que l'administration de l'I.C.E.T. est efficace et 5/16 sont seulement d'accords.
8/16 étudiants sont tout à fait d'accords que l'administration de l'I.C.E.T. est accueillante et 4/16 sont seulement d'accords.
11/16 étudiants sont tout à fait d'accords que l'administration de l'I.C.E.T. est compréhensible et 4/16 sont seulement d'accords.
9/16 étudiants sont tout à fait d'accords que l'administration de l'I.C.E.T. est serviable et 3/16 sont seulement d'accords.
10/16 étudiants sont tout à fait d'accords que l'administration de l'I.C.E.T. est sociable et 4/16 sont seulement d'accords.
8/16 étudiants ne sont pas d'accords de l'avis que l'administration de l'I.C.E.T. est stricte et 4/16 ne sont pas du tout d'accords.

Nous pouvons conclure en disant que l'administration de l'I.C.E.T. est tout à fait compréhensible et efficace mais elle n'est pas du tout stricte.




5-3 : L'emploi.


Question n°18 : Pendant votre formation à l'I.C.E.T., avez-vous effectué un travail étudiant (job-etudiant) ? Si oui, quel job etudiant ?


JOB ETUDIANT NBR.ETUDIANT
OUI 10
NON 6
Chaque année, un grand nombre d'étudiants travaillent pour se faire de l'argent de poche, pour partir en vacances ou pour financer un achat important. Plusieurs étudiants travaillent régulièrement pendant l'année scolaire pour payer leurs études.
L'importance de travail d'étudiant n'échappe pas aux étudiants africains.
L'enquête nous prouve que 62% des étudiants africains effectuent le job étudiant pendant leur formation à l'I.C.E.T., soit 10/16 étudiants repondants.
Il a été constaté pendant le dépouillement du questionnaire que ce sont les Africains du statut étudiant qui sont nombreux sur le terrain de job étudiant. Cela se justifie par le fait que le seul moyen qui les reste pour subvenir à leurs besoins et pour financer leurs études, est le job étudiant. Quant aux autres, le job étudiant est cherché pour partir en vacances ou pour financer un achat important.

Question n°19 : Actuellement êtes-vous au chômage ?

AU CHOMAGE NBR.ETUDIANTS
Oui 10
Non 6

Dans notre enquête 62% d'étudiants répondants sont inscrits au chômage.
Ne peuvent s'inscrire au chômage et bénéficier des allocations de chômage que les africains qui ont le statut de réfugie, d'immigré ou de naturalisé.

Question n°20 : Actuellement avez-vous un travail ? Si non, à votre avis pourquoi vous ne trouvez pas du travail ?

AU TRAVAIL NBR.ETUDIANTS
Oui 6
Non 10
Sur 16 étudiants africains diplômés de l'I.C.E.T., 6 d'entre eux travaillent, soient 38%.
La majorité, soit 62% d'étudiants d'origine africaine qui ont fini à l'I.C.E.T. et qui séjournent en Belgique n'arrivent pas à travailler. Ici nous parlons de travail déclaré (non pas le travail au noir).
Les raisons avancées par ces étudiants qui ne travaillent pas sont multiple mais je n'en invoquerais que quelques-uns une :
- Les uns disent que la région ou la ville où ils habitent est pauvre en offre d'emploi ; soit il y a plus de demandes que d'offres d'emploi.
- Les autres rencontrent de discrimination dans la sélection des demandeurs d'emploi pendant le recrutement ou quand ils se présentent à un rendez-vous fixé pour un entretien d'embauche surtout dans le domaine qu'ils ont fait à l'I.C.E.T. (par exemple, en Administration et gestion du personnel).
- En fin, il y a une autre catégorie d'africain qui ne cherche pas de travail. Ils se contentent du Minimex, soit ils ne veulent pas affronter la réalité du travail par complexe ou préjuger sur les employeurs, soit ils préfèrent continuer leurs études jusqu'au niveau de licence avant de chercher le travail.


Question n°21 : Quel type de travail exercez-vous ?

TYPE DE TRAVAIL EFFECTUER NBR.ETUDIANTS
Travail salarié du secteur public 0
Travail salarié du secteur privé 5
Travail indépendant 1
Travail bénévole 0

Sur le marché du travail il existe 4 types de travail : travail salarié du secteur public, le travail salarié du secteur privé, le travail indépendant et le travail bénévole.
Dans notre enquête, nous n'avons trouvé aucun étudiant d'origine africaine qui travaille dans le secteur public ni dans le bénévolat sur les 6 étudiants qui travaillent sur 16 «étudiants répondants ».
Le secteur public étant réservé aux nationaux et les places y étant trop limitées nos 6% d'étudiants naturalisés (voir question 5 sur les statuts) attendront longtemps pour trouver de place dans ce secteur. Néanmoins, ils doivent toujours tenter leur chance en répondant aux annonces de recrutement pour des postes vacants dans ce secteur.
Quant au travail bénévole, il est difficile aux africains de s'y lancer aussi longtemps qu'ils vivent dans une société plus capitaliste que communiste.
Le secteur privé est le plus attirant par les étudiants africains quel que soit, leur âge, leur sexe et leur statut. La majorité, soit 83% trouve de place dans ce secteur.
Puis vient, le travail indépendant où 17% d'étudiants africains répondant à notre questionnaire ont crée leurs propres entreprises et ainsi prendre leur destin en mains.
Reste à savoir si le travail qu'ils effectuent correspond aux études faites à l'I.C.E.T.

Question n°22 : Votre travail correspond-il aux études faites à l'I.C.E.T. ?

LE TRAVAIL ET L'I.C.E.T. NBR.ETUDIANTS
Oui 2
Non 4

Les étudiants qui travaillent, sont au nombre de 6 (soit 38% d'étudiants répondants : voir résultat question 20).
Seuls 2 étudiants sur 6, leur travail correspond aux études qu'ils ont faites à l'I.C.E.T.(soit 33% d'étudiants répondants : voir résultat question 22).


Question n°23 : Est-ce que le diplôme reçu à l'I.C.E.T. de Cuesmes vous est utile dans la recherche du travail ?

UTILITE DU DIPLÖME DE L'I.C.E.T. NBR.ETUDIANTS
Oui 16
Non 0

Même si 62% d'étudiants africains sont au chômage(question 19 et question 20) avec les diplômes de l'I.C.E.T. en poche et que 4 sur 6 étudiants qui travaillent, leur travail ne correspond pas aux études faites à l'I.C.E.T. tous les étudiants d'origine africaine qui ont fini leurs études à l'I.C.E.T. les cinq dernières années reconnaissent, à l'unanimité, l'utilité du diplôme de l'I.C.E.T. dans la recherche de leur travail ainsi que pour ceux qui doivent continuer leurs études à l'université.




CONCLUSION


Tout au long de notre travail au tours de la formation et de l'emploi en Belgique, nous nous sommes limités à « la formation de l'I.C.E.T. et l'emploi cas des étudiants africains durant les cinq dernières années ».

Nous avons voulu vérifiée par hypothèse si « la formation des étudiants africains à l'I.C.E.T. de Cuesmes mène à l'emploi »

Les résultats en notre possession , suite à l'enquête réalisée au milieu des étudiants africains qui avaient obtenu le diplôme de graduat à l'I.C.E.T. de Cuesmes et qui séjournent en Belgique nous confirme que la formation des étudiants africains à l'I.C.E.T. de Cuesmes mène à l'emploi.

L'I.C.E.T. produit des meilleurs éléments pour une meilleure société d'avenir. Bon nombre de pays africains envoient leurs éléments(de la fonction publique et même du secteur privé) pour uniquement faire une formation en Belgique et à l'I.C.E.T. en particulier.
Les résultats de notre enquête révèle l'importance capitale que renferme, non seulement la formation de l'I.C.E.T. mais plus encore son diplôme dans la recherche de l'emploi.

Le diplôme de l'I.C.E.T. est pour les étudiants d'origine africaine la clé à toutes les portes d'emploi, aussi bien en Belgique que dans le monde. Il est de loin plus important qu'un diplôme universitaire pour les africains qui séjournent en Belgique.


ANNEXE


BIBLIOGRAPHIE


BIBLIOGRAPHIE


1- Andréa REA, Jack PJETRI, Bernard HUBLET; Temps de passage entre l'école et l'entreprise, Fondation Roi Baudouin , 1990

2- Clés pour... La formation en alternance des jeunes, Ministère fédéral de l'emploi et du travail, Septembre 1998

3- Clés pour ... Le travail des étudiants, Ministère fédéral de l'emploi et du travail, Mars 1999

4- Clés pour ... Le premier emploi , Ministère fédéral de l'emploi et du travail.

5- Enseignement professionnel et entreprise, Fondation Roi Baudouin ,1992.

6- FOREM : Mission et organisation, JP Méan, 1996, Charleroi.

7- Formation continuée dans la région Mons - Borinage - Centre, Comité Subregional Emploi - Formation (C.S.E.F.) de Mons - La Louvière, Région de Mons Borinage Centre , 1992.

8- Guide de l'enseignement supérieur , Service d'Information sur les Etudes et les Professions ( S.I.E.P.)- Hainaut , 1999- 2000.

9- Guide des formations supérieures en Promotion Sociale, C.E.D.I.E.P., 1ère édition , 1999.

10- Le guide des Hautes Ecoles , C.E.D.I.E.P., 1ère édition 1997

11- Le guide des Hautes Ecoles , C.E.D.I.E.P. , 3e édition 1999

12- L'enseignement dans tous les sens , Infor jeune , Edition 96/97.

13- L'enseignement dans tous les sens , Infor jeune, Edition 98/99.

14- Les cahiers du C.S.E.F., n° 3 , Juin 1998

15- Les cahiers du C.S.E.F., n° 4, Mai 1999.

16- Les défis de la formation, E.S.P.? Paris 1990

17- Les stages, Transition 105 , Les carnets du Centre d'Information et de documentation études-professions-emplois (C.I.D.); Université Catholique de Louvain(ULC) 1999

18- Palmarès de l'I.C.E.T.: 1994-1995, 1995-1996, 1996-1997, 1997- 1998 et 1998-1999.

19- Passeport pour l'avenir, C.S.E.F. Mons - La Louvière, Juin 1999.

20- Préparez votre avenir , BBL Ligne Défi et S.I.E.P.(Service d'Information sur les Etudes et les Professions ) , 17e édition , 1998.

21- Procès verbaux de délibération de fin d'étude de l'I.C.E.T.(envoyés annuellement au Service de l'enseignement de promotion sociale du Ministère de l'éducation, de la recherche et de la formation de la Communauté française de Belgique).

22- Rapport d'activités du FOREM 98, JP Méan, Charleroi.

23- Registres matricules de l'I.C.E.T. : 1994-1995, 1995-1996, 1996-1997, 1997-1998 et 1998-1999.


Questionnaire

Mons, Le 26 Février 2000


Aux étudiants d'origine africaine qui ont obtenu leur diplôme à l'I.C.E.T. de Cuesmes durant les cinq dernières années: 1994-1995, 1995-1996, 1996-1997, 1997-1998, 1998-1999 et qui séjournent encore en Belgique.


Cher(e)s ami(e)s;


C'est dans le cadre de notre travail de fin d'études en Administration et gestion du personnel sur " La formation de l'I.C.E.T. et l'emploi, cas des étudiants africains durant les cinq dernières années" avec l'Hypothèse à vérifier si "La formation des étudiants africains à l'I.C.E.T. de Cuesmes mène à l'emploi"; que nous vous serions très reconnaissants si vous pouvez répondre au questionnaire anonyme et confidentiel ci-joint.

Dans ce questionnaire, nous abordons votre formation à l'I.C.E.T. et l'emploi pendant et / ou après la formation.

Nous vous remercions de votre participation à ce travail.


KASEREKA Muliraheru

RENSEIGNEMENTS GENERAUX

1- Age: ......ans.

2- Sexe:
Masculin.
Féminin.

3- Pays d'origine:
Algérie. Côte d'Ivoire. Maroc. Somalie.
Angola. Ethiopie R.D. Congo. Togo.
Cameroun. Gabon. Rwanda. Autre,préciser:
Congo-Brazza. Guinée. Sénégal. ................

4- Depuis combien de temps êtes - vous en Belgique? ...... ans.

5- Quel est votre statut en Belgique?
Etudiant(e).
Candidat réfugié(e).
Réfugié(e) reconnu par l'O.N.U.
Naturalisé(e).
Immigré(e) .

6- Dans quelle ville ou commune habitez - vous? ................................

CONCERNANT VOTRE FORMATION

7- Pourquoi avez - vous choisi la Belgique pour faire vos études?
Cocher l'assertion qui correspond à votre première raison de choix.
Mon pays a des relations privilégiées avec la Belgique.
La Belgique est un pays francophone.
L'enseignement Belge est de meilleurs qualité.
On a le même système d'enseignement que la Belgique.
Pour rejoindre ma famille et/ou mes amis.
L'un de mes parents et/ou de mes amis a étudié en Belgique.
Autre(s), préciser: ..............................................................................
..................................................................................................................

8- Pourquoi avez - vous choisi l'I.C.E.T. de Cuesmes pour votre formation?
Cocher l'assertion qui correspond à votre première raison de choix.
J'avais reçu mon visa d'études à partir de l'inscription de l'I.C.E.T.
Le droit d'inscription à l'I.C.E.T. est peu élevé.
Je n'avais pas trouver d'inscription ailleurs.
L'enseignement donné à l'I.C.E.T. à la fois pratique et technique.
L'enseignement de l'I.C.E.T. offre une passerelle pour continuer ses études à l'université.
L'horaire de cours à l'I.C.E.T. permet de suivre la formation et en même temps travailler
Autre(s), préciser: ................................................................................
..................................................................................................................

9- A quelle année académique avez - vous obtenu votre diplôme à l'I.C.E.T.?
1994 - 1995. 1996 - 1997 1998 - 1999.
1995 - 1996. 1997 - 1998.

10- Dans quelle section?
Administration et gestion du personnel.
Assurance.
Gestion immobilière.
Informatique programmeur.
Marketing.

11- Avec quelle mention aviez-vous décroché votre diplôme?
La plus grande distinction (90-99%).
Grande distinction (80-89%).
Distinction (70-79%).
Satisfaction (60-69%).

12- Votre formation à l'I.C.E.T. était - elle?
Cocher la seule mention qui correspond à votre cas.
La première formation d'études supérieures pour l'obtention du diplôme de graduat.
Une formation de réorientation ou de rattrapage après échec dans d'autres établissements.
Une formation supplémentaire ou de recyclage après obtention d'un autre diplôme d'études supérieures ailleurs.


13- Comment avez - vous trouvé les cours dispensés à l'I.C.E.T.?
Marquer une croix dans la case correspondant au degrés d'accord qui vous convient.

Tout à fait D'accord Pas Pas du tout Pas d'accord d'accord d'accord d'opinion

Plus pratiques :
Intéressants: :
Courts: :
Vastes :
Approfondis :

14- A votre avis, les professeurs de l'I.C.E.T. sont - ils?
Marquer une croix dans la case correspondant au degrés d'accord qui vous convient.
Tout à fait D'accord Pas Pas du tout Pas
d'accord d'accord d'accord d'opinion

Qualifiés :
Compétents :
Sympathiques :
Ouverts :
Fermes :

15- Quel a été le mode de financement de vos études?
Bourses d'études.
Aide familiale.
Autre(s), préciser: .................................................................................

16- Après l'obtention de votre graduat à l'I.C.E.T:
Cocher l'assertion qui correspond à votre cas.
J'ai continué mes études à l'I.C.E.T.
J'ai continué mes études ailleurs.
Je n'ai pas continué mes études.

17- Que pensez - vous de l'administration de l'I.C.E.T.?
Marquer une croix dans la case correspondant au degré d'accord qui vous convient.
Tout à fait D'accord Pas Pas du tout Pas
d'accord d'accord d'accord d'opinion

Bien organisée :
Efficace :
Accueillante :
Compréhensible :
Serviable :
Sociable :
Stricte :

CONCERNANT L'EMPLOI

18- Pendant votre formation à l'I.C.E.T. , avez - vous effectué un travail étudiant (job étudiant)?
Oui
Non
Si oui, quel type de job étudiant:
..................................................................................................................

19- Actuellement, êtes - vous au chômage?
Oui
Non
Si non, passer à la question suivante.

20- Actuellement, avez - vous un travail?
Oui
Non
Si oui, depuis quand:.................................................................................
Et passez aux questions suivantes.
Si non, à votre avis, pourquoi vous ne trouvez pas du travail?.................. ..............................................................................................................
Et passez à la question 23.

21- Quel type de travail exercez-vous?
Travail salarié dans le secteur public.
Travail salarié dans le secteur privé.
Travail indépendant.
Travail bénévole.
22- Votre travail correspond - t - il aux études faites à l'I.C.E.T. ?
Oui
Non

23- Est - ce que le diplôme reçu à l'I.C.E.T. de Cuesmes vous est utile dans la recherche du travail.
Oui
Non



Mons , le 26 février 2000

Aux étudiants africains de l'I.C.E.T. de Cuesmes.


Cher(e)s ami(e)s;

C'est dans le cadre du pré-test pour notre travail de fin d'études ( Graduat en administration et gestion du personnel) sur "La formation des étudiants africains à l'I.C.E.T. de Cuesmes et l'Emploi"; que nous vous serions très reconnaissants si vous pouvez répondre au questionnaire anonyme et confidentiel ci-joint.

Nous vous remercions d'avance de votre participation à ce travail.

KASEREKA Muliraheru



RENSEIGNEMENTS GENERAUX

1- Quel est votre âge? ...... ans.

2- Quel est votre sexe?
Masculin
Féminin

3- Quel est votre état civil?
Célibataire
Marié(e)
Divorcé(e)
Veuf(ve)
Autre(s), à préciser : ...............................................................................................

4- Quel est votre pays d'origine? .................................................................................

5- Depuis combien de temps, êtes - vous en Belgique? ............ ans et ............... mois.

6- Avez - vous séjourné dans un autre pays avant d'arriver en Belgique?
Oui
Non
Si oui, dans quel pays avez - vous séjourné? ...............................................................
Et pendant combien de temps? ....................................................................................

7- Quel est votre statut administratif en Belgique?
Etranger(e)
Candidat réfugié(e)
Réfugié(e)
Naturalisé(e)

8- Dans quelle ville ou commune habitez - vous?.........................................................

9- Quel type d'habitation avez - vous ?
Kot
Appartement
Maison
Villa

10- Avec qui partagez - vous votre ménage?
Seul(e)
La communauté (ami(e), frère, soeur)
La famille
Autre(s), à préciser: ................................................................................................




CONCERNANT VOTRE FORMATION

11- Pourquoi avez - vous choisi la Belgique pour faire vos études? .........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

12- Pourquoi avez - vous choisi la ville de Mons pour votre formation?
.........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................
13- Pourquoi avez - vous choisi l'I.C.E.T. de Cuesmes pour votre formation?
.........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

14- Quel est votre moyen de transport pour venir à l'I.C.E.T.?
Train Voiture
Bus Autre (à préciser): ................................................................

15- Dans quelle(e) section(s) êtes - vous inscrits à l'I.C.E.T.?
Administration et gestion du personnel Assurance
Informatique programmeur Marketing
Gestion immobilière

16- Pourquoi avez - vous choisi cette (ces) section(s)?
.........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

17- Comment trouvez - vous les cours dispensés à l'I.C.E.T. ?
.........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

18- Que pensez - vous des professeurs de l'I.C.E.T. ?
.........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

19- Que pensez - vous de l'Administration de l'I.C.E.T. ?
.........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

20- Quel est le mode de financement de vos études?
Bourse d'études Aide familiale
Autre(s), à préciser: ................................................................................................

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# Posté le mardi 08 juillet 2008 19:56

Mon memoire de licence en sciences de la santé publique de l'UCL Bruxelles, orientation: Promotion de la santé, Education pour la santé.

UNIVERSITE CATHOLIQUE DE LOUVAIN.

FACULTE DE MEDECINE – ECOLE DE SANTE PUBLIQUE.
HEALTH SYSTEMS RESEARCH.
UNITE D'EDUCATION POUR LA SANTE.



Représentations et perceptions des risques de santé liés aux piercings et tatouages chez les jeunes d'origine « Nande » vivant en Belgique.



Mémoire de Licence en Sciences
De la Santé publique, orientation :
Promotion de la Santé 
Education pour la Santé,
Réalisé et défendu par:
M. Kasereka MULIRAHERU.

Comité d'accompagnement :
1. Dr. Joëlle Berrewaerts, Professeur.
2. M. Songolea Bakalania.
3. M. Kirere Mathe, Chef des travaux.

Louvain – en – Woluwé ; Juin 2006.


REMERCIEMENTS


Un grand merci à tous ceux, de près et de loin, m'ont soutenu moralement et matériellement tout au long de ma formation en générale et en particulier pour réaliser ce mémoire.

La liste serait longue pour les citer tous, néanmoins, je me permets de citer les noms des membres du comité d'accompagnement qui m'ont enrichi de leurs connaissances et leurs expériences; il s'agit de:
Dr. Joëlle Berrewaerts, Professeur.
M. Songolea. Bakalania.
M. Kirere Mathe, Chef des travaux.

Une autre personne qui m'est chère et qui mérite d'être citée,
c'est ma fiancée Mwenge KALINGA.

Encore une fois - Grand Merci.


Résumé:
Titre du mémoire:
MULIRAHERU K. , Juin 2006, Représentations et perceptions des risques de santé liés aux piercings et tatouages chez les jeunes d'origine “Nande” vivant en Belgique, 69 pages.

Contenu:
Les piercings et les tatouages sont des pratiques qui sont devenues à la mode. Les jeunes de toute race et de toute origine n'en restent pas insensibles.
Ce sont des actes qui paraissent anodins mais ils présentent des risques réels.
En tant que promoteur et éducateur de la santé, nous pensons que nous avons un role a jouer. Mais par où commencer?
Cette situation peut être abordée de plusieurs manière; mais nous avons préféré l'aborder en explorant les représentations sociales liées à ces pratiques avec des questions – problèmes spécifiques suivantes:
Quelles sont les représentations que se font les jeunes des piercings et des tatouages?
Perçoivent – ils les risques de santé liés aux piercings et aux tatouages ?
Quel est leur comportement vis à vis de ces pratiques ?
Notre but est de participer à la définition des pistes d'interventions en éducation pour la santé à partir des informations recueillies au près des jeunes.

Méthodologie:
Nous nous sommes intéressés aux jeunes d'origine “Nande” âgés de 12 à 35 ans et vivant en Belgique à cause de leur attirance à ces pratiques et du fait qu'elles font partie de leur culture d'origine.
Un questionnaire anonyme, auto – administré a été utilisé pour explorer leur représentations et perceptions de risques et essayer de comprendre leur comportement. Les données recueillies ont été analysées et traitées par voie informatique (le logiciel Windows Excel et le logiciel SPSS for Windows).

Résultats:
L'ornement et la mode sont les représentations des piercings et tatouages évoquées par la majorité de jeunes. Le tatouage est aussi considéré comme moyen de soin pour une grande partie de ces jeunes.
Certains jeunes nande qui ont des piercings et/ou des tatouages développent un comportement défavorable à la santé dans ce domaine. Cela s'explique par le fait d'avoir réalisé leur 1er piercing (81%) ou 1er tatouage (75%) étant mineur d'âge. Le matériel utilisé (pistolet, boucle d'oreille n'était pas stérile. Leurs perceurs ou tatoueurs (parents, bijoutiers, amies, s½urs, voisines) n'étaient pas qualifiés , ni agrées. Ces jeunes ne connaissaient pas les précautions, indications et contre indications à respecter avant de poser ces actes. A fin, ils n'étaient pas attentifs aux soins à réaliser après ces pratiques. Et d'ailleurs, la plupart d'entre eux avez développés certains risques de santé; à savoir: les infections (abcès) et les cicatrices gonflées. Ces derniers ont été cités parmi les risques perçus par la majorité de ces jeunes.
Une campagne de sensibilisation suivie des formations sur les risques de santé liés à ces pratiques et sur les précautions à prendre pour promouvoir l'état de santé physique, mentale, sociale et spirituelle de ces jeunes sont à recommander.

Propositions des mots – clés:
Représentation – Perceptions – Piercings et tatouages(scarification)- Jeunes- Promotion de la santé – Education pour la santé.

ERRATA

Page N° de ligne Fautes Corrections
1 19 Piercing et tatouage (scarification) reste un réel problème de santé. Ne devrait pas apparaître sur la table des matières.
1 29 En Europe Ne devrait pas apparaître sur la table des matières
2 13 Oubli d'indiquer : Bibliographie et Annexes, dans la table des matières après Conclusion.
3 24 ... les jeunes à à ces pratiques. ... les jeunes à ces pratiques.
5 23 Grodos D. (200-2001, p29) Grodos D. (2000-2001, p29)
6 6 1.1 : Tatouages en Europe Oubli d'indiquer la référence : L'histoire du tatouage, consulté le 22/04/2005, à :
http://tatouage.France-decouverte1.com/

9 24 ... université catholique de louvai, ... Université Catholique de Louvain,
11 18 ... le comportement à risque cette population .... ... le comportement à risque de cette population .....
11 30 ... est indispensable si l'on attend au changement ..... ... est indispensable si l'on s'attend au changement ....
12 20 Ceci sera développé dans le paragraphe des concepts piercings et tatouages chez le peuple nande ; Ceci a été développé dans le paragraphe : 1.4 : Piercings et tatouages ou scarifications chez le peuple nande de la République démocratique du Congo.
13 10 ... une corps étranger va est placé ... un corps étranger va être placé ...
14 2 Du fait que notre recherche .......en Europe et en Afrique. Ce paragraphe devrait être supprimé.

20 12 ...le Dr. De Formestraux répond.... ... De Formestraux répond....
20 19 Mme Le Dr. De Formestraux a répond à cette question.... De Formestraux a répondu à cette question .....
21 26 ...adapté de Deccache A. en 1996... ...adapté de Deccache A. (1996) ....
25 27 ...Dr. Marcaux D. (2001).... ...Marcaux D. (2001)...
25 34 ...de 16 ans non accompagné.... ...de 16 ans non accompagnés...
26 3 ...certaine studios ... ...certains studios....
28 19 ...contre les forces néfaste..... ...contre les forces néfastes...
28 25 ...du jeune qui intégré la société... ...du jeune qui intègre la société...
28 26 A près avoir.... Après avoir ...
30 7 ...permettrait de d'attirer.... ...permettrait d'attirer...
30 16 ...être attribuer au d'une fonction ... ...être attribué à une fonction...
32 4 Mettre en place des pistes d'intervention afin de promouvoir l'état de santé ... Participer à la définition des pistes d'interventions à mettre en place pour promouvoir l'état de santé...
37
14 Avoir de piercing Avoir de piercing. (Oter cette ligne dans le tableau).
41 1 ...ce sont les aiguilles qui ont été utilisé...... ...ce sont les aiguilles qui ont été utilisées.....
42 3 Ne connaissent
Pas Ne connaissent pas (Ajuster cette colonne dans le tableau)
42 19 Ne connaissent
Pas Ne connaissent pas (Ajuster cette colonne dans le tableau)
43 3 Soins
Réalisés Soins réalisés (Ajuster cette colonne dans le tableau)
43 10 Sécher leur peau à tamponnant... Sécher la peau à tamponnant...
43 16 Jeunes répondants Jeunes répondants (Ajuster cette colonne dans le tableau).
43 30 Jeunes répondants Jeunes répondants (Ajuster cette colonne dans le tableau).
44 27 ...et le fiare sur les oreilles. ...et le faire sur les oreilles.
47 4 Piercing % Tatouage % Piering % Tatouage % (Ajuster ces colonnes dans le tableau)
48 3 Piercing % Tatouage % Piercing % Tatouage % (Ajuster ces colonnes dans le tableau).
48 29 ...perçoit les risque de santé... ...perçoit les risques de santé...
48 30 ...aux tatouage et une minorité... ...aux tatouages et une minorité...
52 1 La fig. '12)... La fig. (12)...
52 1 ...réaction des proche après... ...réaction des proches après...
53 4 ...conséquences des piericng... ...conséquences de piercing...
53 19 ...les proposition les plus évoquées... ...les propositions les plus évoquées...
53 20 ...chez de personnes qualifiées... ...chez des personnes qualifiées...
53 20 ...réaliser des campagne... ...réaliser des campagnes...
54 5 ...nos objectifs et la finalité...évoqué... ...nos objectifs et la finalité ...évoqués..
54 11 ...en place vis à vis des informations... ...en place à partir des informations...
54 14 Les jeunes congolais... Les jeunes nande...
54 15 ...des jeunes congolais... ...des jeunes nande...
54 17 Dans une seul but... Dans un seul but...
54 18 ...des jeunes congolais... ...des jeunes nande...
55 13 ...représentations de piercing et tatouages... ...représentations des piercings et tatouages...
56 28-41 Pour ce qui concerne...familiales ou religieuses. Ce paragraphe devrait se trouver à la page 58, dans le sous titre 3.4.5 : Représentations et perceptions des jeunes nande du Congo démocratique.
56 39 ...l'impression d'un faire partie... ...l'impression de faire partie...
57 2 ...irréversiblement. ...irreversibilité.
57 30 ...les vêtements...amble qui laisse... ...les vêtements...ambles qui laissent...
57 34 ...doucement avec linge... ...doucement avec un linge...
57 36 ...certains à développé... ...certains à développer...
58 3 Un comportement à risque ne peut que produire des risques (A remplacer par) Ces risques proviennent d'un comportement à risque qu'ils ont développé.
59 12 ...la majorité de ces jeunes est étudiant. ...la majorité de ces jeunes est étudiante.
59 17 ...de la plupart de leur proche... ..de la plupart de leurs proches...
60 15 ...un soins chez eux. ...un soin chez eux.
60 17 ...les risques les plus perçu... ...les risques les plus perçus...
60 18 La plus part de ces jeunes ont l'intention... La plupart de ces jeunes a l'intention...
Résumé 1 Resumé Résumé
Résumé 7 ...de tout origine... ...de toute origine...
Résumé 8 ...risques reels. ...risques réels.
Résumé 9 ...un role a jouer. ...un rôle à jouer.
Résumé 11 Cette situation peut être abordé de plusieurs manière... Cette situation peut être abordée de plusieurs manières...
Résumé 12 ...explorant les representations... ...explorant les représentations...
Résumé 17 ...à la definition des pistes d'interventions en education... ...à la définition des pistes d'interventions en éducation...
Résumé 20 ...interessés aux jeunes... ...intéressés aux jeunes...
Résumé 23 Un questionnaire anonyme auto-administré a été utilisé pour explorer leur représentations... Un questionnaire auto-administré a été utilisé pour explorer leurs représentations...
Résumé 25 Les données recueillies ont été analysé et traité par... Les données recueillies ont été analysées et traitées par...
Résumé 27 Resultats Résultats
Résumé 28 ...les representations des piercing et tatouage ...les représentations des piercings et tatouages...
Résumé 30 Certains jeunes...des tatouage developpent... Certains jeunes...des tatouages développent...
Résumé 31 ...comportement défavorable à la santé comportement défavorable à la santé dans ce domaine. ...comportement défavorable à la santé dans ce domaine.
Résumé 33 Leur perceurs... Leurs perceurs...
Résumé 37 Ces dernier ont été cité parmi... Ces dernières ont été citées parmi...
Résumé 38 Une campagne de sensibilisation et des formations sur les risques de santé lies à ces pratiques... Une campagne de sensibilisation et de formation sur les risques de santé liés...
Résumé 40 ...santé physique, mentela, sociale et spirituelles... ...santé physique, mentale, sociale et spirituelle...

TABLE DES MATIERES

INTRODUCTION
Notre objet de recherche et inventaire des questions
Nos questions – problèmes spécifiques
Notre objectif général (finalité)
Nos objectifs spécifiques
Nos objectifs opérationnels
Notre motivation
Spécificités de la recherche
Place de la promotion de la santé et éducation pour la santé dans cette recherche
Subdivision du travail

PARTIE THEORIQUE

CHAPITRE 1 : DESCRIPTION DE LA SITUATION
1.1 : Tatouages en Europe
1.2 : Tatouages en Afrique blanche (Afrique arabe ou Afrique du Nord)
1.3 : Tatouages en Afrique noire ou Afrique sub – saharienne
1.4: Piercing et tatouage ou scarification chez le peuple Nande
de la République démocratique du Congo

CHAPITRE 2 : CADRE CONCEPTUEL
2.1: Définition du concept de «Représentations » et de « Perceptions »
2.2: Définition du concept « peuple nande»
2.3 : Définition du concept de « piercing » et « tatouage ou scarification »
2.4: Définition du concept « Santé, promotion santé et éducation pour la santé»

CHAPITRE 3 : CADRE PROBLEMATIQUE GENERAL
3.1.:Comportement de santé lié au piercing et tatouage
3.2 : Comportement à risque lié au piercing et tatouage
3.3 : Les conséquences du comportement à risque lié au piercing et tatouage sur la santé
3.4 : Facteurs d'influence du comportement lié aux piercings et tatouages.
3.4.1 : Facteurs individuels ou liés à la personne : Les jeunes
3.4.2 : Facteurs liés aux autres personnes
3.4.3 : Facteurs d'interaction
3.4.4: Facteur socio – environnementaux

CHAPITRE 4: CADRE PROBLEMATIQUE RESTREINT
4.1 : Les différentes représentations des tatouage (scarification) et
piercing dans le temps et dans l'espace
4.2 : Perceptions des risques de santé liés aux piercings et tatouages
et leur influence sur le comportement à risque.
4.3 : Questions – problèmes du mémoire
4.4: Objectif général (finalité) du mémoire
4.5: Objectifs spécifiques
4.7: Objectifs opérationnels

PARTIE PRATIQUE

CHAPITRE 1 : METHODOLOGIE DE LA RECHERCHE
1.1: Population et échantillon
1.2 : Méthodes de collecte d'information
1.3 : Méthodes de traitement et analyse des informations

CHAPITRE 2 : RESULTATS DE LA RECHERCHE
2.1 : La situation socio-démographique des jeunes nande en Belgique
2.2 : Le comportement de jeunes nande vis à vis de piercing et tatouage (scarification)
2.3 : Intention de comportement de piercing et tatouage chez les jeunes nande
2.4 : Les représentations des piercings et des tatouages chez les jeunes nande
2.5 : Les perceptions de risques de santé chez les jeunes nande
2.6 : Autres facteurs d'influence du comportement des jeunes nande
2.7: Propositions des jeunes nande pour éviter les risques de santé

CHAPITRE 3 : DISCUSSION
3.1 : De l'introduction
3.2 : Du choix de la population
3.3 : De la méthodologie
3.4 : Des résultats

CONCLUSIONS
1. Conclusions du mémoire
2. Généralisation des résultats
3. Reproblématisation
4. Perspectives d'intervention en éducation pour la santé

BIBLIOGRAPHIE

ANNEXE : Questionnaire anonyme


INTRODUCTION

Notre objet de recherche et inventaire des questions

Depuis la plus haute antiquité, des faits marquent des époques. Il y a quelques décennies, fumer un cigare, une cigarette en public représentait la célébrité, l'élégance, la richesse, la mode... mais suite à des interdictions ( de vendre aux jeunes de moins de 16 ans et de fumer en public) par différents gouvernements (belge et autres), ce fait n'a plus les mêmes représentations, la tendance devient de plus à plus inversée en Belgique et ailleurs dans le monde.

De nos jours, on remarque un engouement des personnes attirées par un fait de mode qui est le piercing et le tatouage, appelé scarification chez les africains.
A la télévision, dans les trains, métros, trams, bus, églises, écoles ; bref dans tous les lieux publics, il ne manque au moins une personne, de toute race qui porte une marque sur son corps.
Dans un cadre culturel, nous étions appelé à encadrer des jeunes d'origine africaine. Nous avons remarqué aussi chez eux une attirance à ces pratiques.
Lors de notre stage d'études infirmières aux urgences d'un hôpital en province, nous étions appelé à faire le pansement d'une plaie infectée sur un piercing dans la région ombilicale. Nous étions forts interpellés de voir la souffrance de notre jeune patiente. A part ce cas, plusieurs fois avant certains examens radiologiques et / ou certaines interventions chirurgicales, il est souvent demandé aux personnes d'enlever des piercing qu'ils portaient pour ne pas fausser les résultats de l'examen ou pour ne pas subir des effets indésirables de l'examen suite à la présence de ces piercings. Pour éviter les risques d'auto-infection, les personnes tatouées sont obligées de prendre plusieurs fois de douches avant de subir une opération chirurgicale pour diminuer les risques d'auto infection.

A partir de cela, nous nous sommes posés la question de savoir ce que ces pratiques de piercing et tatouages (scarifications) représentent pour les jeunes. Les facteurs qui influencent les jeunes à ces pratiques. Sont – elles dues à l'âge, au sexe, à la culture, au niveau socio-économique, à l'état – civil, aux origines culturelles, à la tradition, à la mode ...
Il y a lieu aussi de se poser la question de savoir si ces jeunes, perçoivent les risques de santé liés à ces pratiques ?.
Quel est spécifiquement le comportement des jeunes nande congolais vivant en Belgique vis à vis de ces pratiques?
Enfin, que faire pour promouvoir la santé des jeunes , en général et des jeunes « nande » en particulier, face aux risques de santé liés aux piercings et tatouages (scarifications) en Belgique?

L' objet de notre étude est l'exploration des représentations des jeunes nande, une communauté d'origine congolaise vivant en Belgique sur les piercings et tatouages (ou scarifications) et leurs perceptions des risques de santé liés à ces pratiques.

Nos questions – problèmes spécifiques:

1. Quelles sont les représentations que se font les jeunes nande vivant en Belgique des piercings et tatouages ou scarifications?
2. Perçoivent – ils les risques de santé liés aux piercings et tatouages ?
3. Quel est leur comportement vis à vis de ces pratiques ?
4. Quelles perspectives d'intervention en Education pour la Santé mettre en place pour agir sur les représentations de ces jeunes .

Notre objectif général (finalité):
Contribuer à la définition des pistes d'interventions à mettre en place pour promouvoir l'état de santé (physique, mentale, sociale et spirituelle) des jeunes nande vivant en Belgique à partir de leurs représentations des piercings et tatouages ou scarifications et leurs perceptions des risques de santé liés à ces pratiques.

Nos objectifs spécifiques :
1. Avoir une bonne compréhension des représentations des piercings et tatouages (scarifications) chez les jeunes nande vivant en Belgique.
2. Déterminer leurs perceptions sur les risques de santé lié à ces pratiques.
3. Essayer de comprendre leur comportement vis à vis de ces pratiques.

Nos objectifs opérationnels :

1. Connaître le sens ou signification que les jeunes donnent à ces pratiques à partir de leurs histoires, leurs vécus, leurs croyances et leurs motivations.
2. Explorer leurs connaissances sur les risques de santé liés à ces pratiques.
3. Explorer leurs opinions, leurs motivations et leurs attitudes vis à vis de ces pratiques. Deliège D. (1996, p118) nous rejoint en disant que « l'analyse des motivations et des attitudes aide à comprendre les comportements et à tenter de les prévoire ».

Notre motivation :

Plusieurs raisons nous ont motivés dans le choix de l'objet de notre étude :
Raison conceptuelle : notre curiosité intellectuelle sur les risques de santé liés aux piercings et tatouages ; et l'effet que peuvent produire des interventions d'éducation pour la santé adaptées aux jeunes sur base de leurs représentations et perceptions.
Raison pragmatique : notre contact avec les jeunes « nande » vivant en Belgique a été susceptible de faciliter la réalisation de notre recherche.
Raison personnelle : notre insatisfaction face aux travaux effectués ultérieurement. Certains sociologues comme Le Breton D. (2002) dans leurs travaux, se sont limités à la recherche des sens à donner aux pratiques de tatouage et piercing aux près des jeunes européens; les médecins comme Luminet B. et Guyonnet J-P. (2002) ont ausculté les conditions dans lesquelles se déroulent le tatouage et les piercings dans les studios européens; et les hommes politiques tel que Destexhe A. (2002) se sont souciés de la réglementation en matière de tatouage et piercing en Belgique. Au point de vue « promotion de l'état de santé et le bien être des jeunes de l'Afrique noire en général, et des jeunes nande en particulier» sur les risques de santé liés à ses pratiques, il n'y a pas beaucoup d'écrits, ni d'études réalisée dans ce sens.

Spécificités de la recherche

La particularité de notre recherche se situe au niveau de la population ciblée.
Les jeunes qui font l'objet de cette étude, sont issus d'un peuple qui pratique le tatouage (scarification) et le piercing dans leur culture d'origine. Dans cette dernière ces pratiques se réalisent dans un but esthétique, thérapeutique et magique. Ces jeunes se retrouvent maintenant dans un autre milieu, au sein d'un autre peuple où ces pratiques sont à la mode mais avec peut être un sens différent. Il conviendrait également de vérifier si ces derniers maintiennent – ils les mêmes représentations culturelles traditionnelles ou épousent – ils celles de leur milieu d'accueil ou encore font une symbiose entre les représentations occidentales et africaines en matière de piercing et tatouage.
Et vis à vis de ces représentations, développent – ils des comportements de santé ou des comportements à risques?
Le promoteur ou éducateur de la santé a le devoir de chercher des réponses à ces questions pour pouvoir planifier des interventions en éducation pour la santé.

Place de la promotion de la santé et éducation pour la santé dans cette recherche.

Les représentations ont une grande influence sur le comportement des individus. Cela pose problème quand ces représentations produisent ou maintiennent un comportement à risque au sein d'une population.
Nous croyons qu'une meilleure politique de promotion de la santé est celle qui se construit ou prend ses racines à partir des représentations qu'ont les personnes sur les problèmes qui concernent leur propre santé : « Ne pas tenir compte de la perception du problème par la population, expose à une conception technocratique de la planification, qu'on a pu reprocher aux promoteurs des soins de santé primaires ». Grodos D. (2000-2001, p29)

La connaissance des représentations des jeunes nande vivant en Belgique aidera les éducateurs et promoteurs de santé à trouver les éléments nécessaires à leur comportement pour promouvoir leur état de santé et leur bien être en matière de la pratique des piercings et tatouages (scarifications).

Subdivision du travail :

Après l'introduction, vous trouverez la première partie (Partie théorique).
Dans celle ci nous développons le cadre conceptuel qui définit les concepts utilisés et le cadre problématique qui définira d'abord le comportement de santé lié au piercing et tatouage, les conséquences du comportement à risque sur l'état de santé puis nous chercherons à comprendre ou à expliquer les facteurs qui influencent le comportement des gens vis à vis de ces pratiques.
Cela nous amènera à la deuxième partie (Partie pratique).
Dans la partie pratique, nous présentons la méthodologie de recherche qui décrit la population et l'échantillon, outils de travail utilisés et méthodes d'analyse. Les résultats et la discussion suivront avant de terminer par une conclusion générale et perspective sur les actions d'éducation pour la santé.



PARTIE THEORIQUE

CHAPITRE 1 : DESCRIPTION DE LA SITUATION

La pratique de piercing et tatouage, jadis des traditions culturelles, elles sont devenues la mode. Les hommes et les femmes de toute race et de toute origine culturelle se voient être attirés par ces pratiques. Les jeunes n'en restent pas indifférents.

1.1 : Tatouages en Europe

En 1924, en Sibérie des corps datant de 520 av. J. – C. furent découverts, dont l'un d'eux avait le bras entièrement tatoué de figures fantastiques (tel qu'un animal regroupant : tigre, cerf, aigle et serpent). Sur la jambe droite il y avait un poisson partant de la cheville au genou.
L'hypothèse soutenue est que ces tatouages seraient une marque de courage, de noblesse, un signe protecteur ou tout simplement une décoration.
Les Romains, eux, utilisaient le tatouage pour marquer les soldats de la légion Romaines. Le motif représentait un aigle et le nom du général.
En Grèce, ce sont les esclaves qui portaient le nom de leur maître.
Mais, l'histoire du tatouage en Europe est assez floue. Cette pratique se serait éteinte au Moyen – Age suite à la condamnation de l'Eglise qui considérait le tatouage comme une marque du démon. Le tatouage a été interdit par le Pape Adrier 1er en 787, cette interdiction ne résista pas à la coutume. Même les textes bibliques sont précis sur cette pratique, ils n'en sont pas pour autant dénoués de paradoxes, et les adeptes ont eu vite fait de controverser cette condamnation.
Ce qui n'empêchera pas le tatouage de réapparaître au XVIIIe siècle grâce aux navigateurs qui vont ramener de leurs expéditions à travers le monde des souvenirs inscrits à jamais sur leur propres chairs ...

1.2: Tatouages en Afrique blanche (Afrique arabe ou Afrique du Nord)

Il est supposé que le tatouage en Afrique du Nord existait il y a 3000 ans av JC. Ces tatouages avaient une valeur rituelle et prophylactique.
Les motifs les plus fréquemment représentés sont les croissants, les lignes verticales et les losanges, ils étaient disposés essentiellement sur le visage.
Bien que cette pratique soit très ancienne, l'islam condamne le tatouage (aussi bien ceux qui s'y soumettent, qui le fait.) Selon le Coran, rien ne doit modifier la création de Dieu sous peine d'être un 'allié' de Satan. « ... Je leur condamnerai ceux qui ils altéreront la création d'Allah... » (Sourate 4 – V 118 à V 121).
De plus, un hadith (tradition relative aux actes et paroles du Prophète Mahomet qui fait autorité immédiatement après le Coran) rejette « celle qui met de faux cheveux, celle qui s'en fait mettre, celle qui tatoue et celle qui se fait tatouer ».
Néanmoins, malgré l'interdiction religieuse, le tatouage reste répandu; son passé et ses coutumes prenant le dessus sur l'interdit. Pour parer à cet interdit, il existe également un tatouage qui se veut éphémère, c'est le tatouage au henné que les femmes se font sur les pieds et les mains. En Algérie, le tatouage est d'une couleur bleue foncé, et représente des croix, des lignes, des points.
Le tatouage nord africain n'est pas une marque tribale, mais servait à différencier les classes sociales.
En effet, le tatouage est autant décoratif que médical.

3: Tatouages en Afrique noire ou Afrique sub – saharienne

En Afrique noire, le tatouage est essentiellement tribal et effectué par scarifications. C'est un embellissement et aussi un vêtement.
Chez le peuple 'Sarakole' d'Afrique Occidentale, les gencives des filles sont tatouées en bleu, à l'aide d'une épine vers l'âge de 13 à 14 ans.
Pour les noirs, le tatouage permettait de prouver son identité par une marque tribale, et de se différencier des esclaves, qui eux, n'étaient pas marqués.
Le tatouage et scarification en Afrique Noire sont revendicateurs des rites d'initiation. Ils peuvent accompagner le fait d'appartenir à une communauté, marquer le passage d'un état à un autre (celui d'enfant à adolescent ou adolescent à l'adulte).
Toutes ces agressions corporelles vont fortifier la personnalité de celui qui les subi, et augmenter ses force vitales.
Chez les 'Konkomba' du Togo du nord, les hommes et les femmes ont le torse entièrement scarifié et portent sur le visage des dessins noircis au charbon représentant la tribu.
Les hommes sont scarifiés à l'âge de 20 ans, les femmes dès la puberté ou dès qu'elles sont enceintes.

1.4: Piercing et tatouage ou scarification chez le peuple Nande de la République démocratique du Congo.

Nous avons effectué une enquête sur le tatouage (scarification) et piercing chez le peuple nande dans la Province du Nord Kivu en République Démocratique du Congo au mois de septembre 2005.

Cette enquête a été réalisée suite à une insuffisance d'écrits sur le tatouage et piercing chez le peuple nande. Notre présence sur le terrain nous a permis des récolter beaucoup d'informations à ce sujet et de mieux cerner ce problème.

Nous avons rencontré des personnes tatouées et percées qui nous ont livré leurs témoignages. Ceci confirme l'existence de ces pratiques dans la communauté nande.

La tradition orale nous relate que la pratique de piercing et de tatouage a été amenée par les arabes pendant l'achat des esclaves (avant 18 e siècle). Chaque patron arabe mettait des signes à ses 'marchandises' (esclaves) pour les différencier de ceux des autres. Par exemple, on mettait le signe de croix sur la figure ou bien on perçait les oreilles et on y insérait un morceau de bois, soit on perçait le nez. Alors les gens qui revenaient de là se moquaient de ceux qui n'avaient pas ces marques. C'est à partir de ce temps que ces pratiques sont devenues comme une mode au sein du peuple nande.

Une autre version orale précise que la scarification chez les nande avait commencé dans un but thérapeutique ou médical. Le tatouage (olusako, en langue nande) est l'une des manières dont les ancêtres soignaient leurs malades. (Kakiranyi Kule L (1998)).
Quand les marques ou cicatrices laissées par cette pratique ont commencé à attirer les gens par leur belle apparence au sein de la communauté, les gens ont commencé à solliciter les scarificateurs (o'musaki) pour leur faire des tatouages dans le but purement esthétique cette fois ci. Il existe aussi des scarifications dans un but magique, mystique ou métaphysique chez les nande. Dans ce dernier cas, la scarification est réalisée :
• Soit pour nouer des alliances ou pacte entre différents tribus ou clans en suçant ou en buvant le sang des uns par les autres;
• Soit pour offrir des sacrifices à Dieu (Nyamuhanga),ou aux esprits et aux ancêtres ;
• Soit pour conférer une certaine puissance contre les forces néfastes (tatouages magiques ou mystiques et tatouage prophylactique).

Le premier tatouage et piercing chez le peuple nande peut être réalisé à tout âge.

On utilise la lame de roseau (musarangati), lame de rasoir (olughembe) ou un fer tranchant ou non mais chauffé ou l'os d'un animal robuste ou une pierre bien taillée ou un couteau forgé très tranchant ou une aiguille spéciale chaude (omuera) qu'on applique à un endroit du corps et inciser. Kakiranyi Kule L. (1998) confirme ce moyen utilisé pour tatouer en disant que le tatouage se faisait à l'aide d'une lame de rasoir traditionnel (o lughembe) qui jouait le même rôle que la ventouse mais à un endroit bien précis du corps où se localisait la maladie, par exemple en cas de point de côté (a katingu).

Quand Kakiranyi Kule L. (1998) relate les instruments pour la médecine traditionnelle chez les nande, il définit 'o lughembe' comme étant le rasoir traditionnelle pour inciser le corps du malade à l'endroit où l'on devait appliquer le remède ; ou encore pour faire écouler du mauvais sang des veines, parfois considéré comme une des causes de maladies (maux de tête entre autres). Un des instruments dont se servaient les guérisseurs pour administrer les différents médicaments issus pour la plus part des plantes médicinales ou d'autres produits.

On introduit soit un mélange de poudre et piment, la farine des os écrasés de poissons (kafeke)
soit un mélange d'herbe médicinale, soit du cendre issus de diverses plantes ou objets ou des braises, soit on frotte la sève d'une plante médicinale (ex, liranga) découpée, à l'endroit incisé.

Sans anesthésie locale, on incise la partie du corps avec le matériel à sa disposition, puis on laisse seulement couler le sang, soit au même moment que le sang coule, on mélange le produit médicamenteux avec le sang en le laissant pénétrer le corps. Puis on applique un produit cicatrisant.

Bergmans L. (1973) écrit que chez le peuple nande quand le mal de tête persistait, le père de famille lui – même faisait à l'aide de son rasoir des scarifications assez profondes à l'endroit douloureux. Il a écrit aussi en 1971 sur le peuple nande disant que quand un homme, une femme ou un enfant tombe malade ; il s'adresse d'abord à un infirmier ou un médecin. Si le malade n'est pas guérit, on recourt au 'musaki' (le magicien). Celui – ci ayant à sa disposition de vrais médicaments, extraits de plantes, guérit parfois effectivement le malade. Mais le plus souvent il emploie des moyens 'métaphysiques', par exemple, à l'aide d'un 'kinuno' (corne trouée), il extrait d'une scarification pratiquée sur le bras, la poitrine ou le dos, du sang et des 'saletés' sont censés être projetés dans le corps du malade par un 'muloyi' (le sorcier), personne reconnue avoir une propriété qui le rend capable de faire du mal aux autres, par des moyens secrets et métaphysiques.
Pour le piercing, on troue une partie du corps par une aiguille chaude, soit par des épines et cela sans anesthésie locale puis on y introduit des bijoux en acier ou en bois.

Plusieurs raisons de diminution de la fréquence de ces pratiques au sein de la communauté nande ont été évoqué par les témoins, nous citons entre autres : la croyance religieuse, (certaines églises et religions interdisent le piercing et / ou tatouages dans leur doctrine au sein de la communauté), la croyance de plus en plus à la médecine moderne, et la présence croissante des infirmiers et médecins modernes au sein de la communauté nande. Malgré cela, la médecine traditionnelle continue à être sollicitée par un grand nombre de gens.

Quelque soient les représentations qu'ont les gens sur les piercings et tatouage dans l'espace et dans le temps, toutes ces pratiques exposent à des risques, rare mais réels de transmission d'infections ou maladies. Ces risques dépendent du comportement adopté par les opérateurs (perceurs et tatoueurs ou scarificateurs) et le comportement des opérés (les percés et les tatoués ou scarifiés). Les risques de santé que présentent ces pratiques attire l'attention du personnel des santé, tels que les médecins, infirmiers, les hygiénistes hospitaliers, ect.
La souffrance morale est souvent accentué par le fait que certains risques sont irréversibles, tels que les cicatrices indélébiles et disgracieuses et le caractère permanent
Piercing et tatouage (scarification) reste un réel problème de santé :
D'après Grodos D. et Tonlet R. , un problème de santé , peut être défini comme une souffrance actuelle ou potentiel qui résulte d'un processus perturbant l'état de santé et provoquant un état de mal – être individuel ou collectif. Le processus qui aboutit au problème de santé peut être la maladie ou une autre cause de déséquilibre du binôme « déterminants de la santé – état de santé ». Le concept de problème santé prend en compte la souffrance individuelle et ses conséquences sociales.

CHAPITRE 2 : CADRE CONCEPTUEL

Dans ce chapitre, nous définissons de manière concrète, les termes « représentation et perceptions », « peuple Nande », « piercing et tatouage (scarification) »et les termes « Santé, Promotion santé et éducation pour la santé ».

2.1: Définition du concept de «Représentations » et de « Perceptions »

D'après l'encyclopédie multimédia Larousse ; en psychologie, la représentation est une perception, image mentale, etc. dont le contenu se rapporte à un objet, à une situation, etc. du monde dans lequel vit le sujet. En philosophie, la représentation, c'est ce par quoi un objet est présent à l'esprit (image, concept, etc.).
La perception, c'est la représentation consciente à partir de sensations; conscience d'une sensation, des sensations.
Selon Piaget (1976), la représentation est une reconstruction de l'objet, expressive du sujet.
Chez Durkheim, cité par Moscovici S. 1989, la représentation désigne, en priorité, une vaste classe de formes mentales (sciences, religions, mythes, espace, temps) d'opinions et de savoir sans distinction.
Abric J C. (1988), dira qu'on appelle représentation « le produit et le processus d'une activité mentale par laquelle un individu ou un groupe reconstitue le réel auquel il est confronté et lui attribue une signification spécifique ». Cette définition est appuyée par GRISEZ (1975) qui dit que la notion de représentation est une approche des phénomènes qui ne s'intéresse plus exclusivement aux facteurs et aux comportements directement observables mais qui met l'accent sur leur dimension symbolique, qui se centre sur la notion de signification.
La représentation est la reconstitution du réel auquel on est confronté en lui attribuant une signification spécifique.

La notion du sens ou de signification revient fréquemment dans les définitions que la plus part d'auteur ont donné au terme « représentation ».
Il est à préciser que la signification ou le sens que l'on donne à un objet ou une situation est un ensemble organisé d'opinions, d'attitudes, de croyances et d'information se référant à cet objet ou cette situation. Elle est déterminée à la fois par le sujet lui même (son histoire, son vécu), par le système social et idéologique dans lequel il est inséré, et par la nature des liens que le sujet entretient avec ce système social.

Laplantine F. cité par Jodelet D. (2003) donne une autre précision en disant qu'une représentation est un savoir qui ne doute pas de lui – même. Et Durkheim (1968), cité par Moscovici S. (1989), ajoute que les représentations sont la manière dont l'être pense les choses de son expérience propre.

A la fin, Jodelet D. (2003) conclue que les représentations sont reconstituées des éléments divers: éléments informatifs, cognitifs, idéologiques, normatifs, croyances, valeurs, attitudes, opinions, images, etc. Ce sont des productions mentales sociales.

Pour nous, la représentation est tout ce qu'évoque un objet ou une situation dans notre esprit, en d'autres termes, la représentation est le sens ou la signification que nous donnons à un objet ou une situation quelconque.
Dans le cas de piercing et tatouage, la revue de littérature nous a révélé plusieurs sens que différent peuple du monde donne à ces pratiques. Il est parfois considéré comme un signe de noblesse, signe de beauté, soit comme signe de révolte jusqu'à être considéré comme un signe de marginalité, puis comme un sacrilège. Toutes les représentations et perceptions seront détaillées dans la suite.

Nous pensons que l'exploration des représentations des piercings et tatouages doit être réalisée au sein d'une population bien précise. Cette étude doit s'intéresser aux connaissances de cette population mais aussi aux sources d'information de cette population. Car leur représentations ont une origine et un moyen de diffusion. Donc cette origine et ce moyen de diffusion doivent être connus.

En abordant les représentations des piercings et tatouages au sein d'un groupe, nous nous attendons à la façon dont ces pratiques sont nommées, interprétées ; et la manière dont le membre de ce groupe se conduisent ou agissent vis à vis de ces pratiques.

La découverte des représentations sociales de piercing et tatouage, nous permettra de connaître l'origine du comportement de cette société. Et si nous voulons changer le comportement à risque de cette population, il nous suffira d'agir ou de changer d'abord la représentation de cette population en cette matière.

La notion de représentation sociale, pour nous promoteurs et éducateurs de la santé, nous permet d'orienter notre attention sur le rôle d'ensemble organisé de significations sociales dans le processus éducatif. Elle nous offre une voie nouvelle à l'explication de mécanismes par lesquels des facteurs proprement sociaux agissent sur le processus éducatif et en influence les résultats. Elle nous aide à trouver l'origine des attentes ou besoins de la société en matière de la promotion de leur santé.

Nous terminerons ce paragraphe en disant qu'une meilleure politique de promotion de la santé sur les piercings et tatouages est celle qui se construit ou prend ses racines (à partir) des représentations qu'ont les personnes sur les problèmes qui concernent leur propre santé. Travailler sur les représentations des gens, est indispensable si l'on s'attend au changement de leur comportement.

2.2: Définition du concept « peuple nande»

Le peuple nande forme une ethnie parmi plus de 250 ethnies répertoriées en République Démocratique du Congo. Elle se retrouve généralement dans les territoires de Lubero et Beni à l'Est du Congo.

L'Afrique traditionnelle ne reconnaissant pas de pays avant 1885 ; c'est à la conférence de Berlin qu'on a partagé l'Afrique à plusieurs pays. Avant cela, il n'y avait que des Royaumes.
Le peuple nande était dans le Royaume de Kitara situé en Ouganda. Puis pendant les grandes migrations africaines, un groupe du peuple nande a migré vers le Congo démocratique et un autre groupe est resté en Ouganda.

La langue parlée par ce peuple, c'est le kinande.

KAKULE TATSOPA WA MUGHALITSA (1995) décrit le peuple nande de la manière suivante : « Le munande a une taille moyenne de 1m60 sauf ceux de région des hautes montagnes. Il habite dans les zones de Beni et Butembo du Congo démocratique à cheval sur l'équateur situées entre 1°26' latitude nord et 1°20' latitude sud, 28° et 30° longitude Est.

Ses limites sont :
• A l'Est : la République de l'Ouganda.
• A l'Ouest : la province Orientale (Ex. Région du Haut Zaïre) du Congo démocratique.
• Au Sud : les territoires (Ex. Zones) de Rutshuru et de Walikale.
• Au Nord : le territoire Oriental (Ex. Région du Haut Zaïre) du Congo démocratique.

Venant du Royaume de Kitara (Uganda), c'est un peuple calme, cultivateur, entreprenant et commerçant.
D'après le recensement du 4e trimestre, région du nord Kivu en 1994, leur nombre s'élève à 1.469.595.

La tribu se divise en clans (sous groupes) de : Bahira, Bakira, Basukali, Batangi, Bamate, Baswagha, Bahumbe, Batike, Bahambo, Babinga, Bakumbule et Bito.
Les Batangi, Bamate, Baswagha et Basukali administrent des collectivités tandis que les autres sont parsemés dans ces collectivités.

Entre autres aspects culturels, les piercings et les tatouages ou scarifications sont des pratiques qui existent dans la culture nande. Ceci a été développé dans le paragraphe 1.4 : Piercings et tatouages chez le peuple nande de la République démocratique du Congo.

2.3 : Définition du concept de « piercing » et « tatouage ou scarification »

Piercing (terme venant de l'Anglais), d'après le Dicos Microsoft Corporation (1993 – 2002), 1. C'est « un petit trou (percé sur une partie du corps) dans lequel on place un bijou ou un petit objet » ;.
Le Petit Larousse (2000, p.781), définit le piercing aussi à ces termes : « Pratique consistant à percer la peau du corps ou certains organes pour y fixer un bijou ; ce bijou. (On dit aussi perçage) ». Donc le piercing est parfois considéré comme le « trou », soit comme le « bijou » et d'autres fois comme « la pratique même de faire des trous et d'y poser des bijoux ».

D'après l'encyclopédie multimédia Larousse, « le tatouage est un dessin indélébile pratiqué sur le corps à l'aide de piqûres qui introduisent sous la peau une matière colorante », « La scarification est une incision superficielle de la peau pratiquée de manière à laisser une cicatrice, dans un dessin symbolique ou rituel » ; la scarification est aussi la cicatrice laissée par une telle incision. Cette définition rejoint celle de Le Larousse (1980) au point de vue des dessins indélébiles imprimés sur la peau.

Il est à noter qu'en Afrique, le tatouage se fait par scarification.
Les tatouages africains sont des cicatrices et dessins laissés par les incisions faites sur le corps par un rasoir ou tout autre objet tranchant.

Le précis de Dermatologie de Darrier (cité par Brunney P. et Guyon D., 1979) décrit le terme tatouage en ces termes : « Taches ou dessins qui résultent de l'introduction volontaire dans le derme, de particules colorées et insolubles qui persistent indéfiniment » Ici l'auteur précise le caractère volontaire de cette pratique. Il s'agit bien d'un choix.
La définition de tatouage et de piercing retenue, parmi tant d'autres, est celle de Destexhe A. (2002) et celle de Salmandjee Y. (2003) car elles sont complémentaires :
Dans la proposition de loi sur les pratiques du tatouage et du piercing déposée par Destexhe A., (Bruxelles, le 15 novembre 2002) à son article 2 « Le tatouage est toute pratique visant à marquer le corps humain de façon durable en injectant une substance colorante sous l'épiderme » .Et « Le piercing est toute perforation de l'épiderme en vue d'y introduire un corps étranger à caractère ornemental ». Marquer le corps humain de façon durable et la substance colorante utilisée dans le tatouage sont deux éléments qui ont attirée notre attention. Cette précision sur la durabilité du tatouage et le produit utilisé sont nécessaires à signaler au public. Cette définition met aussi en évidence l'aspect ornemental du piercing
Dans le piercing, on perfore l'épiderme ; ou la muqueuse puis un 'corps étranger' va être placé dans l'organisme. Dès lors, certaines règles sont incontournables pour que tout se passe pour le mieux (à voir dans la suite).
De son côté, Salmandjee Y. donne d'autres éléments qui complètent celles de Destexhe A. disant que: « Tatouage est une action de marquer ou orner une partie du corps de dessins ou d'inscription par l'introduction de substances colorantes sous la peau, au moyen d'une aiguille ». Dans cette définition l'auteur précise certaines marques de tatouage (dessins et inscription) et souligne l'aiguille qui est l'outil utilisé pour tatouer. En effet, pendant le tatouage le praticien dépose, avec son dermographe – un appareil électrique qui perfore la peau par vibration très rapide d'un groupe de fines aiguilles – des pigments dans la peau à une profondeur de 1 à 2 millimètres, selon un certain dessin réalisé à la main ou selon le procédé du pochoir.
« Piercing est une pratique qui consiste à perforer différentes parties du corps pour y introduire un bijou ou un ornement quelconque ». Dans cette définition l'auteur précise le matériel souvent placée dans les trous du piercing qui est le bijou, il peut être en métal ou en bois. Mais placer un piercing ne se limite pas à une aiguille et un bijou. Il y a les ustensiles, comme les pinces. Dans ces cas, les parties du corps les plus prisées sont les sourcils, le pavillon de l'oreille, les lèvres, la langue, le nez, le nombril, les mamelons et les parties génitales.

Conclusion :
Pour moi, « le tatouage (scarification) est premièrement toute pratique esthétique ou thérapeutique ou mystique qui consiste à marquer une partie du corps (la peau ou la muqueuse) de façon durable des dessins ou d'inscriptions ou de cicatrices par l'introduction de substances colorantes, cicatrisantes ou médicinales au moyen d'une aiguille ou de tout objet tranchant ». Deuxièmement, c'est un dessin, une inscription ou des cicatrices marqué sur une partie du corps (la peau ou la muqueuse) par l'introduction des substances colorantes, cicatrisantes ou médicinales au moyen d'aiguille ou de tout objet tranchant.
Et « le piercing est premièrement toute pratique esthétique qui consiste à perforer une partie du corps (la peau ou la muqueuse) pour y introduire un corps étranger sous forme d'objet en acier ou en bois». Deuxièmement, C'est « un petit trou percé sur une partie du corps(la peau ou la muqueuse) dans lequel on place un bijou ou un petit objet.

Je pense que toutes les cultures se retrouveront dans cette définition.



1.4: Définition du concept « Santé, promotion santé et éducation pour la santé»

Santé :

Depuis 1946, l'OMS définit la santé comme un « état de complet bien – être physique, mental et social ».

Berthet E. (1983), cité par Bury J. A. (1988) , définit la santé à ses termes : « La santé est l'équilibre et l'harmonie de toutes les possibilités de la personne humaine, biologiques et sociales. Qui exige d'une part la satisfaction des besoins fondamentaux de l'homme qui sont qualitativement les même pour tous les être humains, d'autre part une adaptation sans cesse remise en question de l'homme à un environnement en perpétuelle mutation ».
L'équilibre et l'harmonie de toutes les possibilités, toutes les ressources, tous les potentiels que l'être humain possède, c'est ça la santé.

Les jeunes nande ont des possibilités et ressources de se faire tatouer et / ou percer mais y – a – t – il un équilibre et une harmonie dans l'usage de ses ressources ?

Pour moi, la SANTÉ est un capital, un potentiel, toutes les possibilités que possède l'être humain (physiquement, mentalement, socialement et spirituellement) ou une ressource à bien gérer.

Education pour la santé ?

D'après Piette D. et Schleiper A. (1985), cité par Bury J. A. (1988) : « Eduquer des personnes pour la santé, c'est, compte tenu des compétences acquises et potentielles de ces personnes, mettre en ½uvre les informations, formations et apprentissages nécessaires pour que ces personnes soient aptes à discerner (savoir) et adopter (savoir – être et savoir – faire) pour elles – mêmes et pour ceux dont elles sont responsables les attitudes et comportement requis en vue de :
• Promouvoir un bien – être physique, psychologique et social durable,
• Prévenir les risques de maladies et d'accidents,
• Réduire les invalidités fonctionnelles ».

Pour moi, l'éducation pour la santé est une aide apportée à quelqu'un pour développer tous ses potentiels, ses possibilités, ses ressources et rester en harmonie et en équilibre avec lui et avec son entourage.
En d'autre terme, l'éducation pour la santé donne à l'homme les compétences de gestion ou de rester en harmonie et en équilibre avec tout ce qu'il possède au point de vue physique, mental, social et spirituel.

Promotion de la santé :

La charte d'Ottawa (1986) définit la promotion de la santé comme : « le processus qui confère aux populations les moyens d'assurer un plus grand contrôle sur leur propre santé et de l'améliorer ».
La charte d'Ottawa propose 5 axes pour la promotion de la santé :
• Axe politique
• Axe environnemental
• Axe communautaire
• Axe éducationnel
• Axe institutionnel
La seconde conférence internationale sur la promotion de la santé qui s'est tenue en Australie, à Adélaïde, en avril 1988 a donnée aux politiques de santé une nouvelle orientation en privilégiant la participation de la population, la coopération entre les divers secteurs de la société et les soins de santé primaires.

Au niveau belge, le décret du 14/07/1997, organisant la promotion de la santé en Communauté française de Belgique, définit celle – ci comme « le processus qui vise à permettre à l'individu et à la collectivité d'agir sur les facteurs déterminants de la santé et, ce faisant, d'améliorer celle – ci, en privilégiant l'engagement de la population dans une prise en charge collective et solidaire de la vie quotidienne, alliant choix personnel et responsabilité sociale. La promotion de la santé vise à améliorer le bien – être de la population en mobilisant de façon concertée l'ensemble des politiques publiques ».

Pour agir sur les facteurs déterminant de la santé ou pour les améliorer, il faut d'abord les connaître. C'est dans cette optique que se trouve notre démarche. Nous voulons agir sur les représentations des jeunes sur les piercings et tatouage. Pour ce faire, nous voulons d'abord connaître leurs représentations.

D'après Tessier S, Andreys J B et Ribeiro M A, la promotion de la santé inclus toutes les actions pouvant avoir une influence sur la santé d'une population, en insistant sur la responsabilisation de l'individu et de la communauté pour le maintien de cette santé. Cela revient à dire que en ce cas, il ne s'agit ni de guérir, ni seulement de prévenir mais de mettre en place les éléments indispensables à la réalisation de ce qu'est la santé, des activités à portée de tout un chacun pour l'entretenir.

C'est pourquoi nous pensons qu'avec notre approche de la problématique des tatouages et piercing au près des jeunes nande vivant en Belgique, nous toucherons cette population et voir dans quelle mesure nous pouvons agir ensemble pour promouvoir leur santé.

CHAPITRE 3 : CADRE PROBLEMATIQUE GENERAL

Avant de développer les facteurs qui expliquent l'existence d'un tel ou tel comportement, nous allons d'abord définir le comportement de santé lié au piercing et tatouage. Nous mettrons l'accent sur le comportement à risque et ses conséquences néfastes sur l'état de santé et le bien être des jeunes; car c'est sur celui ci que les interventions en promotion et éducation pour la santé seraient envisageables.

3.1.:Comportement de santé lié au piercing et tatouage :

Le comportement de santé, comportement positif ou favorable lié aux piercings et tatouages se caractérise par les attitudes, les actions ou réactions avant, pendant et après leur réalisation. Ce comportement se manifeste dans tous les choix relatifs aux piercings et tatouage et dans le respect des précautions à prendre ou soins à réaliser. De manière concrète :

Dans le choix du studio et du professionnel qui pratique le piercing et le tatouage. Le bon choix du professionnel consiste d'aller chez un tatoueur ou perceur qui a une qualification (c'est dire qui est formé ou spécialisée dans ce domaine), qui est agrée (c'est à dire qui est autorisé à exercer cette profession), qui est sérieux et qui respecte les règles d'hygiène ou d'asepsie. Ceci ressort du texte de loi réglementant les tatouages et les piercings en Belgique. Une formation sera obligatoire pour obtenir l'agrément. Et seules les personnes ayant reçu l'agrément du ministre pourront procéder aux actes de tatouage et de piercing. Elles ne recevront cette attestation qu'en rentrant un dossier prouvant qu'elles ont suivi une formation de 20 heures minimum donnant les principes de base en matière de risque d'infection et d'hémorragie, de toxicité des pigments, de prévention des maladies transmissibles. Les futurs tatoueurs et perceurs devront être initiés aux premiers soins à accomplir en cas de problème, comme aux principes universels d'hygiène (port de gants, etc.), désinfection et d'asepsies, de la stérilisation du matériel réutilisable et jusqu'à l'entretien des locaux ou la gestion des déchets. Leurs locaux et matériels devront également être conformes aux règles mentionnées dans l'arrêté.
Des inspecteurs de l'hygiène effectueront des contrôles.

Dans le choix de la partie du corps à tatouer et / ou au type de piercing à faire.
Le bon choix consiste à respecter les contre indications spécifiques à un type de piercing.
D'après Yasmina SALMANDJEE (2003 :
- Le piercing de la langue est déconseillé chez un asthmatique à cause du problème d'aspiration.
- Le piercing du téton est déconseillé chez une femme possédant des implants mammaires à cause du risque élevé d'infection suite à ce piercing.
- Le piercing du sein est déconseillé chez une femme en période d'allaitement car il risque de transpercer les canaux galactophores menant au téton. Le lait peut donc jaillir du piercing pendant l'allaitement.
- Le piercing du nombril, du téton ou des parties génitales sont déconseillé chez une femme enceintes car ils peuvent poser des complications au cours de la grossesse et / ou de l'accouchement.

Dans le choix du moment ou l'âge au moment de se percer ou se tatouer.
D'après Yasmina SALMANDJEE (2003), le piercing est contre indiqué ou déconseillé aux :
- Personnes sous traitement anticoagulant car il empêche une cicatrisation
- Personnes sous traitement à l'aspirine car ce dernier fluidifie le sang et ralentit la coagulation du sang.
- Personnes sous traitement aux corticostéroïdes car ils augmentent le risque d'infection.
- Personnes sous thérapie immunosuppressive (généralement prescrits après une greffe, par ex.) ralentissent considérablement les durées de guérison et amplifient le risque d'infection
- Personnes présentant une infection de la peau ; même si l'infection ne concerne pas la partie du corps ciblée par le piercing.
- Personnes alcoolique ou toxicomanes car l'alcool et les drogues liquéfient le sang.
- Personnes atteintes d'hémophilie, du sida, de l'hépatite B et C vu la vulnérabilité du système et risques de transmission de leurs maladies dans certains cas.
- Personnes sous chimiothérapie car elle réduit les capacités de guérison et augmente le risque d'infection.
- Personnes présentant des maladies cardio-vasculaires car jusqu'à la cicatrisation complète, un piercing peut s'infecter. Le risque d'infection du c½ur est donc élevé et peut être fatal.

Le piercing et le tatouage sont déconseillé chez un adolescent et mineur dont la croissance n'est pas encore terminée: Pendant la croissance, son corps va changer et le piercing et / ou le tatouage en souffrira forcement.
Le texte de loi belge sur les piercings et tatouage interdit piercing et tatouage sur les mineurs de moins de 16 ans. Selon l'arrêté, seul le piercing du lobe de l'oreille (la classique boucle d'oreille) sera autorisé avant l'âge de 16 ans si le mineur se présente chez le perceur accompagné d'une personne investie de l'autorité parentale.
Les autres types de piercings (nez, arcade, nombril, cartilage de l'oreille, ...) pourront être effectués sur le mineur âgé de 16 à 18 ans, toujours accompagnés d'une personne investie de l'autorité parentale ou si le perceur est en possession préalable d'un accord parental écrit. Idem pour le tatouage. Par contre le piercing des parties génitales et des mamelons sera interdit pour un jeune âgé de moins de 18 ans.

De même, d'après Yasmina SALMANDJEE (2003) le tatouage est contre – indiqué aux :
- Personnes sous traitements médicaux empêchant la cicatrisation ou augmentant le risque d'infection.
- Personne diabétique, insuffisant rénal et atteintes des maladies auto-immunes.
- Personnes alcooliques ou toxicomanes
- Les femmes enceintes
- Les adolescents et mineurs
- L'exposition au soleil après le tatouage est proscrite
- Personnes atteinte d'hémophilie, du sida, de l'hépatite B et C
- Personnes présentant des maladies cardio – vasculaires ou sous chimiothérapie.
- Personnes qui possèdent un appareil cardiaque, à cause du système magnétique de la machine.

Etre attentif aux soins ou actes à réaliser après piercing ou tatouage. Il suffit de respecter les précautions à prendre , les indications et contre indications après le piercing ou le tatouage.
De manière à protéger tant le client que le professionnels, le texte de loi belge exige au client de signer un document de consentement qui stipule les risques, les soins nécessaires à apporter lors de la cicatrisation, les précautions particulières, contre – indications et complications.
D'après Yasmina SALMANDJEE (2003), il y a plusieurs précautions à prendre après le tatouage et piercing
Précautions à prendre après le piercing :
- Ne toucher le piercing qu'après un nettoyage soigneux des mains
- Conserver le piercing d'origine, celui posé par le perceur, jusqu'à cicatrisation.
- Préférer les vêtements en coton, plutôt ample (le piercing doit respirer) et fuir les synthétiques irritant pour la peau.
- Préférer des compresses de gazes au coton qui « peluche » et s'accroche à la peau
- Eviter les produits cosmétiques et autres solutions alcoolisées (parfum)
- Eviter les bains et piscines, saunas et hammams ou encore cabines UV pendant toute la période de cicatrisation car ils sont connus pour leur fort risque de contamination bactérienne.
- Garder une hygiène corporelle irréprochable.
Précautions à prendre après le tatouage ou les soins à réaliser :
- Otez votre pansement le lendemain en le mouillant à l'eau tiède.
- Nettoyez le tatouage délicatement à l'eau avec du savon doux ou une solution antiseptique légère (pas d'alcool ou autre solution qui creuse la peau : l'eau oxygénée et certaines pommades sont à éviter car ils ralentissent le cicatrisation).
- Laissez sécher et appliquez 2X/jour une fine couche de crème cicatrisant d'Homéoplasmine en pharmacie sur le tatouage jusqu'à ce que la peau retrouve son aspect normal (environ deux à trois semaines).
- Vous n'avez dès lors plus besoin de pansement.
- Laver les mains avant chaque soin
- Eviter les bains à la maison, à la piscine ni à la mer
- Eviter l'eau salée ou chlorée à l'endroit tatoué.
- Sécher la peau à tamponnant doucement avec un linge propre et doux
- Maintenez votre tatouage toujours propre.
- En cas de croûtes ne les arrachez pas.
- En cas de démangeaison ne grattez pas mais tapotez votre tatouage.

3.2 : Comportement à risque lié au piercing et tatouage.

Le comportement à risque, comportement négatif ou défavorable à la santé vis à vis des pratiques de piercing et tatouage est l'opposé du comportement de santé, positif ou favorable à la santé. Le comportement à risque se résume par le mauvais choix de tatouage ou piercing et le non respect des précautions à prendre avant et après. Voir paragraphe précédent.

3.3 : Les conséquences du comportement à risque lié au piercing et tatouage sur la santé

Le comportement à risque lié au piercing et tatouage présentent des conséquences néfastes sur l'état de santé et la qualité de vie des gens.

Les risques de santé lié aux piercing et tatouages ont fait l'objet de plusieurs recherches dans les pays les plus industrialisés, ces cinq dernières années. Les chercheurs se sont intéressé aux ateliers, aux professionnels et aux personnes qui veulent se faire tatouer ou se faire percer.

En France :
Pendant l'été 1999, une étude exploratoire a été menée auprès de huit studios de tatouage et / ou de piercing dans un département français.
Les auteurs de l'étude, Luminet B. et Guyonnet J-P. (2OO2) , concluent que la pratique des tatoueurs et des perceurs menée auprès de huit studios révèle des lacunes d'hygiène préoccupantes pour la santé publique.
Un paragraphe de la conclusion de ce travail, signale que: « La réalisation d'une enquête de plus grande envergure, intégrant le suivi des clients et des infections éventuelles permettrait de mieux cerner le risque réel de transmission infectieux ».

En Europe :
Le 17 juillet 2003 – Une recherche européenne a étudié les risques sanitaires des tatouages et des piercings .
La commission chargée de cette recherche confirme la présence des risques de santé liés aux piercings et tatouage. Parmi ces risques nous pouvons citer : des infections virales comme l'hépatite et le VIH ; des infections bactériennes et mycoses ; des réactions allergiques, comme une irritation cutanée et de l'urticaire ; des lésions malignes, comme le mélanome ; la lèpre et d'autres maladies contagieuses.
Philippe Busquin, Commissaire européen à la recherche disait qu'il espère que les résultats de la recherche européenne sensibiliseront le public aux risques liés à cette pratique, encourageront les tatoueurs professionnels à respecter les conditions de sécurité, et inciteront les pouvoirs publics en Europe à prendre les mesures qui s'imposent à cet égard ».

En Belgique :
Le conseil supérieur d'hygiène – CSH- HGR en Belgique (2002) dans son avis n° 7674 a adressé certaines recommandations aux perceurs et tatoueurs en matière d'hygiène des instruments afin d'éviter la transmission des maladies infectieuses et surtout virales en disant que : « Les tatoueurs et perceurs devraient être clairement avertis des risques infectieux qu'ils encourent dans leur pratique et des risques qu'ils font encourir à leurs clients ».
Puis il ajoute que : « Outre le risque viral, il convient de rappeler, le risque bactérien,( ...) le risque de réactions allergiques de la peau ... ». Ce conseil évoque ces risques sans en donner aucun chiffre statistique.
Destexhe A. (2002) dans sa proposition de loi sur les pratiques du tatouage et du piercing à Bruxelles, le 15 novembre 2002 ne présente aucun chiffre statistique des cas des risques de santé mais affirme que ces pratiques comportent un risque réel d'infection et de transmission de maladies virales.

Plusieurs études confirment l'existence des risques de santé liés à ces pratiques si les principes d'hygiène ne sont pas respectés . Il s'agit, entre autres, l'étude réalisée par Sperry K. en 1992 à Atlanta (USA) dans la quelle il dit que : « Le tatouage peut avoir pour résultat une variété de complications non communes et des réactions contraires aux pigments, et certaines maladies infectieuses peuvent être transmises par inadvertance à travers le tatouage quand les instruments ne sont pas bien stérilisés, ou quand une mauvaise technique est utilisée ».



Risque de tatouage sur la peau noire

Est – ce qu'un tatouage ressort bien sur une peau noire ?
Tout dépend de la teinte de peau et de couleurs utilisées pour le tatouage. Sur une peau mâte, il vaut mieux, faire des tatouages en noir.
Sur une peau noire, certaine couleur ressortiront mieux que d'autres, comme le rouge par exemple, et le noir.
Il est vrai que « le tatouage est surtout pratiqué par des populations à peau claire et métisse. Il se pratique plus rarement chez les population à peau noire » .
La couleur de peau a – t – elle une importance pour se faire tatouer ?
A cette question, De Fourmestraux répond en disant qu': « Il y a plus de risques pour la peau noire qui réagit parfois en présentant des complications, comme une mauvaise cicatrisation (cicatrices hypertrophiques = en riel) ou comme une dépigmentation (perte de couleur) » .

L'irréversibilité de tatouage et la réversibilité de piercing

Y – a – t – il des solutions pour effacer un tatouage et que sont – elles ?
« On estime en effet que 50% des individus porteurs de tatouage déplorent leur caractère permanent et souhaitent les faire enlever » .
De Formestraux a répond à cette question en disant : « Il n'y a pas des solutions miracles. La chirurgie ou les laser permettent d'estomper les dessins mais au prix parfois de cicatrices indélébiles et disgracieuses. Pour un dermatologue, lorsque le tatouage est tout petit, c'est quelque fois dommage d'enlever de la peau ... Mais, nous sommes confrontés à des personnes qui ne supportent plus ce témoin du passé et qui veulent l'enlever à tout prix ; par ce que le regard des autres (l'entourage) peut être négatif. On ne peut pas effacer et la peau ne sera jamais comme avant. Pour le piercing, c'est plus facile à l'enlever... Avec un tatouage, on n'est jamais sans rien ... cela peut être lourd à porter toute une vie. Et le tatouage est irréversible » .

Piercing et tatouage (scarification) : un problème de santé

Un problème de santé , peut être défini comme une souffrance actuelle ou potentiel qui résulte d'un processus perturbant l'état de santé et provoquant un état de mal – être individuel ou collectif. Le processus qui aboutit au problème de santé peut être la maladie ou une autre cause de déséquilibre du binôme « déterminants de la santé – état de santé ». Le concept de problème santé prend en compte la souffrance individuelle et ses conséquences sociales.

Les risques de santé que présentent la pratique de piercing et tatouage sont un réel problème de santé publique dans notre société. Les résultats de la recherche européenne du 17 juillet 2003 sur les risques sanitaires des tatouages et des piercings sont une preuve scientifique du problème.

3.4 : Facteurs d'influence du comportement lié aux piercings et tatouages.

En 1990, dans un manuel d'éducation pour la santé dans l'optique des soins de santé primaire, l'OMS a essayé d'expliquer comment comprendre les comportements des gens. Il y a bien de raisons, écrit – elle, pour les quelles les gens se comportent de telle ou de telle façon. Il faut savoir ce qui motive un comportement favorable ou défavorable à la santé. Elle a présenté quatre grandes motivations ; à savoir : 1/ L'intellect et l'affectivité qui sont influencés par les connaissances, les croyances, les attitudes et les valeurs. 2/ Les gens qui nous sont importants : les parents, les grands parents, les notables du village, dirigeants religieux, amis, proches, collègues de travail, les gens qui ont beaucoup d'expériences et des compétences spéciales et enfin ceux qui tentent d'apporter de l'aide aux gens qui en ont besoins (enseignant, agent de santé, travailleurs sociaux). 3/ Les ressources : le temps et l'argent. 4/ La culture : Les cultures ont été façonnées au cours des centaines voir des milliers d'années par des gens qui vivaient des expériences communes dans un certain environnement. Elles continuent à évoluer, plus au moins rapidement, en réaction à des faits naturels ou sociaux ou par suite d'un contact avec d'autres cultures. Chaque culture est un moyen qu'ont trouvé les gens de vivre ensemble dans leur environnement.
L'OMS trouve que l'éducation pour la santé est la composante des soins de santé qui visent à encourager l'adoption de comportement favorables à la santé.

D'après Green et al. (1980) ; Green et Kreuter (1991) ; pour élaborer des actions pertinentes d'éducation pour la santé, il est nécessaire de comprendre les facteurs d'influence et de genèse des comportements de santé et les processus d'apprentissage de la santé.

Pour comprendre le comportement des jeunes dans la problématique de piercing et tatouage, nous nous sommes inspirés du modèle intégratif adapté de Deccache A. (1996), car il nous a permis de mettre en évidence plusieurs facteurs ou déterminants de santé qui entrent en jeu dans notre problématique par rapport à d'autres modèles tels que PRECEDE élaboré par Green et al en 1980, etc.

Après une revue de littérature ; il s'est avéré que le comportement de santé lié au piercing et tatouage chez les jeunes est influencé par plusieurs facteurs qui sont parfois en inter – action les uns avec les autres. Parmi ces facteurs nous citons : les facteurs individuels ou liés à la personne des jeunes, les facteurs liés aux autres personnes, les facteurs d'interaction et les facteurs socio – environnementaux.

Il nous semble important de signaler qu'il existe des facteurs pour lesquels nous n'avons pas trouvé de littératures. Nous les avons présentés car ils nous paraissent évidents qu'ils ont une influence sur le comportement des jeunes dans le domaine de tatouage et piercing. Ces facteurs nous les avons seulement cités. Nous vous demandons de les considérer comme hypothèse des recherches.



3.4.1 : Facteurs individuels ou liés à la personne : Les jeunes

• Facteurs sociaux : la mode de piercing et tatouage en Europe (Belgique).
• Facteurs culturels : la culture de tatouage (scarification) et piercing en Afrique et chez le peuple nande du Congo démocratique. Pour les jeunes nande, il s'agit d'une culture d'origine.
• Facteurs cognitifs : savoir ou connaissance des risques ou conséquences des ces pratiques et savoir – faire le choix du tatoueur, du perceur, du studio ou de centre de tatouage ou perçage et savoir faire le choix de la partie du corps à percer ou à tatouer.
• Facteurs psychosociaux : les croyances et les valeurs, les représentations des jeunes sur la pratique de piercing et tatouage, les motivations de prendre soins de soi ou motivation pour les réaliser et perceptions ou non des risques de santé lié à ses pratiques.

A ce qui concerne la représentation, Drews DR, Allison CK, et Probst JR (2000) ont réalisé en Huntingdon, USA, une recherche au près de 235 étudiants de niveau secondaire pour voir comment vont – ils s'évaluer en répondant aux questions à propos de leurs implication dans différents comportements à risque, incluant le tatouage et le piercing sur le corps. Dans cette enquête, 29 étudiants tatoués se sont eux – mêmes décrits comme plus aventuriers, créatifs, artistiques, individualistes et ayant goût aux risques que ceux sans tatouages. Pour eux, se tatouer est un signe d'esprit aventurier, créatif, artistique etc. Les 98 garçons tatoués se considèrent comme plus séduisants. Le tatouage représente pour eux le signe de séduction.

Quant à la motivation ou les raisons de réaliser le piercing ou le tatouage, en Decatur, USA, Forbes GB (2001) a étudié les motivations, facteurs d'expériences familiales et caractères de personnalité de 341 étudiants du secondaire avec ou sans tatouages ou piercings. Les raisons d'avoir ou non modifié leur corps et perceptions des gens 'modifiés' ont été aussi étudiés. Les jeunes sans modifications percevaient les autres comme très différents d'eux.
Millner VS et Eichold BH (2001) de l'université d'Alabama, USA ont réalisé une étude descriptive, corrélationnelle en suivant 79 participants tatoués et / ou pas pour déterminer les raisons pour lesquelles les gens percent ou tatouent leur corps et pour donner aux participants la connaissance des risques de santé inclus dans les procédures d'altération du corps. Les participants sélectionnés représentaient un large échantillon – entre 19 et 55 ans. Les résultats de cette étude ont montré que les participants percevaient peu les risques de santé liés au tatouage et au piercing et voulaient encore plus de tatouage ou de piercings. L'expression individuelle était une motivation importante dans la modification corporelle aussi bien pour les tatoués que pour les percés. Ces découvertes mettent en évidence l'importance pour le personnel de santé de maintenir vis à vis des participants des attitudes de 'non jugement' par rapport à ceux qui altèrent leurs corps, facilitant ainsi une éducation à la santé importante concernant les risques de santé relatés.

• Facteur d'âge (l'adolescence et la jeunesse) :

Selon Pollak et all., cités par Bourgeois et all. (1971), l'âge moyen du premier tatouage est estimé à 19 ans, entre 17 et 21 ans. Bourgeois et all. (1971), rejoignent Tenenhaus (1993) en considérant plutôt cet âge moyen de 16 ans, 16 ans et demi. Le premier tatouage se fait de toute évidence préférentiellement à l'adolescence, et plus précisément à la période d'affirmation de soi décrite par DEBESSE M. si l'on se réfère aux données statistiques de Tenenhaus H. (1993) et de ceux qui sont en accord avec lui.
En ce qui concerne le piercing, les choses semblent être plus ou moins semblables ; Dupont – Modos (1998), cité par Angelini N. (2001), stipule en effet que « la plus part de professionnels s'accordent pour dire que la majorité de leurs clientèle est représentée par des femmes souvent jeunes ».
Parfois, le geste est longuement réfléchi et une date est prise, souvent celle d'un anniversaire, pour le réaliser. Dans d'autres cas, c'est sur un coup de tête, que le jeune décide de faire un piercing ou un tatouage. Il s'expose alors au risque de le regretter quelques heures ou semaines plus tard. Et si un anneau de piercing se retire facilement, cela n'est pas le cas d'un tatouage
L'adolescence semble dès lors être un moment privilégié pour la réalisation du tatouage et piercing.
Marcaux D. (2001) dit que : « Les adolescents accordent beaucoup d'importance à leur apparence qui témoignera de leur identité et de leur désir de plaire à leurs semblables ». Il ajoute, en disant que : « Certaines pratiques à la mode adoptées par les adolescents comportent des risques pour la santé qui doivent être connus des médecins ». Et là, il fait allusion aux piercings, tatouages et autres marques corporelles.
Cependant, tous les adolescents ne se tatouent et / ou ne se percent pas.

Que représente le tatouage et piercing chez les jeunes ou adolescents ? « Il est fort probable que pour nombre d'adolescents, piercing et tatouage leurs permettent de revendiquer leur besoin de quitter le monde de l'enfance, tout en affirmant leur différence par rapport à celui des adultes. Autrement dit, ces marquages du corps, loin d'être des mutilations, sont plutôt une façon d'affirmer leur identité et leur spécificité d'adulte en devenir. Par ailleurs, c'est aussi une façon pour eux d'afficher leur appartenance au groupe » .

• Facteur sexe:

Dans plusieurs endroits, le tatouage et piercing n'a pas d'âge ni de sexe. Néanmoins, certaines cultures réalisent de piercing chez les filles et les tatouages sont appliqué à tout le monde. C'est le cas du peuple nande. Tout le monde peut être tatoué mais le piercing est réservé le plus souvent aux filles.

3.4.2 : Facteurs liés aux autres personnes:

Les personnes qui ont une grande influence sur le comportement des jeunes sont surtout les gens qui leur sont importants. Il s'agit surtout des parents, les grands parents, les autorités de l'Etat, les dirigeants religieux, amis, proches, collègues de travail, les gens qui ont beaucoup d'expériences et des compétences spéciales et enfin ceux qui tentent d'apporter de l'aide aux jeunes qui en ont besoins (enseignant, agent de santé, travailleurs sociaux).




• Influence de la famille ou des parents chez les jeunes

Il n'y a rien à démontrer de l'influence de la famille ou des parents sur le comportement des jeunes car c'est dans la cellule familiale que le jeune reçoit les premières notions d'éducation. Dans le comportement lié aux piercings et tatouage la famille ou les parents ont encore une influence sur l'attitude des jeunes.

François – Xavier de DONNEA et all. (2004) dit que : « Quelle que soit la motivation réelle d'un jeune, il est essentiel que les parents puissent prolonger le dialogue avec leurs adolescents afin de les mettre en garde sur les risques sanitaires que le piercing et le tatouage sont susceptibles d'entraîner » .

A mon avis cela se passerait mieux dans le cadre d'éducation pour la santé.

• Influence des enseignants.

• Influence des intervenants (acteurs) de santé : promoteurs et éducateurs de la santé).

Millner VS et Eichold BH (2001) mettent en garde les professionnels de santé de maintenir des attitudes de 'non jugement' par rapport à ceux qui altèrent leur corps, facilitant ainsi une éducation à la santé importante concernant les risques de santé que le tatouage et piercing provoquent.

• Influence des autorités ecclésiastiques ou dirigeants religieux.
• Influence des pairs, aînés, amis, proches, idoles et collègues de travail. A ce stade, il s'agit surtout de l'Imitation des paires, imitation des aînés et /ou imitation des idoles du moment.
• Influence des tatoueurs et perceurs

3.4.3 : Facteurs d'interaction

• Influence de la présence d'autres comportements à risque.

A ce qui concernant l'hypothèse de la présence d'autres comportements à risque chez les jeunes percés ou tatoués, une étude norvégienne s'est posée la question de savoir si les jeunes qui se font tatouer ou percer ont des caractéristiques spéciales en termes d'intégration sociale ou de comportement.
Avant cette recherche, Meland E., Breidablik HJ, Vik LJ et Ekelmand TJQ (2004) reconnaissent que 'l'art du corps', entre autre le tatouage et le piercing, peut être compris comme une manière de démontrer une identité personnelles. Ce qui rejoint ce qu'à développer David BRETON (2003). Cependant la question de savoir si les jeunes qui se font tatouer ou percer ont des caractéristiques spéciales en termes d'intégration sociale ou comportement se pose. Pour en avoir la réponse, ces auteurs norvégiens ont remis un questionnaire aux jeunes étudiants de secondaire (11 15 ans) dans une ville norvégienne (population de 40000 habitants). L'intégration sociale et le comportement sur la santé de ceux avec art corporel a été comparé à ceux sans art corporel. Les résultats de cette enquête démontrent que les ados percés ou tatoué se perçoivent eux – même comme moins bien intégrés à l'école que leurs paires. De plus, ils confirment le soutien qu'ils reçoivent de leurs parents et leur proximité par rapport à ceux – ci moindre que pour ceux sans art corporel. Donc être tatoué ou percé est associé à un comportement compromettant pour la santé. C'est pourquoi, les efforts de promotion de la santé dans les écoles devraient profiter à la reconnaissance du besoin des jeunes d'exprimer leur identité personnelle et ce comportement appelé 'à risque' peut être l'expression d'une identité personnelle.

• Influence du media : Les jeunes aiment suivre la télévision, lire les journaux et autres moyen de communication des mass. La plupart de ces outils de communication montrent et mettent en valeur de personnes tatouées ou percées ce qui ne laisse pas indifférent le jeune.

3.4.4: Facteur socio – environnementaux :

• Facteurs d'accessibilité géographique : proximité et multiplicité des studios ou centres de tatouage (scarification) et de piercing.
• Facteurs d'accessibilité technologique et / ou logistique: présence du matériel adéquat ou non.
• Facteurs ressources : le matériel, le temps et l'argent. La qualité de soins et le respect des règles d'hygiène, principes de désinfections du matériel et du local dépendra entre autres, des moyens que l'on dispose.

Le conseil supérieur d'hygiène – CSH- HGR en Belgique (2002) dans son avis n° 7674 a adressé certaines recommandations aux perceurs et tatoueurs en matière d'hygiène des instruments afin d'éviter la transmission des maladies infectieuses et surtout virales en disant que : « Les tatoueurs et perceurs devraient être clairement avertis des risques infectieux qu'ils encourent dans leur pratique et des risques qu'ils font encourir à leurs clients ».
Puis il ajoute que : « Outre le risque viral, il convient de rappeler, le risque bactérien,( ...) le risque de réactions allergiques de la peau ... ».

• Influence du pouvoir politique : les lois et réglementations en matière de la pratique de tatouage et piercing et contrôles ou inspections.

A propos de la réglementation sur les piercings et tatouages:
Marcaux D. (2001) dit que : « L'absence de réglementation permet à n'importe qui de s'improviser tatoueur et de pratiquer dans des conditions parfois douteuses ». Il continue disant que : « Certains Etats américains ont promulgué des lois pour régir le tatouage et le body piercing et ont émis des directives afin de réduire les risques d'infection ».

Quant à la Belgique, Rudy DEMOTTE, Ministre fédéral de la santé publique a livré au journal LE SOIR de Mercredi 19 janvier 2005, tous les détails du texte de loi réglementant les tatouages et les piercings. Il fait des interdits (par ex. l'interdiction de piercing et tatouage sur les mineurs de moins de 16 ans non accompagnés et d'obligations (ex. signer un document de consentement qui stipule les risques, les soins nécessaires à apporter lors de la cicatrisation, les précautions particulières, contre – indications et complications et une formation pour obtenir l'agrément) et les inspections (contrôles) de l'hygiène seront effectuées.

Après publication des règles d'hygiène pour le tatouage et le piercing en Allemagne, le département de santé publique de la ville de Francfort a effectué des contrôles d'hygiène dans certains studios depuis 1995 et 1999. Entre 1995 et 1997, le nombre absolu de plaintes a diminué de 20 à 9, malgré le nombre croissant de studios à Francfort (de 6 à 10). Après un an sans visites de contrôle cependant, un accroissement des plaintes a été remarqué en 1999. Selon cette expérience, les tatoueurs et perceurs sont intéressés par une bonne pratique de l'hygiène. Mais les résultats de ce contrôle démontrent la détérioration des chiffres d'hygiène en un an sans visites de contrôle. Cela démontre ainsi la nécessité de contrôles réguliers par les autorités. D'après les chiffres de leur rapport, les conseil et contrôles d'hygiène sont une des tâches importantes pour les services de Santé publique.
Schéma du Cadre problématique général : Cadre explicatif général du comportement de santé, inspiré du Modèle intégratif adapté de DECCACHE A. (1996).


CHAPITRE 4: CADRE PROBLEMATIQUE RESTREINT

Les facteurs d'influence du comportement des jeunes que nous voulons explorer sont en partie deux des facteurs psychosociaux; à savoir : les représentations et les perceptions des jeunes de la République Démocratique du Congo en général et en particuliers des jeunes nande en matière de tatouage (scarification) et piercing.

4.1 : Les différentes représentations des tatouage (scarification) et piercing dans le temps et dans l'espace

D'après Microsoft Encarta, Collection 2003, « dans de nombreuses parties du monde, différents peuples utilisent le tatouage et la scarification pour indiquer le rang (le statut) et l'appartenance sociaux (à un groupe), ou comme signe de deuil (...) Leur utilisation la plus courante, cependant, était une forme de décoration ».

Angelini N. (2001), dit que « Le tatouage, perforations (piercings), circoncisions, scarifications, limage des dents etc. sont des pratiques qui accompagnent souvent des rites d'initiation (dans certaines cultures) »

Partipilo S. (2003, p6) signale que dans certaines sociétés, le tatouage peut traduire des événements plus familiaux (mariage, deuil, levée d'interdit, l'évolution de l'individu au sein de la société, ... mais aussi les différents stades auxquels accède l'enfant. Il existe des tatouages d'initiation ou d'identification, tatouage ethniques, marques de virilité. Le tatouage peut conférer une certaine puissance contre les forces néfastes (tatouage magico – religieuse, prophylactiques, thérapeutiques). Le tatouage d'identification peut signaler à un groupe quelques individus possédant un pouvoir magique ou une autorité d'ordre temporel (chef, sorcier). Le tatouage d'initiation, quant à lui, marque l'accession à un certain degré de maturité sociale et constitue un élément essentiel des rites qui accompagnent et sanctionne cette étape en matérialisant définitivement le passage de l'état enfant à ce lui d'adulte. Ces rites sont souvent des tortures et doivent concrétiser la nouvelle identité du jeune qui intègre la société adulte.
Après avoir été perçu comme une marque culturelle, identitaire et parfois comme signe de noblesse par les peuples primitifs de l'antiquité, l'usage du tatouage s'est peu à peu raréfié ...
Utilisé par les grandes civilisations antiques, comme marques d'infamie ou flétrissure, le tatouage est ensuite plus au moins persécuté par le judaïsme, le christianisme et l'islam. Malgré les interdit, le tatouage religieux ne disparaît pas du tout à fait et survit ...

Maisonneuve J. (1999), cité par Angelini (2001), nous explique qu' « avec l'apparition des religions monothéistes – considérant que les inscriptions corporelles comme un sacrilège de l'½uvre de Dieu – et la constitution d'états puissant et centralisés, les marques corporelles tendent à devenir ségrégatives. Elles signalent alors la marginalité, l'exclusion ». « On retrouve le tatouage soit comme marque imposée qui stigmatise l'individu (ex : tatouages des esclaves, des condamnés), soit comme marque spontanée (ex : tatouages des marins, soldats, prisonniers, prostituées, adeptes) ». «C'est ainsi que l'on verra, au 19e siècle, le tatouage être associé à la criminalité ».

Si les modifications corporelles ont existé en tout lieu et en tout temps montrant par là le combat de la culture contre la nature, tenter de comprendre ces transformations du corps à l'heure actuelle nécessite d'appréhender la place que ce dernier occupe dans nos sociétés.

Le Breton D. (1994), cité par Angelini N. (2001), parle du culte du corps. Il signale qu'il a été constaté, depuis le début des années, un désir grandissant chez l'être humain de maîtriser l'apparence de son corps propre. Aujourd'hui selon Breton D. (1994), « l'inscription a valeur de décoration : elle traduit la volonté d'esthétisation de la relation à soi ; elle traduit aussi une manifestation de l'indépendance de l'individu par rapport au groupe social ; l'individu tente faire ce qu'il veut de son corps ».
« Le tatouage, et peut être le piercing, semble être devenu un acte individuel ; il n'est plus un rite social ».

Le Breton D. (2002) nous révèle ce que représente le tatouage et piercing en disant : « Le recours aujourd'hui au tatouage (signe visible inscrit à même la peau grâce à l'injection d'une matière colorée dans le derme) et au piercing (percement de la peau pour y poser un bijou, un anneau, une petite barre, etc.) est une forme significative du changement de relation au corps. La volonté de transformer son corps est devenu un lien commun. Dans nos sociétés le corps tend à devenir une matière première à modeler selon l'ambiance du moment. Le corps est perçu comme un brouillon, une relique, une matière inachevée à terminer par un travail sur soi. » A la question, 'que signifie ou quelle valeurs revêtent ces marques corporelles pour les jeunes générations'? Il répond : « La marque corporelle est souvent une prise d'autonomie, une manière symbolique de prendre possession de soi. Le corps légué par les parents est à modifier. Les marques corporelles impliquent également une volonté d'attirer le regard. » Plus loin il dira, « Les perceurs et les tatoueurs dispensent sur ou dans le corps des signes identitaires définitifs ou provisoires ».
En bref, il dit que le tatouage et le piercing sont des signes d'identité.

Pour Lemare (1998), cité par Angelini N. (2001), « le tatouage est un langage du corps ; cependant, l'acte apparaît comme étant plus important que le signe lui – même ».

Pour les adolescents qui choisissent le tatouage et / ou piercing, il s'agit d'une forme d'affirmation de leur identité, pour leurs parents, cela rime plutôt avec mutilation, marginalité ou risque de contamination.

Parmi les hypothèses émises par Angelini N. (2001, p91-94) sur le sens en lien avec l'image du corps et l'identité chez l'adolescent, nous avons été marqués par les représentations suivantes :
A propos de tatouage :
• « Le tatouage pourrait avoir une fonction de valorisation narcissique ; cette valorisation porterait plus précisément sur l'image du corps (...). On peut comparer le tatouage à une ½uvre d'art. Le corps deviendrait le support d'une oeuvre d 'art ».
• « Qu'il soit réel ou imaginaire, le tatouage semble être en lien étroit avec l'identité de l'individu (...) à entendre les verbalisations des adolescents tatoués sur leurs tatouages ou celles des sujets percés sur le tatouage fantasmatique, il viendrait inscrire sur leur corps ce que l'on est ou une part de ce que l'on est, soit une représentation de soi. En atteste les nombreux dires tels que : 'ça caractérise la personne', ça peut refléter la personnalité', ça représente parfois la personnalité, ça nous représente'.
• « (...) le tatouage représenterait parfois une inscription corporelle de ce que l'on voudrait être ».
• « La tatouage semble pouvoir être mis en lien avec l'identité sexuée de l'adolescent.(..) Il permettrait d'attirer le regard de l'autre sur une partie corporelle féminine. Le regard de l'objet (tatouage) rassurerait narcissiquement le sujet par rapport à sa féminité ».
• « Le tatouage représente un moyen pour attirer le regard mais nous avons aussi constaté qu'il ne se doit pas d'être forcement apparent, d'après les dires de certains d'autres ».

A propos du piercing au visage :
• « Le piercing au visage semble exprimer dans la moitié des cas une certaines opposition, par rapport à la famille, parfois par rapport à la société ».
• « Le piercing au visage renvoie au besoin d'originalité, au besoin de se différencier »

A propos du piercing au nombril :
• « Ce piercing semble être attribué à une fonction de valorisation narcissique. Il s'agirait peut – être d'avantage d'une recherche de valorisation narcissique relative au corps féminisé, génitalisé, sexualisé ».

Angelini N. (2001), dira que le tatouage et le piercing pourraient représenter un moyen pour la personne dont l'identité est précaire et les assises narcissiques fragiles de lutter contre les diverses angoisses de morcellement, de perte d'objet et de castration. Ils procurent un sentiment de solidité à une image corporelle et à une identité vulnérable.

Quelles sont les représentations que les jeunes nande du Congo démocratique vivant en Belgique ont sur les piercings et tatouage?

4.2 : Perceptions des risques de santé liés aux piercings et tatouages et leur influence sur le comportement à risque.

Houghton S, Durkin K et Carroll A (1995) ont réalisé en Australie de l'Ouest une étude de groupe au près des enfants et adolescents pour savoir s'ils étaient conscients des risques de santé mentale et physique liés au tatouage. Les discussions enregistrées sur bande vidéo de ces 80 volontaires âgés de 6 à 17 ans révèlent que les participants connaissaient le tatouage et le procédé et étaient conscients des possibilités de la transmission virale et de défigurations physiques comme résultats. Généralement, les attitudes faces au tatouage étaient négatives, avec la plupart des participants qui les classaient dans la catégorie des activités de type illicite. Cependant, une attitude plus favorable par rapport aux petits tatouages était perceptible parmi les filles au début de leur adolescence. Les participants ont aussi expliqué qu'à cause de l'endroit où le tatouage était fait, cela pouvait parfois être gênant, et à cause de l'effet permanent, les jeunes gens pourraient regretter d'en avoir fait plus tard dans leur vie. Certains participants ont révélé avoir enlevé des tatouages en utilisant des instruments grossiers.

Les jeunes nande perçoivent – ils ou non les risques de santé liés au piercings et tatouage?

C'est la question des représentations de jeunes nande sur les piercings et tatouages et celle de leurs perceptions des risques de santé liés à ses pratiques que nous cherchons de réponse par notre mémoire.



Schéma du cadre problématique restreint :


4.3 : Questions – problèmes du mémoire:

• Quelles sont les représentations que les jeunes nande du Congo démocratique vivant en Belgique ont des piercings et tatouages ou scarifications?

• Les jeunes « nande » du Congo démocratique vivant en Belgique perçoivent – ils les risques de santé liés aux piercings et tatouages ?

• Quel est le comportement des jeunes « nande » vis à vis de ces pratiques ? S'agit – il d'un comportement de santé ou anormal comportement à risque ?

• Quelles perspectives d'intervention en Education pour la Santé mettre en place pour eux face à leurs représentations et leurs perceptions ?

4.4: Objectif général (finalité) du mémoire:

Participer à la définition des pistes d'interventions à mettre en place pour promouvoir l'état de santé (physique, mentale, sociale et spirituelle) des jeunes congolais vivant en Belgique à partir de leurs représentations des piercings et tatouages ou scarifications et leurs perceptions ou non des risques de santé liés à ces pratiques.

4.5: Objectifs spécifiques :

• Savoir les représentations des piercings et tatouages (scarifications) chez les jeunes nande vivant en Belgique.

• Savoir leurs perceptions des risques de santé liées à ces pratiques.

• Comprendre leur comportement en matière de piercing et tatouage

4.7: Objectifs opérationnels :

• Connaître le sens ou signification que les jeunes donnent à ces pratiques à partir de leur histoire, leur vécu, leurs croyances et leur motivation.
• Explorer leur connaissance sur les risques de santé liés à ces pratiques.
• Explorer leur opinion, leur motivations vis à vis de leurs choix relatifs aux piercings et tatouages et leur attitude par rapport aux soins à réaliser après ces pratiques Le Professeur Deliege D. (1996, p118) nous rejoint en disant que « l'analyse des motivations et des attitudes aide à comprendre les comportements et à tenter de les prévoire ».

PARTIE PRATIQUE


CHAPITRE 1 : METHODOLOGIQUE DE RECHERCHE

Notre travail se veut être un mémoire de recherche, à visée de savoir ou de connaissance. Il nous a permis d'éclairer le domaine de tatouage et piercing et d'apporter des réponses à nos questions – problèmes.

Nous sommes resté dans le domaine de promotion de la santé et l'éducation pour la santé car nous nous somme intéressé au comportement et au bien être des jeunes en matière de piercing et tatouage.
Par cette recherche nous avons essayé de voir comment améliorer leur santé physique, mentale, sociale et spirituelle en matière de piercing et tatouage ou scarification.

1.1: Population et échantillon :

Notre étude a porté sur :
Les jeunes congolais vivant en Belgique mais nous sommes limités aux jeunes nande (de l'une des plus de 250 ethnies de la République démocratique du Congo. Par jeune nande, on entend un enfant issu de l'union de l'un ou de deux parents nande.

Notre échantillon a été sélectionné sur basé des critères suivants:
Etre jeunes nande résidents ou en séjour en Belgique quels que soient leurs statuts (étudiant, immigré, demandeur d'asile, réfugié, religieux, naturalisé belge, etc.), leur sexe, habitant ou n'habitant pas avec leurs parents et quel que soit la durée de leur séjour en Belgique.
Etre âgé de 12 ans à 35 ans.

Le nombre des jeunes nande âgés de 12 à 35 ans s'élève à 50 jeunes.
Pour les atteindre, nous nous sommes servis de la liste du groupe de jeunes « Bana b'eka », (a.s.b.l de fait, créée en 2000 par les jeunes nande vivant en Belgique et qui accueille tous les jeunes nande de la diaspora.
Pour compléter la liste et ne pas oublier qui que ce soit, nous avons consulté les familles nande vivant en Belgique à travers leur asbl « Kyaghanda ». Les jeunes nande qui n'étaient pas encore inscrit sur la liste étaient aussitôt connu et être atteint par notre enquête.

1.2 : Méthodes de collecte d'information :

1.2.1: Outils de travail :
Nous avons collecté les informations par un questionnaire pour atteindre toute notre population dans un bref délai. Cet outils a été aussi choisi pour ne pas influencer les personnes enquêtées.
Les jeunes étaient appelés à le remplir individuellement (auto-administration) et de manière confidentielle.

1.2.2: Type des questions :
Le questionnaire était composé des questions fermées (pour avoir des précisions dans les réponses.), questions ouvertes (pour laisser les jeunes s'exprimer librement) et des questions au choix multiple (suite aux modalités rencontrées dans la littérature).
1.2.3: Les variables recherchés dans notre questionnaire :
Pour pouvoir mesurer et apprécier nos résultats, nous avons choisi et définit les variables suivants :
1 La situation sociale et démographique des jeunes nande à partir de leur sexe, âge, statut en Belgique et Durée de vie en Belgique)
2 Les représentations des piercings et tatouages à partir de leurs connaissances, attitudes et motivations.
3 Les risques de santé perçus à partir de leurs connaissances
4 Le comportement de jeunes qui ont des piercings et /ou tatouages à partir de leurs motivations, attitudes et connaissances
5 Perspectives d'intervention à parti de leurs propositions pour éviter les risques de santé lié aux piercings et tatouages.

1.2.3: Pré test :
Ce questionnaire a été pré testé au près de sept personnes avant d'être distribué.
Cette étape nous a permis de corriger les fautes d'orthographe, de réorganiser la forme et le fond du questionnaire pour qu'il soit compréhensible à toute la population ciblée. Il nous a permis aussi d'estimer la durée moyenne que prendrait le gens pour remplir ce questionnaire. Cette durée a été évaluée en moyenne de 15 minutes.

1.2.4: L'envoie ou distribution du questionnaire:
Pour les uns, le questionnaire a été envoyé par voie électronique (à leur adresse mail), pour d'autres par voie postale et enfin d'autres ont reçu le leur à mains propres.
Toutes ces voies ont été exploitées pour atteindre le maximum des jeunes nande.

1.2.5: Le dépouillement:
Pour faciliter le retour massif du questionnaire remplis, un coup de téléphone de rappel à été utilisé pour certains et pour d'autres il a fallu passer chez eux pour les récupérer. Les autres le remplissaient à notre présence. Cela nous a permis d'avoir un grand nombre de questionnaire pendant le dépouillement.

1.3 : Méthodes de traitement et analyse des informations.

Le traitement des données s'est effectué par voie informatique.
Au dépouillement, chaque questionnaire était identifié directement par un numéro.
Le logiciel « Microsoft Excel » nous a servi pour l'encodage de toutes les informations recueillies.
Ces données ont été importées et traitées par le logiciel type « SPSS (Statistical Package for Social Science) 8.0 for Windows » pour la description et la fréquence des résultats.

Certaines informations ont été analysées par une approche quantitative (surtout pour les réponses recueillies à partir des questions fermées). Mais une analyse qualitative a été réalisée pour les réponses aux questions ouvertes après les avoir regroupé par thème.


CHAPITRE 2 : RESULTATS DE LA RECHERCHE

Dans cette partie du mémoire, nous allons seulement vous présenter les informations et données recueillies et la manière dont nous les avons traitées. Leur interprétation sera donnée dans la partie « discussion », au chapitre 3.

Pour réaliser notre recherche nous sommes adressés à tous les 50 jeunes nande âgés de 12 à 35 ans habitant en Belgique. Seuls, 43 jeunes ont répondu à notre questionnaire et représentent 86%.

2.1 : La situation socio-démographique des jeunes nande en Belgique.

2.1.1: Sexe :

Tableau(I) : Sexe
n %
Masculin 18 41,9
Féminin 25 58,1
Total 43 100,0

Ce tableau (I) nous montre que les filles ont répondu en plus grand ombre.

2.1.2: Age :




Comme le montre bien cette figure (1) la majorité (68,29%) de jeunes interrogés s'était situe entre 26-35 ans.


2.1.3: Etat civil :


Cette figure (2) nous montre que la majorité des jeunes nande interrogés est célibataire et 1/3 des mariés.

2.1.4: Statut en Belgique :



Cette figure (3) nous montre que parmi les jeunes nande interrogés, les étudiants étrangers et les naturalisés belges étaient majoritaires.


2.1.5: Durée de vie en Belgique :



En regardant cette fig. (4), nombreux de jeunes nande sont en Belgique entre 16 et 25 ans, ils s'en suivent ceux qui sont en Belgique entre 1 à 5 ans.

Tableau (III) : Moyenne d'âge et de durée de vie en Belgique
n Minimum Maximum Moyenne Ecart - Type
Age (en année) 41 15,0 35,0 27,85 5,59
Durée de vie en Belgique (en année) 42 0,5 24,0 9,41 7,03

Ce tableau (III) nous montre que la moyenne d'âge des jeunes interrogés était de 27,8 ans et leur durée de vie en Belgique était en moyenne de 9,4 ans.

2.2 : Le comportement de jeunes nande vis à vis de piercing et tatouage (scarification)

2.2.1: Avoir de piercing et/ou de tatouage et habiter avec ses parents

Tableau (IV) : Avoir de piercing et/ou de tatouage et habiter avec ses parents.
Modalités n %
Avoir de piercing Oui 20 47,6
Non 22 52,4
Total 42 100,0
Avoir de tatouage Oui 4 7,9
Non 35 92,1
Total 38 100,0
Habiter avec les parents Oui 10 23,3
Non 32 74,4
Oui et non 1 2,3
Total 43 100,0

Ce tableau (IV) nous montre que presque la moitié (1/2) de jeunes interrogés avait un piercing et 1/13 de jeunes interrogés avaient de tatouage sur leur corps..
La grande majorité ne s'intéresse pas au tatouage.
Ce tableau (IV) nous montre aussi que la majorité des jeunes répondants n'habitent pas avec leurs parents

2.2.2: Age au 1er piercing et au 1er tatouage



Cette fig. (5) nous montre que 81 % des jeunes avaient de piercing avant 18 ans, la majorité l'ayant fait dans la tranche d'âge de 1- 12 ans








La moitié de jeunes interrogés avait réalisé son tatouage avant 12 ans.

Tableau (V) : Moyenne d'âge au 1er piercing et au 1er tatouage
n Minimum Maximum Moyenne Ecart - Type
Age (en année) au 1er Piercing 21 1,0 24,0 12,14 7,05
Age (en année) au 1er Tatouage 4 2,0 25,0 11,00 10,80

Ce tableau (V) nous montre que, la moyenne d'âge au 1er piercing est de 12 ans et au 1er tatouage, elle est de 11 ans.

2.2.3: Choix de la partie du corps à percer ou à tatouer

Tableau (VI) : Partie percée du corps chez les jeunes répondants.
n %
Pavillon oreille 21 91,3
Ail du nez 1 4,3
Langue-Nombril 1 4,3
Total 23 100,0

Le tableau (VI) démontre que la partie percée du corps pour la majorité était surtout le pavillon de l'oreille.

Tableau (VI) : Partie tatouée du corps chez les jeunes répondants.
n %
Visage 1 25,0
Avant bras 1 25,0
Fesse 1 25,0
Poitrine et sur le Dos 1 25,0
Total 4 100,0

Le tableau (VI) nous montre que toutes les parties du corps étaient sollicitées pour le tatouage sans aucune préférence de la majorité.
















2.2.4: Choix du perceur et/ou tatoueur :



Par cette fig.(8), nous voyons d'une manière générale que les jeunes interrogés ont toujours fait recourt aux personnes proches (parent, amie, voisine, s½ur) pour se faire percer.


Par cette fig.(9), on voit que les jeunes allaient se faire tatoué au près des personnes proches de la famille(parent ou amie de la famille).






2.2.5: Matériel utilisé par les perceurs et/ou tatoueurs



Cette fig. (10), nous montre qu'en majorité, ce sont les aiguilles qui ont été utilisées pour leurs piercings et les pistolets s'en suivent.



Cette fig. (11) montre que le matériel utilisé pour la moitié de jeunes interrogés était le rasoir.







2.2.6: Connaissance de précautions et contre - indications à respecter avant de faire de piercing et / ou tatouage

2.2.6.1: Connaissance des personnes chez qui le piercing est déconseillé :

Tableau (VII) : Connaissance des personnes chez qui le piercing est déconseillé.
Connaissance N Ne connaissent pas %
Piercing chez une personne qui est sous traitement anticoagulant 20 14 70,00
Piercing chez une personne souffrant d'une maladie entraînant une baisse d'immunité. 18 16 88,88
Piercing à une personne souffrant d'une maladie qui entraîne un trouble de coagulation. 17 16 94,11
Piercing chez un alcoolique ou toxicomane 16 14 87,50
Piercing chez un adolescent ou mineur 16 13 81,25
Piercing chez un asthmatique 15 14 93,33
Piercing chez une femme avec implant mammaire 15 14 93,33
Piercing chez une femme enceinte 16 14 87,50
Piercing chez une femme en période d'allaitement 15 13 86,66

Ce tableau (VII) nous montre que la majorité des jeunes ne connaissaient pas avant leur piercing les personnes chez qui cette pratique était déconseillée.

2.2.6.2: Connaissance des personnes chez qui le tatouage est déconseillé.

Tableau (VIII) : Connaissance des personnes chez qui le tatouage est déconseillé
Connaissance N Ne connaissent pas %
Tatouage chez une personne sous traitement anticoagulant 10 9 90,00
Tatouage chez une personne souffrant d'une maladie entraînant une baisse d'immunité 10 9 90,00
Tatouage chez une personne souffrant d'une maladie entraînant un trouble de coagulation 10 9 90,00
Tatouage chez un alcoolique ou toxicomane 9 8 88,89
Tatouage chez un adolescent ou mineur 9 9 100,00

Ce tableau (VIII) nous montre que la majorité de jeunes ne connaissaient pas avant leur tatouage, les personnes chez qui cette pratique était déconseillée.








2.2.7: Soins ou actes à faire après piercing et /ou tatouage

Tableau (IX) : Etre attentif aux soins à faire après piercing et tatouage.
Soins N Soins non réalisés %
Utiliser les vêtements en coton plutôt amble 8 8 100
Ne pas arracher des croûtes sur leur piercing ou tatouage 10 6 60
Nettoyer délicatement le tatouage à l'eau avec du savon doux ou une solution antiseptique légère 5 4 80
Laver les mains avant chaque soin 35 3 60
Sécher la peau à tamponnant doucement avec un linge propre et doux 4 3 75


Le tableau (IX) nous montre que la majorité de jeunes n'a pas été attentive à certains soins recommandés après les piercings ou tatouages

2.2.8: Risques développés par les jeunes nande

Tableau (X) : Signes développés après piercing et/ou tatouage
Jeunes répondants %
Des démangeaisons 7 21,21
Une fièvre, 4 12,12
Un abcès 8 24,24
Une cicatrice gonflée 7 21,21
Une perte de couleur de la peau à l'endroit tatoué 4 12,12
Une maladie 1 3,03
Douleur 1 3,03
Contamination 1 3,03
Total 33 100,0

Ce tableau (X) nous montre que les signes les plus développés par les jeunes après leur piercing ou tatouage ont été un abcès, une cicatrice gonflée et des démangeaisons .

2.2.9: Risques développés par leurs connaissances

Tableau (XI) : Signes développé par leur connaissances
Jeunes répondants %
Des démangeaisons 7 20,00
Une fièvre 5 14,29
Un abcès 8 22,86
Une cicatrice gonflée 8 22,86
Une perte de couleur de la peau à l'endroit tatoué 2 5,71
De la sorcellerie 1 2,86
Une maladie 2 5,71
Douleur 1 2,86
Infection 1 2,86
Total 35 100,00

Dans ce tableau (XI), les signes les plus développés par les connaissances des jeunes ont été un abcès, une cicatrice gonflée et des démangeaisons.

2.3 : Intention de comportement de piercing et tatouage chez les jeunes nande:

2.3.1: Etre disposé à se faire percer et / ou tatouer

Tableau (XII) : Disposé à se faire percer
Oui % Non %
Disposé à se faire percer 17 39,5 25 58,1
Disposé à se faire tatouer 9 23,1 30 76,9

Ce tableau (XII) nous montre que quelques jeunes ont l'intention de se faire percer et d'autre se faire tatouer même si la majorité n'est pas disposée à le faire.

2.3.2: Raisons d'être disposé à se faire percer.

Tableau (XIII): Raisons d'être disposé à se faire percer chez les jeunes répondants.
n %
Beauté 3 11,54
Sur les oreilles- 3 11,54
Pas sur la langue 1 3,85
Ornement pour femme 2 7,69
Par plaisir 1 3,85
Ornement du corps 1 3,85
Pour le style 1 3,85
Faire comme les autres 1 3,85
Charme 1 3,85
Par envie 1 3,85
Peut être retiré à tout moment 1 3,85
Total 16 100,00

Le tableau (XIII) nous révèle que les raisons les plus évoquées par les jeunes d'être disposés à se faire percer sont: la beauté, l'ornement pour femme et (le faire) sur les oreilles.














2.3.3: Raisons de ne pas être disposé à se faire percer.

Tableau (XIV) Raisons de ne pas être disposé à se faire percer chez les jeunes répondants.
n %
Inesthétique 3 9,09
Ne me plait pas 1 3,03
Mutilation 1 3,03
Non nécessaire 1 3,03
Inutile 1 3,03
Je suis un homme, garçon- 5 15,15
Pratique réservée aux femmes 4 12,12
Ne m'attire pas 2 6,06
Celui des oreilles que je possède me suffit 2 6,06
Je n'aime pas des piqûres 1 3,03
Ca ne m'intéresse plus 2 6,06
Ne m'intéresse pas 1 3,03
Caractère marginalisant- 1 3,03
Pas propre 1 3,03
Je n'aime pas 1 3,03
Ca abîme la peau 1 3,03
Je me sens bien sans ça 1 3,03
Ce n'est pas mon goût 1 3,03
Ca n'a pas de sens 1 3,03
Plusieurs risques dans l'avenir 1 3,03
Ca provoque des chéloïdes pour certains 1 3,03
Total 33 100,00

Ce tableau XIV, révèle que la majorité de jeunes qui ne sont pas disposé à se faire percer sont des hommes (garçons) et trouvent que cette pratique est réservée aux femmes.

2.3.4: Regret d'avoir de piercing et/ou d'avoir de tatouage.

Tableau (XV) : Regret d'avoir de piercing et de tatouage
Oui % Non %
Regret d'avoir de piercing 1 4,5 21 95,5
Regret d'avoir de tatouage 2 50,0 2 50,0

Ce tableau (XV) nous montre que la majorité de jeunes percés ne regrettent pas avoir de piercing et la moitié de jeune ne regrette pas d'avoir de tatouage.









2.3.5: Prêt à refaire des piercings et / ou des tatouages:

Tableau (XVI) : Prêt à refaire piercing et de tatouage
Oui % Non %
Prêt à refaire le piercing 15 65,2 8 34,8
Prêt à refaire le tatouage 5 62,5 3 37,5

Ce tableau (XVI) nous montre que la majorité de jeunes a avoué être prête à refaire de piercing et / ou de tatouage.

2.3.6: Raisons de ne pas être prêt à refaire le tatouage.

Tableau (XVII) : Raisons de ne pas être prêt à refaire le tatouage
n %
Ne m'intéresse plus 1 25,00
Ne m'intéresse pas 1 25,00
C'est une pratique faite par des personnes avec tête à l'air- 1 25,00
Ces pratiques reflètent la personnalité cachée des gens 1 25,00
Total 4 100,00

Ce tableau(XVII) montre que les raisons de ne pas être prêt à refaire le tatouage sont individuelles.

2.3.7: Raisons du regret d'avoir de tatouage

Tableau (XVIII) : Raisons du regret d'avoir de tatouage
n %
Pas beau 1 50,0
Ces marques ne sont plus à la mode 1 50,0
Total 2 100,0

Ce tableau (XVIII) nous montre que la moitié de jeune regrette d'avoir de tatouage car il n'est pas beau et certaines de leurs marques (traces) ne sont plus à la mode.





2.4 : Les représentations des piercings et des tatouages chez les jeunes nande.

2.4.1: Le sens des piercings et de tatouages(scarifications).

Tableau (XIX) : Représentations de piercing et de tatouage chez les jeunes répondants.
Piercing % Tatouage %
Un ornement 30 22,56 20 10,30
Un vêtement 0 0,00 3 1,54
Une identification tribale 6 4,51 12 6,18
Une différenciation des classes sociales 5 3,76 4 2,06
Un signe de noblesse 3 2,26 5 2,57
Un rite d'initiation tribale 7 5,26 10 5,15
Mode 37 27,82 20 10,30
Une affirmation identitaire 7 5,26 10 5,15
Un indicateur d'initiation de passage d'un groupe d'âge à un autre 5 3,76 6 3,09
Soins 4 3,01 13 6,70
Un fortifiant de la personnalité 1 0,75 4 2,06
Un fortifiant de l'organisme (augmente la force vitale) 0 0,00 4 2,06
Un signe protecteur 0 0,00 10 5,15
Une façon de conférer une puissance contre les force néfastes 2 1,50 14 7,21
Un moyen de nouer une alliance avec autrui, groupe 5 3,76 13 6,70
Une marque de la possession d'un pouvoir magique ou une autorité d'ordre temporaire(chef ou sorcier) 1 0,75 12 6,18
Une marque ou signe de deuil 0 0,00 3 1,54
Une marque ou signe de mariage 2 1,50 5 2,57
Une marque ou signe de levée d'interdit 2 1,50 2 1,03
Une image plutôt négatif de marginalité ou révolte 4 3,01 8 4,12
Une forme de mutilation ou de torture 6 4,51 7 3,60
Un sacrilège de l'½uvre de Dieu 4 3,01 5 2,57
Invulnérabilité aux armes à feu 0 0,00 1 0,51
Une nouvelle vision de soi – même. 1 0,75 0 0
Signe d'une personnalité légère 0 0,00 1 0,51
Un corps étranger 0 0,00 1 0,51
Signe du banditisme 1 0,75 1 0,51
Total 133 100,00 194 100
Ce tableau (XIX) montre que pour le piercing et le tatouage, la mode et l'ornement sont les représentations les plus évoquées chez les jeunes nande.
Il montre en plus que le tatouage représente aussi « Une façon de conférer une puissance contre les force néfastes », « Un moyen de nouer une alliance avec autrui, groupe » et un moyen de « soins ».






2.4.2: Motifs de se faire percer et de se faire tatouer:

Tableau (XX) : Motifs de se faire percer et de se faire tatouer chez les jeunes répondants
Piercing % Tatouage %
Un ornement 18 50,00 2 16,67
Une identification tribale 2 5,56 1 8,33
Une différenciation des classes sociales 1 2,78 0,00
Un signe de noblesse 1 2,78 0,00
Un rite d'initiation tribale 1 2,78 0,00
Mode 8 22,22 1 8,33
Une affirmation identitaire 2 5,56 1 8,33
Un indicateur d'initiation de passage d'un groupe d'âge à un autre 2 5,56 1 8,33
Soins 1 2,78 2 16,67
Un signe protecteur 0 0,00 1 8,33
Un moyen de nouer une alliance avec autrui, groupe 0 0,00 1 8,33
Par tradition ancestrale 0 0.00 2 16,67
Total 100,0 100,00

Ce tableau (XX), nous montre que l'ornement et la mode sont les raisons les plus évoqués par les jeunes pour se faire percer.
Pour le tatouage, les raisons les plus évoquées sont: l'ornement, les soins et la tradition ancestrale.

2.5 : Les perceptions de risques de santé chez les jeunes nande.

2.5.1: Perceptions des risques de piercing et de tatouage

Tableau (XXI) : Perceptions des risques de piercing et de tatouage chez les jeunes répondants.
Oui % Non %
Perception des risques de piercing 31 77,5 9 22,5
Perceptions des risques de tatouages 26 86,7 4 13,3

Ce tableau (XXI), nous montre que la majorité des jeunes perçoit les risques de santé lié aux piercings et aux tatouages et une minorité non négligeable est dans l'ignorance.












2.5.2: Risques perçus pour le piercing et pour le tatouage

Tableau (XXII) : Risques perçus par les jeunes répondants pour le piercing.
n %
Mauvaise cicatrisation 4 16,67
Infection, contamination 9 37,50
Handicap 1 4,17
Maladies transmissibles 1 4,17
Déformation de l'endroit percé 1 4,17
Cancer de la peau 1 4,17
Allergie 1 4,17
Abcès 2 8,33
Plaie 1 4,17
Son caractère permanent 1 4,17
Rejet familial 1 4,17
Tuméfaction de la peau 1 4,17
Total 24 100,00

Ce tableau (XXII), nous montre que l'infection et la mauvaise cicatrisation sont les risques les plus connu par les jeunes.

Tableau (XXIII) : Risques perçus pour les tatouages chez les jeunes répondants.
n %
Mauvaise cicatrisation 3 12,50
Infection, Contamination 7 29,17
Handicap 1 4,17
Chéloïdes 1 4,17
Dégradation de son hygiène 1 4,17
Cancer de la peau 3 12,50
Allergie dermique 1 4,17
Maladie 1 4,17
Mauvaise réputation 1 4,17
Paraître comme un voyou 1 4,17
Ca abîme la peau à fond 1 4,17
Maladie de la peau 1 4,17
Rejeté par la famille 1 4,17
Septicémie 1 4,17
Total 24 100,00

Ce Tableau (XXIII), nous montre que l'infection (contamination), mauvaise cicatrisation et le cancer de la peau sont les risques les plus connus par les jeunes.







2.5.3: Source d'information sur les risques de santé liés aux piercings et aux tatouages.

Tableau (XXIV) : Sources d'information sur les risques liés aux piercings chez les jeunes répondants.
n %
Propre expérience 4 13,79
Expérience des proches 7 24,14
Média 7 24,14
Formation 7 24,14
Ma conscience personnelle 1 3,45
Votre questionnaire 1 3,45
Ami(e)s 1 3,45
Ecole 1 3,45
Total 29 100,00

Ce tableau (XXIV) nous montre que les source d'informations des jeunes en matière des risques de santé liés aux piercing étaient l'expérience des proches, le média et la formation .

Tableau (XXV) : Source d'information sur les risques de santé liés aux tatouages chez les jeunes répondants.
n %
Propre expérience 3 11,11
Expérience des proches 7 25,93
Média 7 25,93
Formation 7 25,93
Ami(e)s 1 3,70
Média-Formation 1 3,70
Ecole 1 3,70
27 100,00

Ce tableau (XXV) nous montre que les sources d'information des jeunes en matière de risques de santé liés aux tatouages étaient l'expérience des proches, le média et la formation.
















2.6 : Autres facteurs d'influence du comportement des jeunes nande

2.6.1: Connaissance des personnes percées et / ou tatouées:

Tableau (XXVI) : Connaissance des personnes percées et / ou tatouées chez les jeunes répondants.
Oui % Non %
Connaître des personnes percées 41 97,6 1 2,4
Connaître des personnes tatouées 34 87,2 5 12,8

Ce tableau (XXVI) nous montre que la majorité de jeunes connaissait des personnes percées et personnes tatouées.

2.6.2: Milieu de contact avec des personnes percées et /ou tatouées:

Tableau (XXVII) : Milieu de contact avec des personnes percées et peronnes tatouées chez les jeunes répondants.
n %
Famille 10 25,64
Ecole 17 43,59
Travail 8 20,51
Amis 1 2,56
Eglise/Mosquée 6 15,38
Notre rue 2 5,13
Total 39 100,00

Ce tableau (XXVII) nous montre que la majorité de jeunes est en contact avec des personnes percées plus à l'école puis en famille.




















2.6.3: Réaction des proches après piercing et/ou après tatouage:



La fig. (12) nous montre que la joie a été la première réaction des proches après piercing de jeunes.


Cette fig. (13) nous montre la position neutre de certains proches des jeunes.



Cette fig. (14) nous montre que la satisfaction a été la réaction la plus manifestée par les proches de jeunes après leur tatouage.

2.7: Propositions des jeunes nande pour éviter les risques de santé:

Tableau (XXVIII): Propositions de jeunes nande.
n %
Informer les jeunes des conséquences des piercings et tatouages 3 10,71
Réaliser des campagnes de sensibilisation 3 10,71
Prudence et éviter de se tatouer ni se percer 2 7,14
Le faire par des personnes qualifiées et agrées 4 14,29
Renforcer l'éducation parentale 1 3,57
Veiller à l'hygiène du matériel 1 3,57
Responsabiliser les parents 1 3,57
Expliquer les précautions à prendre avant de le faire 2 7,14
Montrer les tatouages des vieux pour leur faire dégoûter 1 3,57
Echanger avec les anciens tatoués 1 3,57
S'informer des soins à faire après 2 7,14
Veiller à la propreté, Respecter les règles d'hygiène 2 7,14
Bien s'informer 4 14,29
Connaître la qualité de sa peau 1 3,57
Total 28 100,00

Ce tableau (XXVIII) nous montre que les proposition les plus évoquées par les jeunes répondants sont: Faire les piericing et tatouage chez de personnes qualifiées et agrées, réaliser des campagne de sensibilisation et enfin, informer les jeunes des conséquences de piercing et tatouage.





CHAPITRE 3 : DISCUSSION

3.1 : De l'introduction

Dans ce chapitre nous allons interpréter les informations que nous avons recueillies. Cette interprétation va se réaliser à partir des nos questions – problèmes de recherche, nos objectifs et la finalité (but) de notre recherche évoqués dans l'introduction.

En titre de rappel ; nos questions problèmes de recherche sont : 1°/ Quelles sont les représentations que les jeunes nande de la République démocratique du Congo vivant en Belgique ont des piercings et tatouages ou scarifications? 2°/ Les jeunes « nande » de la République Démocratique du Congo vivant en Belgique perçoivent – ils les risques de santé liés aux piercings et tatouages ? 3°/ Quel est le comportement des jeunes « nande » vis à vis de ces pratiques ? 4°/ Quelles perspectives d'intervention en Education pour la Santé mettre en place à partir des informations recueillies ?
Nos objectifs étant : 1°/ Savoir les représentations des piercings et tatouages (scarifications) chez les jeunes nande vivant en Belgique. 2°/ Savoir leurs perceptions des risques de santé lié à ces pratiques. 3°/ Comprendre le comportement des jeunes nande vivant en Belgique vis à vis de ces pratiques.
Dans un seul but de : Contribuer à la définition des pistes d'interventions à mettre en place pour promouvoir l'état de santé (physique, mentale, sociale et spirituelle) des jeunes nande vivant en Belgique.

3.2 : Du choix de la population

Nous avons choisi les jeunes nande vu leur attirance vers ces pratiques et du fait que ces pratiques présentent des risques en matière de santé (infection, mauvaise cicatrisation, etc.
En plus, dans le cas de notre population, non seulement cette pratique est à la mode mais elle s'inscrit aussi dans les pratiques culturelles ou fait partie de la tradition ancestrale du peuple nande.
La mode et la culture sont des éléments qui ont une grande influence sur le comportement des gens.

Nous nous sommes limités aux jeunes de l'ethnie nande de la République démocratique du Congo car toutes les ethnies congolaises ont un trait commun sur le plan piercing et tatouage (scarification) dans leur tradition. Ainsi nous espérions que les résultats obtenus seraient généralisables.
« Le Congo-Kinshasa compte quelques 250 ethnies qui peuvent être réparties en plusieurs groupes. Le premier groupe est formé par les peuples bantous (env. 80 % de la population) dont les principales ethnies sont les Luba (18 %), les Mongo (17 %), les Kongo (12 %) et les Rwandais hutus et tutsis (10 %); les autres ethnies bantoues sont les Lunda, les Tchokwé, les Tetela, les Bangala, les Shi, les Nande, les Hunde, les Nyanga, les Tembo et les Bembe. Les ethnies non bantoues se répartissent entre les Soudanais (Ngbandi, Ngbaka, Mbanja, Moru-Mangbetu et Zande), les Nilotiques (Alur, Lugbara et Logo), les Chamites (Hima) et les Pygmées (Mbuti, Twa, Baka, Babinga). Les Nilotiques et les Chamites, qui ont jadis quitté la vallée du Nil, ont été confrontés aux migrations bantoues, mais ont dû peu à peu laisser la place ».

En tant que promoteur et éducateur de la santé, cette problématique peut être abordé de plusieurs façons mais nous avons opté l'aborder sur le plan de représentation et perception car notre population est à cheval sur deux cultures (la culture occidentale et la culture africaine).

3.3 : De la méthodologie

Nous avons choisi utilisé un questionnaire pour pouvoir atteindre le maximum de gens en un temps bref.
Les logiciels informatiques utilisés pour le traitement et l'analyse des informations recueillies ont été d'une grande utilité pour avoir les résultats de notre recherche.

3.4 : Des résultats :

D'après les résultats de notre recherche, nous avons à faire à une jeunesse qui se situe entre 1 à 25 ans d'année de vie en Belgique.
Vu sa durée de vie, elle est déjà plongée dans la culture occidentale tout en portant en elle aussi la culture africaine. Leurs représentations de piercings et tatouages (scarifications) le témoignent. Elles sont influencées par les deux cultures.
Cette jeunesse est en majorité célibataire et étudiante. N'habitant plus en majorité avec ses parents, son comportement est susceptible d'être plus influencé par ses paires, amis, collègues, voisins, etc.

3.4.1 : Comportement de jeunes nande

Nous sommes intéressés au comportement de jeunes qui ont des piercings et / ou tatouages (scarifications) sur leur corps.

D'après les résultats à notre possession, presque la moitié de jeune nande a un piercing et 1/13 a un tatouage.

Pour analyser leur comportement nous nous sommes intéressés aux indicateurs suivants : 1°/ Age au 1er piercing et tatouage ; 2°/ Choix du perceur et tatoueur ; 3°/ Choix de la partie du corps à percer ou à tatouer; 4°/ Choix du matériel utilisé pour percer ou pour tatouer, 5°/ Connaissance des précautions, indications et contre – indications à respecter avant et après le piercing ou tatouage ; 6°/ Réalisation des soins (actes) appropriés après le piercing ou tatouage.7°/ Risques développés.

3.4.1.1: Age au 1er piercing ou tatouage

Par rapport au moment ou à l'âge au 1er piercing la majorité de jeune a réalisé son piercing en étant mineur ou adolescent c'est à dire avant 18 ans. Leur âge en moyenne était entre 11 et 12 ans. Il est de même pour le tatouage.
Les autres études nous montrent que l'âge de tatouage ou piercing chez les jeunes varie d'un milieu à un autre.
Selon Pollak et all., cités par Bourgeois et all. (1971), l'âge moyen du premier tatouage est estimé à 19 ans, entre 17 et 21 ans. Bourgeois et all. (1971), rejoignent Tenenhaus (1993) en considérant plutôt cet âge moyen de 16 ans, 16 ans et demi. Le premier tatouage se fait de toute évidence préférentiellement à l'adolescence, et plus précisément à la période d'affirmation de soi décrite par DEBESSE M. si l'on se réfère aux données statistiques de Tenenhaus H. (1993) et de ceux qui sont en accord avec lui.
En ce qui concerne le piercing, les choses semblent être plus ou moins semblables ; Dupont – Modos (1998), cité par Angelini N. (2001), stipule en effet que « la plus part de professionnels s'accordent pour dire que la majorité de leurs clientèle est représentée par des femmes souvent jeunes ».

Y - a- t - il un problème si on le fait à n'importe quel âgé? Oui, il ya un problème. D'après Yasmina ALMANDJEE (2003), le piercing et le tatouage sont déconseillés chez un adolescent ou au mineur dont la croissance n'est pas encore terminée car pendant la croissance son corps va changer et le piercing ou tatouage en souffrira forcement.
Le constat qu'on peut faire pour l'instant est que le comportement de jeune nande était à risque sur base de cet indicateur d'âge au 1er piercing ou tatouage.

3.4.1.2 : Choix du perceur et tatoueur

Certains jeunes se sont fait percer ou tatouer par leur parent, d'autre par un artiste, un bijoutier, une amie, une voisine, et d'autre par une s½ur. Il reste à savoir si ces personnes sont des personnels de santé, formé ou qualifiées ou spécialisées dans ce domaine et agrées ou autorisé à les pratiquer.
Si ce n'est pas le cas, cela nous poussera à conclure que sur base de cet indicateur le comportement de ces jeunes était à risque.

3.4.1.3 : Choix de la partie du corps à percer ou tatouer

Un jeune avait réalisé son piercing sur la langue. Il reste à savoir s'il est asthmatique ou pas. Si c'est le cas, son comportement était à risque car il est déconseillé à un asthmatique de se mettre un piercing à la langue à cause du problème d'aspiration.
Un autre jeune avait posé son piercing au nombril. Sans connaître les motifs de son choix, son comportement est à risque car ce piercing peut poser des complications au cours de la grossesse et / ou de l'accouchement.

Pour ce qui concerne le tatouage, il y a plusieurs raisons pour lesquelles certains se font tatouer :
- Par romantisme, certains se font tatouer le prénom de leur bien aimé(e) en y rajoutant un c½ur. Après des années passées, ils regrettent ce tatouage qui rappelle cette amourette passagère.
- Par mode, tout comme le piercing le tatouage est bel et bien une question de mode, devons-nous suivre ces modes qui laissent sur le corps des traces indélébiles ? Non, bien sûr.
- Pour se soigner c'est dire dans un but thérapeutique. A ce moment là on n'a pas le choix de la partie du corps à tatouer car il dépend du tatoueur.
- Par esthétisme, certains trouvent embellissant de se tatouer un papillon, une fleur, un dragon, etc... Est-ce que cela vient d'une crise identitaire, ou pour attirer les regards sur soi ? En tout cas il est important de s'accepter tel que l'on est.
- Par rébellion et marginalité, images ou slogans anarchistes sont assez courants dans les tatouages. On a l'impression alors de faire partie d'un groupe.
- On peut évoquer encore les coutumes de certaines ethnies au Congo démocratique, sociales, familiales ou religieuses.

Dans tous les cas, le grand risque de tatouage est son caractère permanent ou son irréversibilité. Réfléchir deux fois avant d'en mettre est d'une importance capitale pour n'est pas tombé dans un comportement à risque irréparable.

3.4.1.4 : Choix du matériel à utiliser pour percer ou tatouer.

Sur ce point, je ne veux pas beaucoup commenter car il ne s'agit pas ici du comportement des jeunes mais plutôt des perceurs ou tatoueurs. Le grand problème du matériel à utiliser, c'est le manque de stérilisation de ce matériel.
Je doute de la stérilité des pistolets, des boucles d'oreille qui avaient été utilisés pour percer certains jeunes nande. L'absence d'hygiène et asepsie du matériel entraîne les tatoueurs et perceurs dans un comportement à risque vis à vis de leurs jeunes clients.

3.4.1.5 : Connaissance des précautions, indications et contre – indications à respecter avant et après le piercing ou tatouage.

La majorité des jeunes, avant leur piercing ou tatouage, ne savaient pas que ces pratiques étaient déconseillées chez les personnes suivantes :
Une personne qui est sous anticoagulant car il empêche une cicatrisation.
Une personne souffrant d'une maladie entraînant une baisse d'immunité car ils augmentent le risque d'infection et ralentissent considérablement les durées de guérison.
Une personne qui souffre d'une maladie qui entraîne un trouble de coagulation car quand le sang est trop fluide ou ne se coagule pas, il retarde la cicatrisation d'une plaie.
Un toxicomane et alcoolique car l'alcool et les drogues liquéfie le sang.
Une femme avec implant mammaire car il y a risque d'infection suite à un piercing du téton.
Une femme en période d'allaitement car le piercing du sein transperce les canaux galactophores menant au téton. Le lait peut donc jaillir du piercing pendant l'allaitement.

Il en est de même pour le tatouage.
C'est pour quoi, sur base de ces indications, nous nous permettons de dire que les jeunes qui ont réalisé leur piercing et tatouage sans connaître ces précautions, ils ont posé un comportement à risque.

3.4.3.6 : Réalisation des soins (actes) appropriés après le piercing ou tatouage.

Certains jeunes ont avoué qu'ils ne se lavaient pas les mains avant chaque soin. D'autres, n'avaient pas utilisé les vêtements en cotons plutôt ambles qui laisse « respirer » le piercing.
D'autres arrachaient des croûtes sur leur piercing ou tatouage or il est déconseiller de les arracher. Il y avait d'autres qui ne nettoyaient pas délicatement leur tatouage à l'eau avec du savon doux ou une solution antiseptique légère. Et d'autres ne séchaient pas leur peau à tamponnant doucement avec un linge propre et doux.

Sur base de cet indicateur, nous pouvons dire que ces jeunes ont développé un comportement à risque. D'ailleurs, c'est une raison de plus qui a amené certains à développer des démangeaisons, abcès, cicatrice gonflée jusqu'à la perte de la couleur de leur peau.




3.4.3.7 : Conséquences du comportement à risque.

Risques qui étaient développés par les jeunes nande sont : un abcès et une cicatrice gonflée. Et les mêmes risques étaient développés par leurs connaissances.

Ces risques proviennent d'un comportement à risques qu'ils ont développé.

3.4.4 : Intention du comportement lié aux piercings et tatouages

Au regard des résultats de notre enquête, un grand nombre de jeunes nande a l'intention de se faire percer ou se tatouer.

Quelques jeunes nande sont disposés à faire de piercing et tatouage pour des raisons de beauté.
La majorité ne regrette pas avoir fait de piercig et la &frac12; ne regrette pas d'avoir fait de tatouage. La majorité des jeunes nande est prête à refaire leur piercinh ou tatouage.

3.4.5 : Représentations et perceptions des jeunes nande du Congo démocratique.

L'ornement et la mode restent les représentations des piercings. Ces représentations se confirment dans leurs motivations pour les faire. Mêmes si la majorité des jeunes n'est pas disposée à se faire percer, cette pratique reste tolérée et acceptable pour la beauté et ornement pour les femmes quand elle est portée sur les oreilles.
Ceci rejoint la loi réglementant les tatouages et piercing en Belgique qui stipule que « le piercing du lobe de l'oreille (la classique boucle d'oreille) sera autorisé avant 16 ans avec condition ... »

Il est de même pour le tatouage, cette pratique représente l'ornement et la mode chez les jeunes nande malgré que la majorité n'est pas disposé à se faire tatouer. Ces représentions se confirment aussi dans leur motivation pour les faire.

Cet aspect d'ornement rejoint Le Breton D. (1994), cité par Angelini N. (2001), qui parle du culte du corps. Il signale qu'il a été constaté, depuis le début des années, un désir grandissant chez l'être humain de maîtriser l'apparence de son corps propre. Aujourd'hui, selon Le Breton D. (1994), « l'inscription a valeur de décoration : elle traduit la volonté d'esthétisation de la relation à soi

Le réaliser pour un soin, pour nouer une alliance avec autrui et/ou pour conférer une puissance contre les forces néfaste, sont des raisons qui pousseraient la plus part des jeunes nande de réaliser le tatouage.
A ce niveau, les jeunes nande mettent en évidence un aspect de leur culture d'origine congolaise (africaine) car la plus part des tatouages qui se font en Belgique sont dans un but esthétique. Cette position est opposée à celle de la majorité de jeune qui a avoué ne pas être disposé à se faire tatouer. Ceci s'explique par le fait que ceux qui ont dit être prêt à refaire de tatouage sont ceux qui en ont déjà.

3.4.6 : Perceptions des risques de santé liés aux piercings et tatouages.

La majorité de jeunes nande perçoivent les risques de santé liés aux piercings et aux tatouages.
Le risque d'infection, de mauvaise cicatrisation et de cancer de la peau sont seules perçus par la majorité. Cela s'explique par le fait que, non seulement, ils ont accès au média mais leur propre expérience, l'expérience de leurs connaissances et leur formation ont été les éléments ou facteurs d'influences de leurs perceptions.

Ce qui est étonnant dans tous nos résultats est que, malgré que la majorité des jeunes nande perçoit les risques de santé lié aux piercings et tatouages, la plupart d'entre eux ont développé un comportement à risque vis à vis de leur santé. C'est comme si leur connaissance de risques des risques de santé ne suffit pas à les empêcher de diminuer ces risques. Ceci rejoint des les résultats de l'étude de groupe réalisée en Australie de l'Ouest au près des enfants et adolescents pour savoir s'ils étaient conscients des risques de santé mentale et physique liés au tatouage – étude réalisée par Houghton S, Durkin K et Carroll A (1995) . Les discussions enregistrées sur bande vidéo de ces 80 volontaires âgés de 6 à 17 ans révèlent que les participants connaissaient le tatouage et le procédé et étaient conscients des possibilités de la transmission virale et de défigurations physiques comme résultats. Généralement, les attitudes faces au tatouage étaient négatives, avec la plupart des participants qui les classaient dans la catégorie des activités de type illicite. Cependant, une attitude plus favorable par rapport aux petits tatouages était perceptible parmi les filles au début de leur adolescence. Les participants ont aussi expliqué qu'à cause de l'endroit où le tatouage était fait, cela pouvait parfois être gênant, et à cause de l'effet permanent, les jeunes gens pourraient regretter d'en avoir fait plus tard dans leur vie. Certains participants ont révélé avoir enlevé des tatouages en utilisant des instruments grossiers.

Ces résultats doivent interpeller l'éducateur de la santé dans la planification des actions à mener aux près des jeunes. Je crois qu'il faut agir sur tous les facteurs qui ont une influence sur le comportement du jeune pour espérer changer ou améliorer le comportement de celui-ci.

3.4.7 : Facteurs d'influence du comportement des jeunes nande vis à vis de piercing et tatouage

3.4.7.1: Les choix de leurs proches

Si nous réfléchissons sur les facteurs d'influence de comportement dans leur choix en matière de piercing et tatouage, les résultats qui sont à notre possession nous révèlent que ces jeunes connaissent bien des personnes percées ou tatouées presque partout :
Dans leurs familles : il s'agit bien entendu de leurs parents, leurs frères ou s½urs, leurs aînés, etc.
Dans leurs écoles : il s'agit de leurs ami(e)s, leurs collègues, leurs pairs, etc.
Dans leur milieu de travail.
Dans leurs églises ou mosquées : il s'agit de leurs frères ou s½urs en Christ ou dans la foi

La grande influence de ces jeunes provient de leur connaissances de l'école car notre enquête nous révélé que la majorité de ces jeunes est étudiante.

3.4.7.2 : Réaction positive des proches vis à vis de leur choix

Les jeunes ont fait un choix de se percer ou se tatouer, le choix de leurs perceurs ou tatoueur, le choix de la partie du corps à percer ou à tatouer, etc. Après, ils ont affronté la réaction de leur proches.
Les résultats de notre enquête nous montrent que la réaction de la plupart de leurs proches a été positive. Après leur 1er piercing ou 1er tatouage la plupart de leur proches étaient joyeux de leur choix, d'autres étaient satisfait de leur choix et d'autre n'avaient pas manifesté aucune réaction. Nous osons croire que ces réactions peuvent influencer les jeunes à refaire les mêmes actes.

Je croix que quelle qu'elle soit la réaction (positive ou négative) des proches du jeune vis à vis au choix de celui - ci, il faut que ces proche maintiennent le dialogue avec le jeune pour l'aider évider les risques de santé liés à ces pratiques. Ceci rejoint François – Xavier de DONNEA et all. (2004) qui ont dit que : « Quelle que soit la motivation réelle d'un jeune, il est essentiel que les parents puissent prolonger le dialogue avec leurs adolescents afin de les mettre en garde sur les risques sanitaires que le piercing et le tatouage sont susceptibles d'entraîner »

A ce qui concerne l'attitude ou la réaction des intervenants de santé, Millner VS et Eichold BH (2001) mettent en garde les professionnels de santé de maintenir des attitudes de 'non jugement' par rapport à ceux qui altèrent leur corps, facilitant ainsi une éducation à la santé importante concernant les risques de santé que le tatouage et piercing provoquent.




CONCLUSIONS

Tout au long de ce travail au tour des piercings et tatouages nous avons cherché à : 1/ Avoir une bonne compréhension des représentations de jeunes nande vis à vis de ces pratiques, 2/ Arriver à définir s'ils perçoivent correctement les risques de santé liés à ces pratique et 3/ Essayer de comprendre leur comportement vis à vis de ces pratiques. Pour contribuer à la définition des pistes d'intervention en éducation pour la santé.

1. Conclusions du mémoire :

Les résultats en notre possession, suite à l'enquête réalisée au près des jeunes nande (âgés de 12 à 35 ans) vivant en Belgique, nous permet de tirer les conclusions suivantes :

1.1 : Comportement des jeunes nande :

Parmi la moitié des jeunes nande percés et 1/13 des tatoués, certains ont un comportement à risque de santé dans ces domaines. Cela s'explique par le fait que la majorité a réalisé son 1er piercing (81%) ou 1er tatouage(75%) étant mineur d'âge (leur âge en moyenne était entre 11 et 12 ans). Le matériel utilisé (pistolet, boucles d'oreilles etc.) n'était pas stérile. Leur perceurs ou tatoueurs (parents, bijoutiers, amies, voisines, s½urs) n'étaient pas qualifiés , ni agrées. Ces jeunes ne connaissaient pas les précautions, indications et contre indications à respecter avant de poser ces actes. A fin, ils n'étaient pas attentifs aux soins à réaliser après ces pratiques.

1.2 : Facteurs d'influence du comportement des jeunes nande :

Les jeunes nande sont plus influés par :
• Leurs connaissances(en famille, à l'école, au travail et à l'église ou mosquée) qui ont des tatouages et/ou piercings.

• Leurs proches (parents, frères, s½urs, amies) qui les avez tatoué et/ou percés ou bien, ceux qui leur avaient orientés vers les tatoueurs ou perceurs.

• La réaction positive de leurs proches après avoir réalisé leurs piercings ou tatouages. Au fait certains de leurs proches avaient manifesté de la joie et d'autres de la satisfaction et d'autres n'avaient manifesté aucune réaction après leur tatouage et/ou piercing.

1.2 : Représentations des jeunes nande :

Le piercing et tatouage représentent l'ornement et la mode chez la majorité des jeunes nande. Le tatouage représente aussi un soin chez eux.

1.3 : Perceptions des risques de santé :

La majorité de ces jeunes perçoit les risques de santé lié à ses pratiques. Les risques les plus perçus sont l'infection et la cicatrice gonflée.



1.4 : Intention de faire ou de refaire ces pratiques :

Au regard des résultats de notre enquête, un grand nombre de jeune nande a l'intention de se faire percer (39,5%) et de se tatouer (23,1%). Quelques jeunes nande (11,5%) sont disposé à faire de piercings et de tatouage pour des raisons de beauté. La majorité (95,5%) ne regrette pas avoir fait de piercing et la &frac12; ne regrette pas avoir fait de tatouage. A la fin, la majorité des jeunes nande est prête à refaire les piercings (65,2%) et/ou tatouages (62,5).

2. Généralisations des résultats :

Il y a lieu d'élargir cette recherche aux jeunes de toutes les 250 ethnies de la République Démocratique du Congo car elles ont toutes un trait commun sur le plan piercing et tatouage (scarification) dans leur tradition et puis elles vivent le même problème de risque de santé lié aux piercings et tatouages.
Il suffirait d'utiliser le même outil de recueil d'information et suivre la même méthodologie. A mon avis, les résultats obtenus sont généralisables aux jeunes de toutes les autres ethnies de la République démocratique du Congo.

3. Reproblématisation :

Les perspectives de recherche à réaliser sont :
• Une étude comparative des représentations de jeunes africains et européens sur les piercings et tatouages.
• Une étude des représentations des parents sur les piercings et tatouages.
• Une étude des représentations des enseignants dans les écoles sur les piercings et tatouages.
• Une étude des représentations des administrateurs d'entreprise sur les piercings et tatouages chez les jeunes.
• Une études des représentations des autorités réligieuses sur ces pratiques.
• Une étude des représentations des tatoueurs et perceurs sur leurs pratiques.
Ces études pourrons nous permettre à définir les interventions à mener aux près des personnes qui ont une influence sur les jeunes.

4. Perspectives d'intervention en éducation pour la santé:

Les perspectives d'interventions à suggérer suite à nos résultats, sont les suivantes :

Au près des jeunes :
Organiser des formations sur :
• Les risques de santé liés aux piercings et tatouages
• Les précautions à prendre avant de réaliser les piercings et/ou tatouages.
• Les choix du perceur et/ou du tatoueur
• Les choix de parties du corps à percer et/ou à tatouer
• Les choix de matériel à utiliser pour percer et/ou pour tatouer.
• Les soins à réaliser après le piercing et/ou tatouage.
Il y a lieu d'intervenir aussi dans le sens des propositions que les jeunes eux – mêmes ont données, il s'agit de :
• Renforcer l'éducation parentale ou responsabiliser les parents. La question est de voir comment le faire.
• Echanger avec les anciens tatoués ou montrer les tatouages des vieux pour leur faire dégoûter.
• Leur apprendre à connaître la qualité de leur peau: pour leur faire prendre conscience du problème d'allergie et de mauvaise cicatrisation de la peau noire.

Au près des tatoueurs et/ou perceurs:
Réaliser des formations pour qu'ils améliorent leurs pratiques.

Dans quel milieu pouvons- nous intervenir ?
• Dans les familles des jeunes
• Dans les écoles
• Dans les entreprises (au travail)
• Dans les églises ou mosquées




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34. Le conseil supérieur d'hygiène- CSH-HGR en Belgique, Avis n°7674

35. L'HISTOIRE DU TATOUAGE, consulté le 22/04/2005 à :
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38. MARCAUX D. (2001), Regard sur l'apparence et les modes corporelles à l'adolescence, in LE CLINICIEN, Juin 2001, n°103.

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42. MICROSOFT ENCARTA COLLECTION 2003, tatouage.

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44. MYRAND L. M. (2005), Quand la beauté se fait extrême, in LE SOLEIL, 20-09-2005, Québec consulté le 6/10/2005, à http://www.cyberpresse.ca/outil/imprimer.php?id=TVRFMk9EQXhNdz09

45. REUILLON C. (2001), Le piercing, mis à ligne le 28/06/2001, consulté le 1/12/2004 à : http://www.ap-hop-paris.fr/site/actualite/mag_piercing.htm

46. RIMA ELKOURI (2001), Maman, je veux un tatouage. Comment détourner vos enfants de la piqûre de l'art corporel, in SELECTION, janvier 2000, consulté le 27/05/2005 à:
http://www.selectionrd.ca/mag/2000/01/tatouage.html

47. SECRETARIAT D'ETAT A LA SANTE ET AUX HANDICAPES, Piercing. Tatou. Risques d'infections. Mesures élémentaires de prévention, à l'intention des tatoueurs, perceurs., Un dépliant, France.
48. SPERRY K. (1992) “Tatoos and tatooing. Part II Gross pathology, histopathology, medical complications, and applications”, Fulton County Médical Examiner's Office, Georgia Bureau of Investigation, Antlanta. Consulté le 31/05/2005 à: http://www.ncbi.nlm.nih.gov/entrez/query.fcgi?cmd=Retieve&db=pubmed&dopt=A

49. TAERON C.(2002), Piercing: comment allier beauté et sécurité?, Dossier : Adolescents, in REVUE DE L'INFIRMIERE, n°84-Octobre 2002, p26-27

50. THOMPSON SC., HEMBERGER F., WALE E. et coll.(1996), Hepatitis C transmission through tattooing. A case report. Aust Z J Public Health 20:317, 1996.

51. THORIN V., C'est écrit sur la peau, in L'INTELLIGENT 2003, consulté le 3/11/2004, à :
http://lintelligent.com/gabarits/articleJAI_online.asp?_cle=LIN10104cestcuae

52. TRABACCHI G.(2004), Piercing et tatouage : attention aux risques !, mis à ligne le 30 juin 2004, consulté le 1/12/2004, à :
http://www.essentielsante.net/Html/Articles/Theme09/090136000.htm

53. TREMBLAY M-C.(2004), Comment se faire tatouer ou percer sans risque ?, in MAGAZINE COUP DE POUCE, 2004, consulté le 4/11/2004 à http://www.coupdepouce.com/CoupDePouce/client/fr/Sante/DetailNouvelle.asp?idNe

54. TRICOTEUSE, Tatouages et piercings, Bulletin 51K0043, page 121. consulté le 1/12/2004 à : http://www.tricoteuse.org/be/chambre/51/questions-ecrites/2003200421718

55. VAN CUTSEM A. (2004), Tatouages et piercings : jamais sans risque !, mis à ligne le 31-05-2004, consulté le 1/12/2004 à :
http://www.oivo-crioc.org/textes/1029.shtml

56. VEILLAUX G. , Tatouages et piercings : Quelques conseils pour ne pas se faire avoir, consulté le 1/12/2004, à :
http://users.swing.be/celine.delacharlerie/Fichiers/Look_ConseilsTatoos.htm



ANNEXE


QUESTIONNAIRE CONFIDENTIEL N° ......


Cher (e)s ami (e)s ;

Dans le cadre de notre licence en Sciences de la Santé Publique (option : Promotion de la Santé - Education pour la Santé) à l'Université Catholique de Louvain, nous réalisons une étude sur les piercings et les tatouage ou scarifications .

Nous aimerions savoir votre point de vue sur certains aspects de ces pratiques qui sont devenues à la mode. Cette étude pourrait contribuer dans la planification d'éducation pour la santé en la matière.
Votre participation s'avère donc indispensable en répondant à ce questionnaire dans la sincérité et la fidélité. Cela vous prendra environs 15 minutes de votre temps.
Nous vous signalons qu'il n'y a pas de bonne ou mauvaise réponse, car toutes les réponses comptent. L'analyse et l'interprétation de ces dernières nous seront nécessaires pour tirer des conclusions utiles.
Nous vous assurons l'anonymat et la confidentialité.

Merci d'avance pour votre participation!

Bien à vous M. Kasereka MULIRAHERU, 67, Bovenhoekstraat, 9406 Outer – Ninove. Tél.: 054.32.70.74(Fixe) – 0496.71.62.32(Base) – 0473.32.59.42(Proximus), E-mail : kas.muliraheru@swing.be

Nos consignes :

• Par « piercing », nous entendons: premièrement, un petit trou percé sur une partie du corps (la peau ou la muqueuse) dans lequel on place un bijou ou un petit objet en bois ou en métal. Deuxièmement, une pratique consistant à percer la peau ou les muqueuses afin d'y placer un bijou ou un petit objet en bois ou en métal.
• Par « tatouages », nous entendons: premièrement, un dessin, une inscription ou des cicatrices marquées sur une partie du corps (la peau ou la muqueuse) par l'introduction des substances colorantes, cicatrisantes ou médicinales au moyen d'aiguille ou de tout objet tranchant. Deuxièmement, une pratique consistant à marquer une partie du corps (la peau ou la muqueuse) de façon durable des dessins ou d'inscriptions ou de cicatrices par l'introduction de substances colorantes, cicatrisantes ou médicinales au moyen d'une aiguille ou de tout objet tranchant.
• Vous répondrez à certaines questions en mettant une croix dans la case réservée à cet effet et à d'autres questions vous répondrez en décrivant brièvement les faits.
Notre questionnaire

1. Vous êtes du sexe:
 Masculin
 Féminin
2. Votre âge (en année): ....................................................................................
3. Votre état civil :
 Célibataire
 Marié(e)
 Autre(s), préciser : .......................................................................................
4. Quel est votre statut en Belgique:
 Etudiant(e) (étranger)
 Demandeur(se) d'asile
 Réfugier (reconnu)
 Immigré(e)
 Religieux(se)
 Naturalisé(e) belge
 Autre(s), à préciser: ..............................................................................................
5. Depuis combien de temps (en année) habitez vous en Belgique ? ..............................
6. Habitez – vous avec vos parents?
 Oui
 Non.

7. Le fait d'avoir des piercings et/ou des tatouages (scarifications) évoque quoi ou signifie quoi pour vous? Vous pouvez cocher plusieurs réponses:
Piercings Tatouages
Un ornement ou embellissement du corps (se faire beau ou belle)
Un vêtement
Une identification tribale
Une différentiation des classes sociales
Un signe de noblesse.
Un rite d'initiation tribale
Un phénomène de mode
Une affirmation identitaire
Un indicateur d'initiation de passage d'un groupe d'âge à un autre
Un soins reçu lors d'une maladie
Un fortifiant de la personnalité
Un fortifiant de l'organisme (augmente la force vitale)
Un signe protecteur
Une façon de conférer une puissance contre les forces néfastes
Un moyen de nouer une alliance avec autrui, groupe
Une marque de la possession d'un pouvoir magique ou une autorité d'ordre temporaire (chef ou sorcier)
Une marque ou signe de deuil
Une marque ou signe de mariage
Une marquer ou signe de la levée d'interdit
Une image plutôt négative de marginalité ou de révolte
Une forme de mutilation ou de torture
Un sacrilège de l'½uvre de Dieu
Autre (s) ; à préciser : .........................................................
8. a) Connaissez – vous des personnes qui ont des piercings et/ou des tatouages (scarifications) sur leur corps?
Oui Non
Piercings
Tatouages

8.b) Si oui, dans quel milieu êtes - vous en contact avec ces personnes?
Piercings Tatouages
En famille
A l'école
Au travail
A l'église ou à la mosquée
Ailleurs, préciser : ......................... ........................

9. Avez – vous des piercings et/ou des tatouages (scarifications) sur votre corps?
Oui Non
Piercings
Tatouages

10. a) Etes - vous disposés de vous faire percer et/ou tatouer(scarifier) la peau et/ou les muqueuses ?
Oui Non
Piercings
Tatouages (scarifications)

10.b) Si oui (pour les piercings), pourquoi ?
.............................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

10.c) Si non (pour les piercings), pourquoi ?
...............................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................
10.d) Si oui (pour les tatouages), pourquoi ?
.............................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................
10.e) Si non (pour les tatouages), pourquoi ?
.................................................................................................................................................................................................................................................................................................
11. Si vous avez des piercings et/ou des tatouages(scarifications) sur votre corps, veillez répondre aux questions suivantes ; si non passez à la question 12 :

11.a) Quel était votre âge (en année) lorsque vous aviez fait vos premiers piercings et/ou vos premiers tatouages (scarifications) ?

Votre âge
Premiers piercings ........................... ans
Premiers tatouages ........................... ans

11.b) Sur quelle partie du corps se trouve votre piercings et/ou votre tatouage ?
Piercings Tatouages
Au pavillon de l'oreille (pour le piercing)
A l'aile du nez (pour le piercing)
A l'arcade sourcilière (pour le piercing)
Aux lèvres (pour le piercing)
A la langue (pour le piercing)
Aux gencives (pour le piercing)
Au nombril (pour le piercing)
Au bout des seins ou mamelons (pour le piercing)
Sur le visage (pour le tatouage)
Sur la poitrine (pour le tatouage
Sur le dos (pour le tatouage)
Sur l'avant – bras (pour le tatouage)
Sur la fesse (pour le tatouage)
Sur les parties génitales (pour le piercing et/ou le tatouage)
Autre(s) partie(s) pour le tatouage, à préciser : ........................................................................................
......................................................................................
Autre(s) partie(s) pour le piercing, à préciser : .........................................................................................
......................................................................................

11. c) Pourquoi aviez -vous réalisé ce piercing et/ou ce tatouage (scarification)? Vous pouvez cocher plusieurs réponses :
Piercings Tatouages
Un ornement ou embellissement du corps (se faire beau ou belle)
Un vêtement
Une identification tribale
Une différentiation des classes sociales
Un signe de noblesse.
Un rite d'initiation tribale
Un phénomène de mode
Une affirmation identitaire
Un indicateur d'initiation de passage d'un groupe d'âge à un autre
Un soins reçu lors d'une maladie
Un fortifiant de la personnalité
Un fortifiant de l'organisme (augmente la force vitale)
Un signe protecteur
Une façon de conférer une puissance contre les forces néfastes
Un moyen de nouer une alliance avec autrui, groupe
Une marque de la possession d'un pouvoir magique ou une autorité d'ordre temporaire (chef ou sorcier)
Une marque ou signe de deuil
Une marque ou signe de mariage
Une marquer ou signe de la levée d'interdit
Une image plutôt négative de marginalité ou de révolte
Une forme de mutilation ou de torture
Un sacrilège de l'½uvre de Dieu
Autre (s) ; à préciser : .........................................................
11.d) Qui vous avez percé et/ou tatoué ?
Piercings Tatouages
Un parent
Un personnel de santé
Un artiste
Un autre, à préciser : ...............................................................

11.e) Quel matériel était – il utilisés pour votre piercing et/ou tatouage ?
Piercings Tatouages
Des aiguilles
Des pinces
Une épine
Une lame de rasoir
Une lame de roseau
Un fer tranchant
Un fer chauffé
Un os d'un animal
Une pierre bien taillée
Un couteau forgé
Autre(s), préciser : ......................................................

11.f) Avant votre piercing et/ou votre tatouage, connaissiez – vous les personnes chez qui le piercing et/ou le tatouage est déconseillé?
Oui Non
Personne sous traitements médicaux empêchant le processus de guérison d'une plaie. Piercing
Tatouage
Personne souffrant des maladies qui augmentent le danger de pénétration des microbes dans le corps. Piercing
Tatouage
Personnes atteintes d'une maladie qui entraîne une difficulté au sang de se coaguler(hémophilie) Piercing
Tatouage
Personnes alcooliques ou toxicomanes Piercing
Tatouage
Adolescent et mineur

Asthmatiques (pour un piercing de la langue).
Femme possédant des implants mammaires (pour un piercing du téton).
Femmes enceintes (pour un piercing du nombril, du teton ou des parties génitales)
Femme en période d'allaitement (pour un piercing du sein).

11.g) Après votre piercing et/ou votre tatouage, aviez – vous réalisé les actes suivants?
Oui Non
Ôter votre pansement le lendemain en le mouillant à l'eau tiède
Nettoyer le tatouage délicatement à l'eau avec du savon doux ou une solution qui tue les microbes (antiseptique)
Appliquer l'alcool et l'eau oxygénée à l'endroit percé et/ou tatoué
S'exposer au soleil (après le tatouage)
Laver les mains avant chaque soin
Prendre des bains à la maison, à la piscine ou à la mer
Utiliser de l'eau salée ou chlorée (à l'endroit tatoué)
Sécher la peau à tamponnant doucement avec un linge propre et doux
Maintenir votre piercing et/ou votre tatouage toujours propre
Arracher des croûtes
Gratter votre piercing et/ou votre tatouage
Conserver le piercing d'origine, celui posé par le perceur, jusqu'à cicatrisation
Utiliser des vêtements en cotons plutôt ample
Utiliser des vêtements synthétiques
Tapoter votre tatouage

11.h) Après votre piercing et/ou votre tatouage, avez – vous développés les signes suivants ou connaissez vous les personnes qui les avaient développés ou attrapés?
Je l'avais développé Je connais les personnes
qui l'avaient développé
Des démangeaisons
Une fièvre
Un abcès
Une cicatrice gonflée
Une perte de couleur de la peau à l'endroit tatoué
De la sorcellerie
Une maladie
Un décès
Autre(s), à préciser : ............................................
......................................................................

11.j) Quelle a été la réaction des vos proches après votre piercing et/ou votre tatouage?
Piercings Tatouages
La joie
La satisfaction
Le choc
La répugnance (dégoût)
La colère
L'hostilité
La honte
Autre(s), préciser: .......................................

11.k) Regrettez – vous d'avoir fait votre piercing et/ou votre tatouage?
Oui
Non

Piercing
Tatouage
Si oui pour le piercing, pourquoi le regrettez - vous?
..............................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................
Si oui pour le tatouage, pourquoi le regrettez - vous?
.............................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

11.l) Etes – vous prêt à refaire votre piercing et/ou votre tatouage?
Oui Non
Piercing
Tatouage
Si non pour le piercing, pourquoi ?
.............................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................
Si non pour le tatouage, pourquoi ?
...............................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

12. a) D'après vous, la pratique de piercing et/ou de tatouage (scarification) présentent – ils des dangers en matière de santé ?
Oui Non
Piercing
Tatouage

12.b) Si oui, quels sont ces dangers ?
Pour le piercing :..........................................................................................
.............................................................................................................................................................................................................................
Pour le tatouage : ........................................................................................
...............................................................................................................................................................................................................................

12.c) Si oui, quelle était votre source d'information?
Piercing Tatouage
Votre propre expérience
L'expérience de l'un de vos proches
Le media
La formation
Autre(s), à préciser: ......................... ....................

13. Que proposeriez – vous pour que les jeunes « nande » évitent les dangers de la pratique de piercing et tatouages (scarifications) ? .................................................................
................................................................................................................
..................................................................................................................






Merci pour votre participation !!!

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# Posté le mardi 08 juillet 2008 21:07

Mariage de Kasereka Muliraheru avec Mwenge Kalinga à Bruxelles le 9.9.2006

Mariage de Kasereka Muliraheru avec Mwenge Kalinga à Bruxelles le 9.9.2006
Heureux Mariage de Kasereka Muliraheru et Emilie Mwenge Kalinga

C'était samedi sous les coups de 17h00 au Temple de la Nouvelle Jérusalem sis 174 rue PICARD à Bruxelles que les mariés se sont présentés, nous avons situé Mlle Emilie MWENGE KALINGA et Mr KASEREKA MULIRAHERU (Vice-président du Comité Directeur du Kyaghanda-Belgium).









A peine l'entrée du futur couple terminée, l'Archbishop MUTSEBELA a invité le couple à s'assoir avant sa courte prédication axée sur la vie de RUTH, veuve de son état qui s'était remarié avec BOAZ. Il a insisté sur la promesse de fidélité qu'avait prononcée RUTH à l'égard de sabelle mère NAOMI.

Toute la communauté YIRA de Belgique chapeautée par son comité directeur sous la houlette de Mme SEVERINE MBUIRAHE (Présidente) Jacques MBOKANI (Secrétaire) et Gilbert MUTIVITI (Trésorier), renforcée par les délégués YIRA de France et de Hollande.

Comme parrain, le couple a bénéficié des conseils éclairés du couple du Révérend Pasteur Jonathan MBATSO. Le protocole était assure par les anciens présidents du Kyaghanda Belgium, notamment Mr. Paulin SONGOLEA et SIKULI NDEKE NINGE.


Vers 19h30 les invités se sont retrouvés dans un restaurant à Ninove à l'adresse suivante:

Kellenhof: Restaurant – Salle de fêtes

Edingsesteenweg, 10

9406 Meerbeke / NINOVE

Tel. 054.33.75.60

.

L'animation musicale a été assurée par le célèbre Musicien et Folkloriste Magloire PALUKU de la Radio Kivu One International & Beni-Lubero Online.

.

Gilbert Mutiviti

Louvain-la-Neuve/ Belgium

Beni-Lubero Online

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# Posté le mercredi 09 juillet 2008 22:05
Modifié le jeudi 10 juillet 2008 13:03

Lu pour vous.

Lu pour vous.
La Conférence de Paix de Goma : Une Poudre aux Yeux
01-01-2008
G à D: Jacques Mbokani et Kasereka Muliraheru



Le contexte général dans lequel s'inscrit le lancement de cette conférence sur la paix, la sécurité et le développement au Kivu, dont plus amples informations peuvent être obtenues via le site www.amanilea.org, est, ne l'oublions pas, celui de l'humiliante défaite de l'armée congolaise dans l'assaut qu'elle a lancée contre l'ex-général Laurent NKUNDA, dirigeant du CNDP, mouvement politico-militaire de fait, dans les localités de Mushake et de Karuba en province du Nord Kivu. Cet échec est la suite d'une offensive militaire décidée après le constat de l'échec de la solution dite « politique » du problème posé par l'ex-général déchu. Ce constat d'échec des négociations était fait conjointement par le gouvernement congolais et la MONUC. Par ailleurs cet humiliant échec militaire semble avoir été causé par des actes de haute trahison par la hiérarchie militaire congolaise (Sur cette question lire l'article de Colette Brackman, L'armée congolaise est rongée par le soupçon de trahison, in le Soir du 28/12/2007). L'ex-général déchu est accusé par plusieurs ONG tant nationales qu'internationales de défense des droits humains d'horribles crimes à l'encontre des populations civiles dans la ville de Bukavu en début du mois de juin 2004 et dans celle de Kisangani lors de l'affrontement des armées rwando-ougandaises dans cette même ville en mai 2002 (lire le communiqué de Human Rights Watch, RD Congo : Arrêtez Laurent Nkunda pour crimes de guerre, du 1er février 2006, http://hrw.org/french/docs/2006/01/31/congo12584.htm), ainsi que de nombreux autres crimes qu'il aurait commis avec ses troupes dans le Nord Kivu avant comme après l'opération de brassage qui s'est révélé un échec à la pacification du Nord Kivu (lire le rapport de Human Rights Watch, Nouvelle crise au Nord Kivu, Vol. 19 n° 17 (A), octobre 2007, pp. 19-25).
.
A partir de ce contexte, l'on peut bien se dire que l'idée de la Conférence sur la paix et la sécurité repose sur une thèse simple : La paix qu'on n'a pas réussi à se procurer par les armes pourrait être obtenue par le dialogue. Cette thèse est clairement perceptible dans les discours des initiateurs de ladite conférence lors du lancement de ses travaux à Butembo. Elle suscite néanmoins plusieurs interrogations et même des inquiétudes qui seront brièvement présentées. D'une part, c'est l'illusion d'une paix par le dialogue avec les criminels (I); et d'autre part, la question du bilan de la Commission vérité et réconciliation qui était censée faire ce travail (II). Nous terminerons par la question de savoir quelle garantie les résolutions de cette conférence ont pour être respectées et appliquées (III).
.
L'illusion d'une paix par le dialogue avec les criminels.
.
L'acteur clé dans l'insécurité à l'Est de la RDC reste l'ex-général Laurent NKUNDA (sur cette question lire le rapport précité de Human Rights Watch, Nouvelle crise au Nord Kivu, Vol. 19 n° 17 (A), octobre 2007). Il est vrai qu'il existe d'autres forces négatives dans le Kivu, mais l'ampleur de leur activisme n'est en rien comparable à celui de L. NKUNDA compte tenu du soutien politique et logistique qu'il détient du gouvernement rwandais, mais aussi de la complicité des hauts responsables politiques et militaires en RDC.
.
Un mandat d'arrêt dit international pèse sur l'homme depuis septembre 2005. Ce mandat d'arrêt est dit international mais n'aurait jamais été diffusé sur Interpol. Par ailleurs son caractère international reste équivoque dans la mesure où il vise un individu qui serait de nationalité congolaise, se trouvant et circulant librement apparemment en territoire congolais ; et poursuivi pour des crimes apparemment commis en territoire congolais. C'est donc avant tout à l'Etat congolais de l'arrêter plutôt que de compter sur les autres Etats pour que ces derniers arrêtent un individu qui se trouve sur son propre territoire.
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La seule alternative plausible aurait été de déférer cette situation à la Cour pénale internationale, en vertu de son caractère complémentaire, comme l'a d'ailleurs fait l'Ouganda avec la LRA. Mais là encore, on peut constater que le gouvernement congolais, tout en étant Partie au Traité de Rome, n'a nullement l'intention de déférer cette situation à la CPI. Cette abstention demeure troublante en raison du fait que l'incapacité de la RDC d'enquêter et d'engager des poursuites contre NKUNDA est maintenant établie. Il s'ensuit donc un doute sur les intentions réelles du gouvernement congolais pour mettre un terme à l'impunité pour les crimes imputés à Laurent Nkunda.
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Cela dit, tout dialogue avec les criminels ne pourra se solder que par son impunité. Mais l'impunité loin d'être un moyen de rétablissement de la paix a toujours été une menace contre la paix. C'est d'ailleurs ce qui ressort clairement des résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies lorsqu'il à crée les Tribunaux pénaux internationaux, TPI (voir les résolutions du Conseil de sécurité n° 808, 827 et 955 qui ont établi ces deux tribunaux ad hoc). En effet, l'impunité des criminels expose au risque de répétition des mêmes crimes. Cette même impunité expose également les victimes ou leurs familles à se faire justice tôt ou tard. Il est donc illusoire de faire la paix avec les criminels sans le travail de mémoire sur les crimes du passé. Ce travail suppose des enquêtes pour établir la vérité sur les violations massives et systématiques des droits de l'homme. C'est ce travail de mémoire qui permet de penser à la réconciliation, c'est-à-dire trouver une façon de gérer cette vérité. Par cela nous touchons évidement au point relatif au travail de la Commission vérité et réconciliation.
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Le bilan de la Commission vérité et réconciliation (CVR) en RDC
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Normalement les commissions de vérités sont des organes chargés d'enquêter sur des crimes passés, essentiellement identifier les victimes, leurs bourreaux (établir la vérité) et faire des recommandations sur les mesures de réparations des victimes (indemnisations, réhabilitations, reconnaissance etc.) bref, proposer des mesures dites de justice restauratrice et réparatrice. Quant aux auteurs de ces crimes, proposer des poursuites pénales ou des mesures d'amnisties. Le travail ne peut pas se terminer sans dégager la responsabilité des institutions dans la commissions des crimes afin de proposer des reformes institutionnelles, pour prévenir ces crimes (Pour plus d'information sur les commissions de vérité, lire l'étude d'Amnesty International, Vérité, justice et réparation. Créer une commission vérité efficace, Index AI : POL 30/009/2007, 11 juin 2007, www.amnesty.org/fr/report/info/POL30/009/2007).
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C'est également ce travail qui aurait, sans doute, permis d'aborder la question de la réconciliation en sachant exactement qui se réconcilie avec qui et à propos de quoi. En procédant ainsi le gouvernement congolais aurait eu des précieuses informations sur les causes des conflits notamment sur celui de l'Est de la RDC, sur ses protagonistes, mais surtout il aurait eu des recommandations pertinentes sur la manière de remédier au problème sécuritaire dans le Kivu.
La CVR en RDC est loin d'avoir atteint ces objectifs. Elle semble plutôt avoir essayé de travailler dans le domaine de la pacification ou médiation de quelques conflits présents et isolés, plutôt que d'établir la vérité sur les grands crimes du passé qui ont entrainé ce catastrophe humanitaire (plus de cinq millions (5.000.000) de morts ou des milliers de femmes victimes de viol et d'actes de violences sexuelle comme arme de guerre). Ainsi, toute une série de crimes et massacres est restée sous silence malgré leur caractère massif et systématique. Le dossier des biens mal acquis ainsi que celui du pillage des ressources naturelles en RDC, qui semble avoir occasionné tous ces crimes est condamné au silence. La CVR en RDC n'aura donc pas permis d'identifier ces victimes, et encore moins proposer des mesures de réparations en faveur de ces victimes. Elle n'aura pas permis d'aborder la question de la responsabilité des institutions pour proposer les réformes institutionnelles.
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Le bilan de cette CVR se révèle donc largement négatif. Son financement a lourdement et inutilement pesé sur le contribuable congolais ainsi que sur la communauté internationale. Après cet échec, c'est sur la Conférence sur la paix, qui elle, aurait reçu un financement de six millions de dollars américains, que le gouvernement congolais cherche à distraire de l'opinion publique tant nationale qu'internationale. Mais qu'est-ce qui permet de croire que cette conférence va réussir là ou les autres ont échoué ?
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Les garanties de respect et d'application des résolutions de la Conférence sur la paix au Kivu
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La Conférence sur la paix et la sécurité n'est pas la première tentative de régler le conflit à l'Est de la RDC soi-disant par le dialogue. A part ce qui vient d'être dit sur la Commission vérité et réconciliation, il semble également important de mentionner l'échec de ce qui avait été appelé dialogue « inter-Kivutiens » en 2001, et même de la conférence nationale dite souveraine à l'époque du Maréchal Mobutu.
Le plus récent des échecs du dialogue est sans doute les négociations surprises entre le gouvernement congolais et le CNDP de l'ex-général L. NKUNDA vers la fin de l'an 2006 et qui ont abouti à l'opération dite de « mixage » des troupes de ce dernier au début de l'année 2007. La surprise résidait dans le fait que le gouvernement congolais est entré en négociation avec Laurent NKUNDA à Kigali, après avoir promis quelques jours plutôt une offensive militaire pour déloger les insurgés.
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Nul n'ignore la suite et les effets sur terrain de cette opération « mixage » en lieu et place du brassage. C'est cet échec qui a entrainé d'ailleurs la fin de cette opération, les deux parties (le gouvernement congolais et le CNDP) se jetant mutuellement la balle de responsabilité de l'échec du « mixage » (Voir Human Rights Watch, Nouvelle crise au Nord Kivu..., déjà cité).
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On peut ainsi constater avec regret que tous ces dialogues et conférences se sont terminés à queue de poisson sans qu'il en soit sorties des résolutions ou de recommandations. Et même dans l'hypothèse ou des résolutions ou recommandations en seraient sorties, rien ne garantie leur respect par les acteurs principaux du conflit.
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Conclusion
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A la lumière de ce qui précède, la Conférence sur la paix, la sécurité et le développement dans le Kivu ne présente aucune garantie d'efficacité dans la solution du problème sécuritaire à l'Est de la RDC. Elle apparaît d'ailleurs comme une façon pour le gouvernement congolais de distraire l'opinion publique sur son humiliante défaite militaire contre les troupes des insurgés. Il est vrai que la solution militaire a échoué. Mais elle a échoué après l'échec de la solution politique. Par cette conférence on retourne à la case de départ, de la solution politique sans savoir la cause de précédents échecs. La Conférence sera encore une des ces instances dans lesquelles les délégués viendront se « défouler » en faisant de beaux discours, empocher leur per diem, et se quitter soit en queue de poisson, ou après avoir pris des résolutions qui ne seront pas appliquées. Ce serait encore une fois de la poudre aux yeux sur le dos du pauvre contribuable congolais.
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Fait à Bruxelles, le 31 décembre 2007
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Jacques MBOKANI
Bruxelles
Beni-Lubero Online
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# Posté le mercredi 09 juillet 2008 22:22